Cette affirmation d’Emmanuel Macron est-elle vraie alors que la France et l’Europe accusent déjà un retard face aux États-Unis et à la Chine?
Oui en majorité d’autant que ce retard n’est pas encore rédhibitoire.
D’abord, la France possède des programmateurs parmi les plus talentueux de la planète (même s’ils travaillent pour beaucoup d’entre eux pour des entreprises étrangères…).
Ensuite, la France a su créer un tissu de start-up dont certaines sont à la pointe de leurs domaines d’intervention.
Et puis l’Etat est là en soutien.
Sans oublier que la France, première destination européenne pour les investissements étrangers depuis plusieurs années, offre des conditions de qualité aux investisseurs étrangers.
Mais il ne faudrait pas que tous ces atouts se perdent dans un attentisme ou dans des freins comme des réglementations trop restrictives.
Sauf que l’intelligence artificielle a besoin d’être régulée pour qu’elle rendre vraiment service à tout le monde et qu’elle ne soit pas un miroir aux alouettes pour les sociétés démocratiques.
«Pour une intelligence artificielle au service des femmes et des hommes, compatible avec notre vision du monde», comme le dit de le Président de la République.
Le Sommet de l’IA qui vient de se tenir à Paris montre que la France est là mais que les places seront chères.
Et qu’il faudra saisir toutes les opportunités.
N’oublions pas que la France du Minitel ne se concrétisa pas en France de l’Internet…
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