2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

vendredi 4 avril 2025

Propos centristes. Union européenne – Guerre commerciale de Trump / La Hongrie défie encore l’UE / La Russie ne veut pas la paix / Italie: combattre l’envie de l’«homme fort» / Belgique - Pologne: politique énergétique…


Voici une sélection, ce 4 avril 2025, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> Cela fait près de quatre semaines que l’Ukraine a accepté un cessez-le-feu immédiat, mais nous n’avons vu aucune démarche positive de la part de la Russie.

> En Pologne aujourd’hui, avec les ministres européens de la défense. Discussions approfondies sur notre soutien à l’Ukraine et les moyens de renforcer notre défense, y compris le financement, l’approvisionnement commun et les projets phares.

> La Russie détruit le présent de l’Ukraine tout en lui refusant son avenir. Seule la justice donnera à chaque famille ukrainienne la tranquillité d’esprit dont elle a besoin pour reconstruire sa vie.

> La Russie doit cesser ses manœuvres dilatoires. Elle doit répondre en acceptant sans délai, comme l’a fait l’Ukraine, un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Nous devons voir des progrès dans un délai clair. Notre soutien à l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine est inébranlable. La paix doit être juste et durable. Avec nos partenaires, nous demeurons déterminés à soutenir l’Ukraine sur les plans politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique.

> L’UE et l’Ouzbékistan travaillent ensemble dans de nombreux domaines, allant de l’amélioration de la connectivité à la lutte contre les menaces pour la sécurité.

> Le rôle de premier plan du Tadjikistan dans la diplomatie de l’eau et du climat est crucial à une époque de graves défis environnementaux.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> J’ai réaffirmé le message clair de von der Leyen: la relation entre les États-Unis et l’UE est mutuellement bénéfique. Notre unité est notre force. Nous sommes prêts à négocier. Nous sommes prêts à répondre.

> A Strasbourg aujourd’hui, j’ai clairement dit que l’UE n’est pas un lieu de discrimination. Les droits fondamentaux, qu’il s’agisse de l’égalité, de la démocratie ou de l’État de droit, sont des valeurs fondamentales de notre Europe. Nous n’hésiterons pas à agir pour assurer le respect des droits fondamentaux dans toute l’UE.

> Bon échange avec le ministre polonais des affaires européennes, Adam Szlapka, sur le maintien de l’État de droit et la protection de nos démocraties. Nous avons discuté du bouclier européen de la démocratie qui favorisera nos démocraties et renforcera la confiance du public.

> La démocratie est le cœur battant de l’UE, avec des élections libres et équitables comme sang. Il est temps d’intensifier nos actions pour mieux protéger la démocratie européenne et renforcer la confiance du public. La consultation publique sur le bouclier européen de la démocratie est ouverte.
Le bouclier européen de la démocratie vise à
- lutter contre la désinformation et la manipulation de l’information étrangère

- assurer l’équité et l’intégrité des processus électoraux

- renforcer la résilience sociale

- favoriser l’engagement des citoyens.
Mais d’abord, la démocratie a besoin du vital feedback des citoyens!

> Stimuler la compétitivité de l’UE grâce à la justice pour la croissance. L’objectif? Renforcer la compétitivité et la croissance dans le domaine de la justice.
À mesure que la concurrence mondiale s’intensifie, il est évident que l’Europe doit agir rapidement pour rétablir son avantage concurrentiel.
Le 28e régime stimulera la compétitivité de l’UE ; il comportera un nouvel ensemble unique de règles pour les entreprises, afin d’aider les entreprises à créer et à attirer des investissements dans tout le marché unique de l’UE.
Travaillons ensemble pour créer un environnement juridique qui attire les investissements et favorise l’innovation.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Les menaces qui pèsent sur l’Europe aujourd’hui sont complexes et souvent liées. De plus en plus de catastrophes météorologiques extrêmes frappent nos collectivités avec des conséquences tragiques, comme les inondations éclair, les feux de forêt et les vagues de chaleur, et elles se produisent avec une intensité sans précédent. Nos sociétés sont également plus vulnérables. L’information que nous échangeons en ligne et partageons sur les médias sociaux peut être utilisée à mauvais escient pour nous nuire.
Chaque pays est confronté à des défis, mais les défis ne sont jamais les mêmes. Les gens ne se préparent pas de la même façon en Finlande et au Portugal ou au Danemark et en Grèce.
Pourtant, une chose est sûre : aucun pays ne peut faire face seul à ces énormes défis. C’est pourquoi l’Union européenne adopte une approche holistique et proactive de la préparation, en faisant de la solidarité européenne notre guide.
Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons lancé notre nouvelle stratégie de préparation de l’UE qui met l’accent sur des actions concrètes, ciblées et opérationnelles pour soutenir nos États membres. Nous sensibilisons nos citoyens, en travaillant avec le secteur privé et dans l’ensemble de nos sociétés pour bâtir la confiance et la responsabilité.
Cette nouvelle stratégie se concentre sur trois domaines.
D’abord, adopter une approche tout risque. Cela signifie se préparer à toutes sortes de catastrophes naturelles ou d’origine humaine et à leur impact dans différents secteurs.
Deuxièmement, nous adoptons une approche pangouvernementale. Cela fait intervenir les autorités à tous les niveaux en cas d’urgence, du maire de votre ville au président de la Commission européenne.
Troisièmement, nous adoptons une approche à l’échelle de la société. Nous faisons participer tout le monde : vous, moi, les citoyens, les entreprises, les médias et la société civile. Tout le monde fait sa part pour assurer la sécurité de sa famille, de ses amis et de sa communauté. Et les bénévoles ont un rôle particulier à jouer.
Nous voulons que les gens soient l’épine dorsale de leur propre sécurité, car la préparation est notre responsabilité.

> Pour construire une véritable Union de l’égalité, nous devons garantir l’égalité des chances et des droits à la communauté rom. Des progrès sont réalisés, mais il faut agir davantage dans les domaines de l’emploi, de la santé et du logement. Avec des efforts continus, nous pouvons créer une société plus inclusive pour tous.

> Le cessez-le-feu temporaire annoncé par l’armée du Myanmar et les autres parties au conflit est un développement positif. Les équipes d’urgence et les travailleurs humanitaires ont besoin de sécurité et d’accès pour apporter le secours nécessaire aux personnes touchées. L’UE continuera à soutenir ces efforts.

> L’UE se félicite de la formation du nouveau gouvernement de transition en Syrie. Les aspirations de tous les Syriens doivent être satisfaites. Nous soutenons le peuple syrien, tout en veillant à ce que les engagements du nouveau gouvernement pour une transition pacifique et inclusive soient respectés.

> Des travailleurs humanitaires à Gaza sont tués tout en sauvant des vies. Les attaques contre ceux qui risquent leur vie pour protéger des civils constituent une grave violation du DIH [Droit international humanitaire]. Nous ne pouvons pas accepter cela comme la nouvelle norme.

> [Intervention lors du sommet sur la nutrition / Paris] Aujourd’hui, nous nous réunissons avec une vision commune : un monde exempt de malnutrition sous toutes ses formes. C’est une immense responsabilité parce que nous avons un pouvoir énorme quand nous agissons ensemble.
La nutrition n’est pas seulement une question de survie. C’est une question de dignité, d’opportunité et de vie. L’Union européenne y croit aujourd’hui plus que jamais. Depuis la première initiative de nutrition pour la croissance en 2013, l’UE a transformé des promesses audacieuses en actions audacieuses, menant la lutte contre la malnutrition.
Je suis fier de souligner qu’entre 2021 et 2023, l’Union européenne a non seulement respecté son engagement initial, mais nous l’avons dépassé de près de 1,9 milliard d’euros, pour un total de 4,4 milliards d’euros. Ce financement a vraiment changé la vie des personnes les plus vulnérables de la planète.
Nous appuyons les initiatives qui contribuent à réduire considérablement le retard de croissance chez les enfants. Cela nous rapproche de notre promesse de réduire d’au moins sept millions le nombre d’enfants en retard de croissance de moins de cinq ans d’ici 2025. Même dans les situations de crise, l’approche multidimensionnelle de l’UE a apporté un soutien essentiel dans des contextes fragiles. Cela prouve qu’avec l’équité, l’inclusion et la résilience comme guide, nous pouvons faire de réels progrès.
Aujourd’hui, nous prenons des mesures plus audacieuses. J’ai le plaisir d’annoncer un nouvel engagement de 3,4 milliards d’euros pour la période 2024-2027 afin de renforcer notre lutte mondiale contre la malnutrition. Cet engagement est notre promesse européenne, car nous sommes déterminés à assurer une meilleure nutrition pour les mères et les enfants, des systèmes alimentaires plus solides, ainsi qu’une meilleure santé et une protection sociale là où elles sont le plus nécessaires.
Lorsque nous donnons la priorité à la nutrition — dans tous les secteurs —, nous sauvons des vies et offrons un avenir plus sain à des centaines de milliers d’enfants. De jeunes enfants vivant dans des zones éloignées, des milieux humanitaires ou des environnements fragiles. Victimes de la guerre, de la violence ou des changements climatiques, comme les crues extrêmes ou les inondations.
µJ’ai rencontré ces enfants au cours des derniers mois, lors de mes visites en Ukraine, en Syrie, en Jordanie, à Turquie et au Bangladesh. J’ai vu de mes propres yeux ce que l’aide de l’UE signifie dans leur vie quotidienne : un repas chaud, de l’eau propre, un abri, une école reconstruite. Ce sont toutes des lueurs d’espoir pour quelqu’un qui a tout perdu.
En ma qualité de commissaire européenne pour l’égalité, je voudrais également dire un mot sur les femmes et les filles. Lors de mes visites dans les camps de réfugiés et les pays en crise, j’ai constaté que la faim a souvent le visage d’une femme. Les femmes et les filles sont souvent les dernières à manger et les premières à souffrir. Lorsqu’il n’y a pas assez de nourriture, les femmes et les filles ne mangent souvent pas, alors d’autres en ont assez. Mettre fin à la malnutrition ne consiste pas seulement à fournir des repas ; il s’agit de restaurer la dignité et de faire en sorte qu’aucune femme ou fille ne soit laissée pour compte.
Nous pouvons être fiers de notre engagement. Mais il reste encore beaucoup à faire. C’est pourquoi nous continuons d’adapter notre approche pour lutter contre la malnutrition - faire plus et aller mieux. Nous combinons l’aide humanitaire d’urgence à un soutien au développement à plus long terme, y compris la recherche visant à élaborer des solutions intelligentes et adaptées.
Par le biais d’Horizon Europe, par exemple, l’UE encourage l’innovation et la collaboration. Nous investissons chaque année 113 millions d’euros dans la recherche consacrée aux systèmes alimentaires et à la nutrition, avec un accent particulier sur la prévention des maladies non transmissibles. Nous voulons aussi maximiser le potentiel unique des communautés locales, c’est pourquoi nous travaillons à leur donner les moyens de promouvoir des pratiques agricoles durables et d’améliorer l’accès aux aliments nutritifs.
Nous avons aussi besoin de l’appui du secteur privé. Grâce à notre Passerelle mondiale, nous aidons les entreprises de pays partenaires à développer des aliments locaux et thérapeutiques. Cela permet aux communautés de lutter contre la malnutrition. Nos engagements financiers et politiques sont certainement importants. Mais à eux seuls, ils ne suffisent pas. Des partenariats solides - entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé - sont la meilleure façon de réussir.
Notre approche Team Europe incarne cet esprit collectif, en mettant à profit l’expertise de nos États membres pour lutter contre la malnutrition sous tous les angles.
La malnutrition n’est pas qu’un nombre. C’est un enfant trop faible pour tenir un crayon, une mère qui saute des repas pour que son enfant puisse manger, un avenir qui s’efface avant même de commencer. Nous avons le pouvoir de changer cela. Et surtout, nous avons la responsabilité.
L’Union européenne continuera de montrer l’exemple en plaçant la nutrition au cœur du développement mondial. Nous savons ce que nous avons à faire, mais il faudra du courage et de la solidarité. Ensemble, nous pouvons nous rapprocher d’un monde où chaque enfant se réveille nourri, devient fort et rêve sans limites.
Nous pouvons le faire. Faisons en sorte que cela se produise.

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Les investissements ne prospèrent que dans un environnement de confiance et de stabilité. Lors du dialogue économique UE-Turquie d’aujourd’hui, j’ai souligné l’importance de l’état de droit et de la sécurité juridique pour favoriser la croissance économique, les investissements et la compétitivité. Et si le renforcement de la coopération économique est notre ambition commune, seule une relation fondée sur des engagements clairs envers les valeurs démocratiques et les libertés réalisera son plein potentiel.

> La grande majorité du peuple géorgien veut que la Géorgie adhère à l’Union européenne. Nous appelons les autorités à faire preuve d’un engagement réel et irréversible de retour sur la voie de l’UE.

> L’UE a déboursé aujourd’hui 3,5 milliards d’euros dans le cadre de la facilité pour l’Ukraine après que l’Ukraine ait réussi à mettre en œuvre les réformes nécessaires. Cela contribuera à renforcer les finances du pays à un moment crucial et constitue une preuve continue de l’engagement ferme de l’UE envers l’Ukraine.

> La justice numérique en action : avec le soutien de l’UE, l’Ukraine modernise ses archives judiciaires en utilisant l’IA et les meilleures pratiques européennes. Un système de justice plus transparent, accessible et résilient prend forme.

> Merci, Monsieur le Premier ministre Golob, pour ce bon échange sur les défis auxquels l’UE est confrontée et les priorités de la Commission européenne, y compris les Balkans occidentaux, l’Ukraine et l’avenir de l’élargissement de l’UE.

Je suis heureux de voir que mon pays, la Slovénie, est l’un des plus fervents partisans de l’élargissement de l’UE, ce qui est essentiel pour renforcer la sécurité européenne.

> Le peuple biélorusse mérite un avenir libre et démocratique. Les responsables de la répression et de l’érosion de la démocratie doivent en subir les conséquences.

 

● Parlement européen
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Karin Karlsbro (députée)
> Les tarifs de Trump vont nuire aux entreprises et frapper encore plus durement les consommateurs, tant aux États-Unis qu’en Europe. Nous voulons éviter une guerre commerciale, mais nous ne nous laisserons pas écraser. L’UE dispose d’une solide boîte à outils et est prête à réagir avec nos partenaires. Nos efforts pour renforcer les relations commerciales de l’UE avec le reste du monde se poursuivent. Nous sommes ouverts aux affaires.

> Les tarifs du président Trump ne sont pas une libération; ils sont une déclaration agressive d’isolationnisme économique. Le seul indicateur libéré est l’inflation des prix pour les consommateurs américains.

Le président Trump punit les entreprises et les consommateurs des deux côtés de l’Atlantique, faisant grimper les coûts et alimentant l’inflation à un moment où la coopération mondiale est plus cruciale que jamais.

Nous appelons la Commission européenne à réagir avec fermeté. L’Europe doit être unie dans la défense de ses intérêts économiques et des principes du commerce libre et équitable. Nous ne serons pas écrasés par des discours et des politiques hostiles.

 

Stine Bosse (député)
> Les libéraux et démocrates européens ont fait en sorte que les orientations du Parlement reflètent nos priorités pour une Europe durable et sûre. C’est un bon exemple de collaboration dans les quatre groupes centristes. Notre demande d’investissement dans la connectivité, y compris les réseaux électriques transfrontaliers et l’infrastructure de l’hydrogène, est incluse, ce qui répond à un goulot d’étranglement crucial pour la transition verte et le Clean Industrial Deal.

Investir dans la recherche et l’innovation est essentiel pour maintenir la compétitivité de l’Europe. Nous demandons un financement accru dans le cadre d’Horizon Europe pour soutenir au moins 50 % des propositions de recherche solides, stimuler les PME et retenir les talents.

Une Europe forte est une Europe sûre. Nous demandons instamment à la Commission européenne de veiller à ce que les États membres disposent des ressources nécessaires pour innover et renforcer leurs capacités militaires tout en soutenant la mobilité militaire et les technologies à double usage.

 

Urmas Paet (député)
> C’est scandaleux comment l’opposition est violée en Géorgie. Harcèlement, intimidation, violence - la liste continue. Je souhaite la force à l’opposition géorgienne pour continuer leur lutte pour une Géorgie européenne, libre et démocratique.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Le libre-échange est un gage de prospérité. En revanche, les guerres commerciales ne font que des perdants. L'Europe doit faire ses devoirs : Réagir de manière déterminée et unie à la politique douanière de Donald Trump, renforcer le marché intérieur et conclure de nouveaux accords de libre-échange.

 

Christian Dürr
> Nous ne devons pas être naïfs face à Trump, mais nous ne devons rien laisser passer non plus. La situation perdante-perdue qui s'annonce pourrait être évitée en faisant une offre claire à Washington : Nous mettons tous les droits de douane de l'UE sur les produits américains à 0. Ils retirent leurs droits de douane. C'est gagnant-gagnant. La destruction de toutes les barrières commerciales et une nouvelle tentative d'accord de libre-échange avec les États-Unis doivent être notre objectif.

> La liberté dans un pays se mesure aussi aux chances d'ascension sociale qui s'offrent à lui. Si une moitié du pays a plus de mal à s'en sortir, par exemple parce qu'il n'y a pas de structures d'accueil adaptées aux besoins des enfants, c'est aussi une forme de défaillance de l'État. L'Allemagne peut faire mieux.

> La CDU-CSU a participé à la Journée d'alerte économique il y a deux mois. Elle a manifestement occulté l'appel incontournable à la réforme. Cette lettre incendiaire aidera, espérons-le, à combler les trous de mémoire. Monsieur Merz doit maintenant livrer la marchandise - avec des allègements et une réduction de la bureaucratie.

> Si Merz, après la doctrine de la dette, se laisse également dicter le cap par le SPD en matière de politique fiscale, la CDU/CSU fera définitivement ses adieux à toute politique bourgeoise.

> Beaucoup de dettes, pas de croissance. Pourtant, il y aurait suffisamment de possibilités - de la baisse de l'impôt sur les sociétés au Soli - pour soutenir efficacement l'économie chancelante avec les réformes promises. Je suis sûr que le Friedrich Merz de janvier serait d'accord avec cela.

 

Wolfgang Kubicki
> Une économie forte est le fondement de la liberté et de la prospérité. La CDU-CSU et le SPD ne trouvent visiblement pas la force de prendre les décisions nécessaires. La perte de confiance est dramatique. Le FDP est la dernière force politique à fixer correctement les priorités dans ce domaine, afin de garantir la croissance et la prospérité. Un renversement de tendance ne sera possible qu'avec une voix libérale forte. C'est notre mission.

> Merz voulait renforcer l'économie, mais le Merz de la coalition ne semble plus s'occuper que de plaire à Saskia Esken. La CDU/CSU ne lutte pas pour des compromis de fond, mais uniquement pour la chancellerie. Il est donc à craindre que l'appel pressant de l'économie à la nouvelle coalition ne soit pas entendu. C'est fatal.

> Les réflexions qui apparaissent au grand jour sur le prochain contrat de coalition sont oppressantes. Le gouvernement noir-rouge devrait se garder de cibler davantage la liberté d'expression et d'information. Dans les « grandes coalitions », les droits des citoyens n'ont jamais eu le vent en poupe. Mais la suppression de la loi sur la liberté d'information, le durcissement du droit pénal pour certains propos, la conservation des données et l'extension du contrôle des sources ne sont que quelques mots-clés qui laissent présager le pire. Si cela devait se produire, le contrat de coalition serait une déclaration de guerre contre le citoyen responsable.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, des affaires européennes et de la coopération au développement de la Belgique) 
> Il est profondément regrettable que la Hongrie se retire du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale
La Hongrie deviendra le seul État membre de l’UE non partie au statut de Rome. Il s’agit d’un important recul pour la justice internationale et la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves, y compris le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression. Elle ouvre la voie à un monde où le pouvoir fait ce qui est juste.
Il est important de rappeler à la Hongrie que tant qu’elle ne s’est pas officiellement retirée, elle reste tenue de respecter le Statut et de coopérer pleinement avec la Cour, y compris en se conformant aux mandats d’arrêt qu’elle délivre.
La CPI pourra toujours compter sur le soutien de la Belgique. Notre pays soutient la CPI depuis sa création et attache une importance fondamentale au respect de l’indépendance et de l’impartialité de la Cour, de ses juges et de son procureur.

> Les guerres commerciales ne créent pas de gagnants, seulement des pertes économiques. Au lieu de renforcer notre partenariat de longue date, Washington fait un choix qui affaiblit nos deux économies. Cette initiative unilatérale sape les règles du commerce mondial et menace la prospérité des deux côtés de l’Atlantique.
La Belgique n’est pas en attente. Nous analysons de près l’impact et travaillons avec l’UE à une réponse forte et proportionnée. Nous n’allons pas faire une escalade téméraire, mais nous ne reculerons pas non plus. Si les États-Unis jouent avec le feu, leur propre économie sentira la chaleur.
L’Europe doit agir avec unité et détermination. Mais notre priorité reste claire : le dialogue. Les États-Unis doivent revenir à la table. La stabilité alimente la croissance, l’incertitude n’apporte que des revers.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Trump a annoncé une nouvelle taxe douanière de 20% pour tous les produits européens.
Le « jour de la libération » de Trump doit être le premier jour où l’on se libère de lui. Il déclare la guerre au monde, une guerre commerciale, une guerre sans merci qui bouleverse l’ordre mondial. L’Union européenne se doit être forte et réagir avec vigueur et détermination.

> Une première étape sur la route vers « l’Airbus du nucléaire ». Premier feu vert en Commission énergie ce matin pour la proposition de loi modifiant la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire, cosignée par Les Engagés. Cette loi supprime les dates de fermeture des réacteurs, sans pour autant forcer Engie à une prolongation effective. C’est un moment clé et la première étape vers la prolongation des réacteurs nucléaires. Les Engagés étaient parmi les premiers à demander une prolongation du nucléaire, un élément-clé de notre politique de transition énergétique.
Notre objectif, aller vers le “4 quarts” énergétique soit : 25% de consommation en moins, 25% de nucléaire, 25% de renouvelable, 25% de molécules vertes pour une transition énergétique réussie et 100% d’énergie décarbonée d’ici 2050. Le chemin est encore long, il faudra aussi renforcer les infrastructures et augmenter la flexibilité de l’offre et de la demande. Comptez sur nous pour continuer le travail. Rendez-vous le 22 avril pour faire passer le texte en seconde lecture!
Concernant spécifiquement le nucléaire, la Belgique doit s’inscrire dans une approche européenne volontariste pour réussir le redéploiement de l’énergie nucléaire. Avec la « coalition of the willings », construisons «Airbus du nucléaire» pour un financement commun, pour une exploitation coordonnée et pour des règles harmonisées !

> Discussion constructive avec le commissaire Jørgensen. Ce fut une fois de plus l’occasion de rappeler qu’il est impératif d’investir dans nos infrastructures énergétiques, dans nos capacités de production propres. La politique, c’est faire des choix.
S’il y a une priorité à privilégier pour le climat, pour notre sécurité, pour notre compétitivité, c’est l’énergie.
Il faut aligner tous les moyens (financiers, permis, normatifs, etc.) pour rendre notre réseau plus solide, plus intelligent (flexibilité) et plus résilient.
Il faut aligner tous les moyens (financier, permis, normatifs, etc.) pour développer, le plus rapidement possible de nouvelles capacités propres.
Il faut aligner tous les moyens (financier, permis, normatifs, etc.) pour diminuer notre consommation partout où c’est possible.
Il faudra peut-être faire des choix, renoncer à certaines autres priorités, temporairement, pour réussir celle-ci et construire un avenir plus solide, où l’Europe peut gagner. Voir loin, parler vrai, agir juste.

> Le droit de grève est un droit fondamental. Nous appelons chacun au respect et au dialogue. Nous condamnons et regrettons les actes de violences tout comme le fait de bloquer les soignants ou les malades.

> Pour Les engagés, c’est non! Les congés de maternité et de maladie ne peuvent pas être exclus des calculs pour le droit au chômage. Ce n’est pas dans le projet de Gouvernement et nous nous y opposons fermement. Oui, une réforme des allocations de chômage est nécessaire mais certaines lignes rouges ne doivent pas être franchies.

 

♦ DéFI 
Sophie Rohonyi (présidente)
> Avec cette décision du président Trump, tout le monde sera perdant: entrepreneurs comme consommateurs, américains comme européens. L’UE doit la voir comme une opportunité d’enfin réformer son marché intérieur et d’enfin taxer les GAFAM!

> La Hongrie devient le premier pays de l’UE à se retirer de la CIJP. Un grave précédent dans la lutte contre l’impunité de tous les auteurs de crimes de guerre. Une démocratie se doit de respecter les contre-pouvoirs, en particulier la Justice, nationale et internationale.

> La condamnation de Marine Le Pen rappelle que dans un Etat de droit, personne n’est au-dessus des lois, que la Justice est indépendante, et que le discours anti-système de l’extrême droite n’est qu’une arnaque.

> L’anonymat sur les réseaux sociaux est une problématique complexe. Il sert aux trolls extrémistes et haineux mais aussi aux victimes d’abus, de régimes totalitaires ou aux lanceurs d’alerte. Il mérite un débat démocratique approfondi en Belgique ET en UE.

> En atteignant le cap historique des 13.000 détenus, nos gvts ont fait de nos prisons des écoles de la criminalité. Plutôt que de préparer les détenus à la réinsertion, on en fait des bombes à retardement. Le gouvernement doit sortir des slogans et se concerter avec les experts. D’urgence.

> La grille des loyers date d’il y a cinq ans. En l’appliquant, 50% des nouveaux baux seraient considérés comme des contrats à loyer abusif. Cela ne manquera pas de dissuader les investisseurs à Bruxelles.

 

François de Smet (député)
> [Droit à l’IVG] En Belgique, on le sait, depuis des années existe une demande forte pour clôturer le travail de dépénalisation. Pour sortir pour de bon l’IVG du code pénal - car rappelons que ce n’est toujours pas le cas, tant pour les femmes que pour les professionnels de santé. Pour porter le délai de 12 à 18 semaines, qui est le délai sur lequel existe un consensus scientifique. Pour mettre fin au délai de réflexion obligatoire et infantilisant de 6 jours pour les femmes. Pour simplement venir en aide aux centaines de femmes qui chaque année doivent franchir la frontière, aller aux Pays-Bas et subir un avortement tardif et coûteux.

> Taxons les F-35 à 300% de droits de douane et on règlera deux problèmes.

> Réforme Arizona des pensions. Oui, l'inaction n'était certes pas une option - voilà 30 ans que la classe politique, par lâcheté, laisse un système impayable grever l'avenir alors que rien n'est plus prévisible que la démographie. Il était pourtant possible de réformer sans frapper aussi fort les métiers pénibles... et les femmes, qui paieront la facture la plus lourde.

> Ce 2 avril est la journée internationale de sensibilisation à l'autisme. L'occasion d'attirer l'attention sur une injustice persistante: l'absence de remboursement des frais de logopédie, pourtant indispensables au développement inclusif de ces enfants.

> Avec l'aide de Michel Claise, nous avons rédigé un texte pour demander la création d'une Agence anti-corruption indépendante en Belgique. Les dispositifs actuels manquent de moyens et d'indépendance; comme vient de le rappeler l'OCDE, la Belgique est à la traîne dans ce domaine.

> Présentation de la résolution visant à exiger la libération de Boualem Sansal en séance plénière, jeudi dernier.
Pourquoi est-ce un dossier important ; Parce que M. Sansal est en prison parce qu’il écrit. Il est en prison à cause de ses opinons. Il est devenu malgré lui un symbole de la liberté d'expression mise au silence par la force d’un régime militaire. Ce seul fait rend ce dossier universel.
L'urgence n'a pas été soutenue par la majorité gouvernementale pour des motifs politiciens de majorité vs opposition qui me dépassent - mais elle sera transmise en commission des affaires étrangères et nous ferons tout notre possible pour que ce soit rapide.

> On le sait: l'Arizona ne fera rien pour régulariser, même sur des critères simplement humanitaires ou d'emploi, des migrants en séjour irrégulier. Or sur ces milliers de personnes, beaucoup sont pleinement intégrées, comme la famille Gonzalez à Plombières. Certains réalisent un peu tard à quelles compromissions, pour le pouvoir, ils se sont... engagés.

> [Réforme du chômage et du statut d’artiste] Monsieur le ministre, l’accord de gouvernement est très clair: «La réforme du précédent gouvernement concernant les exceptions pour les artistes est conservée».
Donc de deux choses l’une: soit votre parti le MR ne respecte pas sa parole, soit nous sommes en train de vivre une séquence de communication politique orchestrée par le MR et les Engagés pour une répartition des rôles entre pompiers et pyromanes... et ce sur le dos des artistes, que vous plongez depuis quelques jours dans l'angoisse.
D'un côté le MR qui envoie des signaux de mise au pas de la culture; il faut supprimer le ministère de la culture, il faut réduire à néant la dotation de la RTBF, etc, etc. Des rafales de propositions outrancières, faites pour choquer et blesser, qui ne se réaliseront évidemment jamais mais qui permettent d'occuper le terrain avec une polémique par jour. Parce que quand on lâche une bombe de ce genre chaque jour, personne n'interroge ce que vous faites vraiment - c’est-à-dire rien.
De l’autre, les Engagés qui ont compris qu'ils étaient enfermés dans un gouvernement très conservateur et très à droite, et doivent absolument nous convaincre qu’ils sont toujours gentils et qu'ils ne se sont pas fait avoir.
Les artistes méritent bien mieux que d’être instrumentalisés par des pompiers et des pyromanes dans un jeu de positionnement. Ils méritent surtout d’être davantage qu’une exception à un régime de chômage. Confirmez-vous l’accord de gouvernement, qui permettrait de mettre fin à cette angoisse vécue par les artistes ? Ne serait-il pas temps de créer un véritable statut d’artiste qui soit enfin autre chose qu’une dérogation à un système de chômage ? Un véritable statut d’intermittent doté de droits et d’obligations spécifiques qui ne soit pas assimilé aux demandeurs d’emploi ?

 

● Espagne 
♦ Ciudadanos 
> Une démocratie forte doit garantir la sécurité de ceux qui veillent à nos libertés. Gardes civils, policiers, juges, procureurs. L’Espagne ne doit pas lésiner sur les moyens de lutter contre le trafic de drogue. Cette guerre a déjà commencé. Et nous la perdons.

> Le développement des énergies renouvelables est compatible avec le respect des espaces naturels. Volonté politique et responsabilité des entreprises.

 

Carlos Pérez-Nievas (secrétaire général) 
> Ni cette gauche non-progressiste, ni cette droite libérale. L’Espagne a plus que jamais besoin que les centristes et réformistes se regroupent pour offrir une alternative.

 

Estonie
Gouvernement
Kristen Michal (premier ministre)
> Aujourd’hui, il y a 21 ans, l’Estonie est devenue membre à part entière de l’OTAN. L’Estonie a payé un lourd tribut pour avoir été seule dans le passé, et nous n’avons jamais l’intention de le vivre à nouveau. Le travail inlassable visant à améliorer notre défense collective et notre unité se poursuit, jour après jour.

> Aujourd’hui, il y a 76 ans, le Traité de l’Atlantique Nord a été signé dans le but de vivre en paix. Par l’intermédiaire de l’OTAN, les Alliés demeurent attachés à la démocratie, à la liberté individuelle et à la primauté du droit – et, bien sûr, à la défense collective. Ces principes sont indispensables.

 

Grèce
♦ Kínima Dimokratías
Stéfanos Kasselákis (président)
> Il y a quelques jours, nous avons publié le premier acte d'accusation sur le crime de Tempe [catastrophe ferroviaire qui avait fait 57 morts] concernant les responsabilités de Christos Spirtzis et Kostas Ach. Karamanlis.
Aujourd'hui, nous publions l'acte d'accusation suivant concernant les responsabilités de Michalis Papadopoulos et George Karagiannis.
Parce que le crime de Tempe a des responsabilités spécifiques et des noms spécifiques.
J'appelle à nouveau les parties au dialogue.
A mettre de côté nos drapeaux de partis et à travailler ensemble, honnêtement, pour la Vérité et la Justice.
La mémoire des victimes, la société et la démocratie l'exigent. (…)
Deux trains sont entrés en collision, même si deux ministres des transports ont reçu un avertissement écrit. Personne ne peut dire qu'il ne savait pas !
Avec ce qui a été révélé, M. Mitsotakis aurait déjà dû accepter de témoigner devant une commission d'enquête préliminaire.
S'il tient vraiment à donner raison aux familles, qu'il le prouve.
Qu'il demande la levée de la confidentialité de son téléphone portable. Qu'il découvre ce qu'il savait et qui l'a informé !
Que la lumière soit faite !
Ce qui s'est passé à Tempe est un crime qui s'ajoute à d'autres crimes !

> L'économie se développe lorsque les gens ont de l'argent en poche, lorsqu'ils peuvent créer, produire, construire leur avenir. Mais comment cela est-il possible lorsque nous ne disposons pas d'une éducation de qualité qui offre des opportunités? Lorsque la santé est un privilège pour quelques-uns et que la prévention n'existe tout simplement pas ?
Le citoyen d'aujourd'hui ne vit pas pour survivre. Il est asphyxié par le coût de la vie quotidienne, les soins de santé, l'électricité chère, les banques qui spéculent sur son dos, les supermarchés qui fonctionnent comme des cartels.
Les prix augmentent et le pouvoir d'achat se dissipe.
Si nous voulons une véritable croissance, la solution est unique : briser les chaînes qui maintiennent la société en esclavage !
La Grèce a besoin d'une nouvelle révolution!

> Nous avons besoin de plus d'Europe, mais d'abord de l'Europe. L'Europe a besoin de nouveaux outils lui permettant d'investir davantage de ressources là où c'est vraiment important : dans la santé, l'éducation, la culture et le revenu des citoyens. Nous voulons une Europe de la solidarité !

 

Hongrie
Momentum Mozgalom
> La frénésie autoritaire du Fidesz atteint un nouveau creux : la Hongrie quitte le TPI. Le régime d’Orbán craint de rendre des comptes et protège les criminels de guerre. Netanyahu, sous enquête de la CPI, arrive aujourd’hui à Budapest. Combien de temps encore tolérerons-nous qu’Orbán place son pouvoir au-dessus du peuple ?

> Nous sommes aux côtés d’Helen Khoshtaria et de tous ceux qui luttent pour la démocratie en Géorgie. Personne ne devrait être maltraité pour avoir défendu les droits humains. La communauté internationale doit condamner ces actions et tenir les autorités responsables de leurs actes. Restez forte, Helen. Nous sommes avec vous.

> Nous avons bloqué les 7 entrées de l’immeuble public des « médias » pour arrêter le spectacle de propagande du vendredi matin d’Orbán sur Kossuth Radio. La police a brisé le blocus et a commencé à vérifier les papiers, alors Orbán est entré. Pas de soucis, la semaine prochaine nous serons encore plus nombreux. Nous ne reculerons pas !

 

Irlande
Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> La décision prise ce soir par les États-Unis d’imposer des droits de douane de 20% sur les importations en provenance de l’ensemble de l’Union européenne est profondément regrettable. Je crois fermement que les tarifs ne profitent à personne. Ma priorité et celle du gouvernement est de protéger les emplois irlandais et l’économie irlandaise.

> Je regrette profondément la décision des États-Unis d’imposer des droits de douane de 20% sur les importations en provenance de toute l’Union européenne. Il est important que notre réponse soit réfléchie et mesurée et que l’action soit proportionnée, visant à défendre les intérêts de nos entreprises et de nos citoyens.

> La situation actuelle concernant les tarifs américains n’est pas durable et nuira aux entreprises américaines et à l’économie mondiale. L’Irlande et l’Union européenne veulent s’engager dans des négociations.

> Il y aura une réponse aux tarifs américains, mais elle doit être calibrée pour profiter au maximum aux citoyens européens.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 
> Ce que les tarifs douaniers de Trump impliquent : la fin d'une période historique qui a commencé en 1947 et un changement total de paradigme économique exigé de l'Italie et de l'Europe.

> Cher Matteo Salvini, commençons par les bases : les droits de douane ont été mis en place par Trump. Maintenant, au lieu de faire des agences qui ne veulent rien dire contre l'UE, vous devriez décider si vous continuez à être une groupie de Trump ou si vous vous préoccupez de l'intérêt national. Le premier est un hobby, le second devrait être votre travail.

> Ce graphique de l'Economist donne une idée du changement capital que #Trump a mis en marche. Le niveau des droits de douane remonte au XIXe siècle et augmente en moyenne de 25 points de pourcentage.
En outre, considérons que depuis au moins trois décennies, la production mondiale repose sur des chaînes de valeur mondiales, c'est-à-dire sur l'éclatement de la production dans différents pays. Le choc ne portera donc pas seulement sur les exportations, la croissance et l'inflation, mais aussi sur la capacité des entreprises à produire. Le système de régulation du commerce international était une invention américaine à Bretton Woods, poursuivie avec les cycles de l'OMC.
Aujourd'hui, tout cela est en ruine. Les conséquences ne sont pas seulement économiques. Les tarifs douaniers génèrent des tensions géopolitiques. Un vieux dicton dit : « Là où les marchandises ne passent pas, les chars passent ».

> Trump est en train de faire exploser le commerce international. Dans sa totale propension au mensonge, il a estimé les « droits » des autres pays en y ajoutant toutes sortes de barrières non tarifaires, tva, dévaluation...
Cela va donner lieu à une vague de droits de réponse qui va déclencher une crise mondiale. L'Europe, en plus de l'inévitable réponse douanière, devra vraiment déployer un « bazooka » financier pour relancer l'investissement et la demande intérieure, tout en maintenant l'inflation à un niveau acceptable. Tout en maintenant l'inflation à distance. Ce sera un défi gigantesque.
Nous devons jouer notre rôle. Il faut éliminer immédiatement toutes les ficelles bureaucratiques et les instruments malavisés (Transition 5.0) qui freinent la compétitivité des entreprises.
Le Palazzo Chigi devrait immédiatement mettre en place un groupe de travail d'urgence composé d'entreprises, de banques et d'experts.

> Les droits de douane imposés par Trump rendront le manque de compétitivité de l'Italie encore plus insoutenable. Le risque n'est pas seulement une baisse des exportations mais une augmentation des délocalisations.
C'est pourquoi, parallèlement à la réponse européenne, le gouvernement doit mettre en tête de liste des choses à faire un plan industriel pour l'Italie qui touche :
1) le coût de l'énergie ;
2) les incitations à l'investissement ;
3) l'uniformisation des réglementations régionales ;
4) un plan de formation extraordinaire ;
5) le salaire minimum et les incitations à la négociation décentralisée ;
6) les plans sectoriels en commençant par l'industrie automobile. Sur tous ces points, Azione  a fait des propositions spécifiques. Il est temps d'agir.

> Les slogans « Armes ou soins de santé » lancés par des personnes qui ont gaspillé des milliards en superbonus et refusé des prêts européens sont du pur populisme. La défense est nécessaire car c'est le seul moyen d'éviter la guerre.

> 35% de la population italienne serait favorable à la fermeture du #Parlement, en faveur d'un « homme fort » à la tête du #gouvernement. Ce chiffre atteint 52 % chez les jeunes de moins de 34 ans.
S'il existe un danger autoritaire en Italie, c'est bien celui-là.
Et savez-vous d'où il vient ?
Du fait que la #politique, depuis trente ans, est à la dérive, à la merci de l'anarchie des vetos croisés. Nous sommes terrifiés à l'idée de prendre la moindre décision parce que nous y voyons la renaissance d'un État autocratique, sans nous rendre compte que nous préparons l'avènement d'une autocratie. Les démocraties tombent quand elles ne décident pas.
Le rôle d'Azione, notre tâche, est d'aider à nous transformer en une démocratie qui décide. Sinon, le risque est de la perdre. L'abstentionnisme se transformera en colère et la colère se déplacera contre toutes les institutions démocratiques.

 

♦ Italia Viva 
Matteo Renzi (président) 
> [Guerre commerciale de Trump] Un but contre son camp pour les consommateurs. Un désastre pour les épargnants qui voient les marchés boursiers s'effondrer. Et la preuve que les souverainistes font du mal à l'Italie. Nous avons fait l'Industrie 4.0, le Jobs Act, le coût du travail de l'Irap, les autres mesures pour les entreprises. Au lieu de cela, les souverainistes applaudissent ceux qui frappent au cœur du Made in Italy. Mais aujourd'hui, c'est à Bruxelles que se joue la première partie.
La réponse européenne doit être double. La première est de se réveiller, comme le demande Mario Draghi. L'Europe doit réduire la bureaucratie, simplifier, supprimer les obligations absurdes qui affaiblissent notre compétitivité : les obligations bureaucratiques sont des devoirs que nous nous sommes imposés à nous-mêmes. La seconde, nécessaire, est de répondre aux États-Unis. Ceux qui disent qu'il ne faut pas ouvrir une guerre commerciale avec Trump ignorent une vérité simple. La guerre est déjà engagée et c'est eux qui l'ont commencée. Nous serions perçus comme encore plus faibles avec une réaction molle. Depuis hier, le monde a changé : nos alliés nous ont déclaré la guerre, car les droits de douane sont une guerre commerciale. Nous, Européens, devons réagir, à l'intérieur comme à l'extérieur.

> Trump a déclaré la guerre. Il s'agit d'une guerre commerciale, pas d'une guerre militaire. Mais c'est une guerre contre tout le monde. Et surtout contre l'Europe. Bruxelles doit réagir immédiatement. Et utiliser cette agression pour repenser en profondeur l'Europe de demain.
Réveille-toi, Europe : c'est maintenant ou jamais.
Quant à l'Italie, Giorgia Meloni a été confirmée comme n'étant pas à la hauteur du rôle. Le Palais Chigi a insisté pendant des semaines sur les relations privilégiées entre Rome et Washington. Nous avons vu ce qui s'est passé : Trump ne nous a même pas reçus à la Maison Blanche. Et tandis qu'hier le monde de l'agrobusiness était ravagé par les devoirs, les télévisions italiennes étaient convoquées pour le prix Massari.
Les dirigeants discutent des devoirs, nous faisons les émissions de télévision. C'est le schéma habituel : Meloni parle de choses qui plaisent aux gens puisqu'elle est incapable de s'occuper des vrais problèmes des entreprises et des travailleurs. Elle est parfaite pour MasterChef mais pas pour diriger le pays. Les temps sont durs, il va falloir réécrire les règles européennes, ouvrir de nouveaux marchés, imposer des contre-mesures aux Américains. Une chose est claire : ceux qui ont dit que Meloni et Salvini avaient une relation spéciale avec Trump ont menti. Combien de fake news nous ont été racontées ces dernières semaines. Et combien d'Italiens y ont cru ! Cette droite fait mal, elle fait mal à tout le monde, surtout aux travailleurs et aux entreprises : peut-être que le monde productif va enfin le comprendre.
Mais nous risquons d'en payer le prix fort : licenciements, inflation, crises d'entreprises. Le gouvernement ne semble pas se rendre compte de la situation et continue ses rengaines. Dira-t-il encore que les droits de douane sont une opportunité ? Ils sont une tragédie, plus qu'une opportunité.
L'Italie a besoin de mondialisation, pas de souverainisme. Elle a besoin d'ouverture sur le monde, pas de murs et de fermetures. Nous avons besoin de politiciens parce que les populistes font des dégâts, ici comme à Washington.

> Les choix de Trump et de Vance ont frappé les marchés boursiers du monde entier et nui à l'économie italienne. Pourtant, Mme Meloni déclare au FT qu'elle apprécie la position américaine et les critiques de M. Vance à l'égard de l'Europe. Nous avons un Premier ministre qui est apprécié par beaucoup pour son positionnement international : au lieu de cela, je dis qu'en matière de positionnement international, Meloni se trompe complètement. Meloni est une influenceuse : il est incroyable que certains la considèrent comme une femme d'État. Et sur Trump/Vance, Meloni est au plus mal.

 

Luxembourg
Gouvernement
Xavier Bettel (vice-premier
ministre & ministre des Affaires étrangères)
> Heureux d’avoir pu lancer un nouveau partenariat pour un Cambodge sans mines avec l’Autorité cambodgienne de lutte contre les mines et d’assistance aux victimes et le PNUD. Le Luxembourg attache une importance particulière aux efforts de déminage, car les mines terrestres piègent les régions touchées dans des cycles de pauvreté.
Les agriculteurs du Cambodge sont parmi les plus touchés, car les terres contaminées restent inutilisables, ce qui limite la production agricole et l’activité économique. Plus que cela, les conséquences destructrices des mines terrestres durent longtemps après la fin des conflits, causant des blessures horribles et des générations de morts par la suite.

 

Pays-Bas
D66
Rob Jetten (président)

> Si ce Cabinet veut vraiment avoir un impact sur l’Ukraine et notre sécurité, ne laissez pas Wilders et le BBB fixer le rythme. Nous n’avons pas de temps à perdre. La Chambre et le pays sont unis. Faites ce qu’il faut !

 

VVD
Dilan Yeşilgöz-Zegerius (présidente)
> Si Trump continue à appliquer les taxes d’importation élevées qu’il annonce aujourd’hui pour le « Jour de la libération », ce sera loin d’être libérateur. Personne ne profite d’une guerre commerciale. C’est néfaste pour les entreprises et les consommateurs, en Europe mais aussi aux États-Unis.
Le commerce libre et équitable est la base de notre société occidentale. La tâche la plus importante pour nous est de veiller à ce que notre propre économie soit aussi indépendante que possible.

 

Pologne
Gouvernement
Paulina Hennig-Kloska (ministre du Climat et de l'Environnement)
> La Pologne est un lieu de construction énergétique. Nous investissons dans les réseaux électriques polonais.

Nous avons créé le plus grand fonds cible de l’histoire, le Fonds de soutien à l’énergie, pour un montant de 70 milliards de zlotys. Nous avons déjà contracté plus de 30 milliards de zlotys.
Depuis 16 mois, nous avons fortement accéléré avec des investissements énergétiques à grande échelle. Nous construisons des parcs éoliens offshore dans la mer Baltique. Cette année, le premier moulin à vent sera construit en mer, et l’année prochaine, la première électricité coulera de ceux-ci vers les maisons polonaises.
Au fil des ans, de nouvelles sources d’énergie ont été créées et personne n’a pensé à comment les stocker. Nous les perdons, surtout en été. Les consommateurs le ressentent aussi. Nous investissons dans le stockage de l’énergie.
Il s’agit d’une orientation nécessaire pour assurer un certain approvisionnement en énergie à des prix compétitifs.
> La loi sur l'investissement dans l'énergie éolienne est l'une des réglementations les plus importantes de ces dernières années en matière de développement des énergies renouvelables en Pologne.
Le développement de la capacité éolienne contribuera à réduire les prix de l'électricité pour les ménages et les entreprises à l'avenir et minimisera l'importation de combustibles fossiles de l'étranger.

> Le Sejm a rejeté la motion de rejet de la loi sur les éoliennes en première lecture et le projet de loi a été renvoyé en commission.
Nous n'acceptons pas de revenir à l'importation de gaz ou de charbon russe, nous n'acceptons pas de rendre la Pologne encore plus dépendante des importations de combustibles fossiles, nous construisons notre souveraineté énergétique !

> Nous dissipons les mythes concernant la loi sur les éoliennes.
1 Les éoliennes ne seront pas construites sous les maisons des Polonais. La loi introduit une distance minimale d'un demi-kilomètre par rapport aux bâtiments.
Dans chaque cas, l'emplacement de l'éolienne et la distance par rapport aux bâtiments seront déterminés par les autorités locales, qui pourront décider d'une distance supérieure à 500 mètres.
2 Il est faux de dire que le projet favorisera l'importation de vieilles éoliennes mises au rebut en Europe occidentale.
La réglementation actuelle n'autorise que l'installation des technologies éoliennes les plus récentes et les plus efficaces, ce qui exclut la possibilité d'importer de vieux équipements en provenance d'autres pays.

 

Adam Szłapka (Ministre des Affaires européennes et président de .Moderne)
> Aujourd'hui, le Parlement européen a adopté un rapport sur la mise en œuvre de la politique de défense de l'UE, qui appelle à une politique de défense européenne plus forte, à une meilleure coopération avec l'OTAN et soutient le bouclier oriental. Le PiS, comme d'habitude, contre les intérêts polonais dans l'Union européenne.

 

Pologne 2050
Szymon Hołownia (Président et député)
> Le pouvez-vous ? C'est possible. Nous avons baissé la contribution santé, en maintenant un budget santé record. Aujourd'hui, le Sejm a donné des milliers de zlotys d'économies par an aux petits et moyens entrepreneurs : fleuristes, cordonniers, petits commerçants. C'est l'espace pour grandir et créer des emplois. Merci aux députés européens de Pologne 2050 de s'être battus avec persévérance pour ce projet. Les députés de la Gauche, d'Ensemble et de Droit et Justice qui ont voté contre ne comprennent tout simplement pas.

> Le millénaire du couronnement de la Pologne est l'occasion d'une célébration somptueuse de notre statut d'État. À cette occasion, j'ai convoqué une assemblée solennelle des députés et des sénateurs pour le 26 avril. Le lieu le plus symbolique est Gniezno. Ce sera la première fois depuis près de 10 ans que la Diète et le Sénat se réuniront en dehors de Varsovie. Il serait bon que le gouvernement commémore ce grand anniversaire avec autant de dignité. Ce n'est pas un sujet de plaisanterie.

 


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