► Emmanuel Macron (Président de la République)
> La dignité et la liberté
des femmes sont des droits inaliénables et universels. J’ai fait de l’égalité
une grande cause de mes quinquennats et la France porte cette exigence avec
force sur la scène internationale. Chaque jour doit être un 8 mars. Ensemble
poursuivons le combat.
> Très heureux de retrouver Nadia Murad, voix courageuse des survivantes. Protéger les femmes, défendre les droits de tous, promouvoir la paix : la France est et restera aux côtés de celles et ceux qui refusent la fatalité.
> [Déclaration à
l'issue du Conseil européen extraordinaire]
Nous venons de conclure le Conseil exceptionnel et, avec lui, une discussion
essentielle pour l'affirmation des intérêts propres de l'Union européenne.
D'abord, le soutien à l'Ukraine et pour la sécurité en Europe, puis pour
accélérer sur notre agenda d'investissement dans la défense européenne. Il s’agissait
des deux sujets de notre échange.
J'ai eu l'occasion de le redire aux Françaises et aux Français : nous sommes
entrés dans une nouvelle ère, et face aux incertitudes qui croissent, il faut
que les Européens créent leurs propres certitudes, en quelque sorte, d'abord
pour l'Ukraine, ce fut l'objet de notre discussion avec le président Zelensky,
des conclusions adoptées, puis de la discussion ce soir, et évidemment pour la
sécurité des Européens à court terme, et de manière plus structurelle, à
travers le plan que nous avons adopté. Je veux à cet égard remercier le
président du Conseil européen, Antonio Costa, d'avoir permis cet échange et ces
décisions du jour, et la présidente von der Leyen pour le plan qui nous a été
soumis. En effet, le moment que nous vivons est grave pour l'Europe, tout le
monde en a conscience. Et nous avons fait, dès le premier jour, des choix
forts, ceux de soutenir l'Ukraine face à la guerre d'agression de la Russie et,
ce faisant, de soutenir son indépendance et sa liberté. Et ce qui se joue en
Ukraine, c'est évidemment la sécurité et la souveraineté de ce pays, mais c'est
également notre sécurité à tous.
Ce Conseil européen, donc, a acté la poursuite du soutien européen financier et
militaire à l'Ukraine, et quelques principes fondamentaux qui doivent nous
orienter sur le chemin d'une paix solide et durable. Et à ce titre, les grands
principes que nous avions actés à la réunion de Paris le 17 février dernier,
confirmés ensuite à Londres, ont été validés par tous. Nous voulons la paix
pour l'Ukraine et par l'Ukraine, et les Ukrainiens la veulent plus encore. Le
président Zelensky l'a lui-même redit ce midi. Nous voulons une paix solide et
durable, c'est-à-dire une paix qui garantisse la souveraineté de l'Ukraine et
qui ne soit pas une prime pour l'agresseur, ni une capitulation, ni un
cessez-le-feu sans garantie, expérience que nous avons déjà vécue en 2014, je
le rappelais là aussi hier.
C'est la raison pour laquelle l'idée d'une séquence que nous avons soutenue en
lien direct avec le président Zelensky, avec le Premier ministre Starmer et le
chancelier Scholz; a été aussi longuement discutée aujourd'hui et approuvé par
tous, l'idée que nous allions d'abord vers une trêve qui permette d'être
mesurée et vérifiée, une trêve dans les airs, sur mer et sur les
infrastructures civiles, qui puisse ensuite permettre de discuter ce qui
constitue les garanties de sécurité au sens large, qui vont du renforcement de
l'armée ukrainienne à la présence de forces européennes ou non européennes sur
le sol ukrainien, jusqu'à d'autres types de garanties. À ce titre, j'ai invité
l'ensemble des collègues qui souhaitaient y participer à la réunion qui se
tiendra à Paris le 11 mars prochain avec nos chefs d'état-major.
À ce titre et au-delà, la priorité, évidemment, est de soutenir l'Ukraine et
son armée à très court terme. C'est les choix que nous avons faits tous, de
manière coordonnée, ces derniers jours, en renforçant ou en accélérant les
paquets d'aides déjà décidés ou en mobilisant nos principaux opérateurs pour
faire face aux besoins les plus brûlants de l'armée ukrainienne. En 2025,
l'Union européenne fournira à l'Ukraine 30,6 milliards d'euros au titre de la
facilité pour l'Ukraine et de l'initiative HERA du G7, financée par, vous le
savez, les intérêts des actifs russes immobilisés. Et nous avons confirmé la
disponibilité des Européens à accroître en urgence notre soutien militaire à
l'Ukraine et à répondre à ses besoins les plus pressants en matériel, en examinant
aussi toutes les initiatives pour y parvenir. Au-delà de ces éléments de court
terme, ce Conseil européen a décidé d'accélérer sur l'investissement en soutien
à la défense européenne, et cela en lien direct avec le contexte que je viens
de rappeler et parce que l'analyse partagée par tous les États membres est en
effet que la Russie, comme là aussi je le rappelais hier aux Françaises et aux
Français, constitue dans la durée une menace existentielle pour l'ensemble des
Européens, et donc aussi pour la France. Nous sommes aussi convaincus et nous
respectons que beaucoup de nos alliés historiques ont aujourd'hui d'autres
priorités que l'Europe et qu'en effet, nous ne pourrons plus toucher les
dividendes de la paix. C'est ce constat qui nous a conduits, dès 2017, à lancer
un exercice stratégique inédit, puis à faire voter deux lois de programmation
militaire qui auront conduit à doubler le budget des armées françaises. Mais
après le réveil de l'agenda de Versailles décidant de l'autonomie stratégique
pour les Européens, ce sont maintenant des décisions qui marquent, sur le plan
de la défense, un passage à l'action. Avec l'emprunt de 150 milliards d'euros
de la Commission garanti sur le budget de l'Union, les États membres pourront
se voir prêter aux meilleures conditions du marché des financements qui
permettront des équipements de court terme, et donc de manière plus immédiate.
La décision ensuite de règles plus flexibles du pacte de stabilité et de
croissance permettra de libérer des investissements de défense au niveau
national par les États membres. Plusieurs programmes du budget européen,
notamment les fonds structurels, sont repriorisés par la Commission pour
pouvoir être utilisés, là aussi, sur les dépenses en matière de défense. La
Banque européenne d'investissement est mobilisée, ou plutôt remobilisée sur ses
actifs et ses activités. Et évidemment, l'épargne européenne, que nous savons
abondante, servira aussi et sera mobilisée pour la base industrielle de défense
européenne, notamment par l'Union des marchés de capitaux.
Toutes ces actions de court terme, et je remercie encore une fois la Commission
pour ce travail, ont été validées. Nous avons aussi donné des orientations
supplémentaires pour le livre blanc, qui sera finalisé pour la mi-mars et qui
permettra ensuite de préparer des décisions supplémentaires, en particulier de
financement, parce qu'au-delà de la mesure de très court terme du prêt de 150
milliards, il faut trouver en effet des financements communs plus pérennes.
J'ai pu là-dessus faire plusieurs propositions et je pourrai y revenir si vous
le souhaitez dans les questions. Ce qui importe à mes yeux aussi, c'est la
méthode derrière cela. C'est que nous avons évidemment besoin de dépenser
davantage, d'investir davantage dans notre défense, mais ce que nous soutenons,
c'est que ces dépenses ne soient pas de l'achat de matériel sur étagères qui, à
nouveau, serait du matériel non européen. Et comme vous le savez, c'est ce que
la France soutient depuis plusieurs années, ce qui a été là aussi acté, ce qui
suppose de définir des domaines de priorité, ceux sur lesquels nous avons soit
des dépendances, soit des concurrences entre des solutions européennes et non
européennes, défense aérienne et antimissiles, systèmes d'artillerie, y inclues
les capacités de frappe dans la profondeur, missiles et munitions, drones et
systèmes anti-drones, facilitateurs stratégiques, y inclus pour le spatial et
la protection des infrastructures critiques, mobilité militaire, cyber,
intelligence artificielle et guerre électronique. Sur ces domaines-là, la
méthode est d'identifier les meilleurs entrepreneurs et les meilleures
entreprises que nous avons, les programmes déjà existants, essayer d'accélérer
leur rythme et augmenter leurs capacités de production, et demander à chaque
État membre de réexaminer les commandes en cours pour voir s'il peut prioriser
des commandes européennes, revenir sur les règles aujourd'hui trop lourdes des
procédures d'attribution, et donc simplifier les règles de passation de ces
marchés, revenir aussi sur les règles très coûteuses et non compétitives du
retour géographique qui existe pour beaucoup de nos programmes, le spatial
étant sans doute l'un des premiers tests et, je le dis, un jour de succès
spatial européen avec le tir d'Ariane 6. Nous y sommes donc, et c'est un
véritable sursaut d'investissements européens qui est aujourd'hui décidé, qui
n'est qu'une étape, avant donc le livre blanc, des décisions supplémentaires
qui viendront dans ce semestre au niveau du Conseil, mais une articulation plus
profonde, comme vous l'avez compris, de notre base industrielle et
technologique de défense européenne.
Ces décisions, pour moi, sont un élément clé de ce que j'appelais hier de mes
vœux, et ce sur quoi nous sommes aussi mobilisés au niveau national.
C'est-à-dire que, compte tenu de la menace et quoi qu'il advienne en Ukraine,
nous avons besoin d'augmenter nos capacités de défense et nous avons besoin de
bâtir, sur les quelques années qui viennent, des capacités de défense autonomes
pour les Européens. Je me félicite des choix qui ont été faits aujourd'hui,
mais aussi du très large consensus qui a émergé de nos échanges et qui marque,
à mes yeux, une grande lucidité des Européens et un réveil stratégique profond.
Nous aurons donc, dans les semaines à venir, à en tirer toutes les
conséquences, sur le plan économique lors du prochain Conseil, sur le plan de
la défense et de la sécurité dans les semaines qui viennent, par de nouvelles
décisions. Je vais maintenant répondre à vos questions.
> Sur l'initiative que nous avons prise en lien avec le président Zelensky, avec le Premier ministre Starmer, avec aussi le chancelier Scholz et plusieurs collègues qui sont en soutien, et je veux ici remercier aussi la Norvège, les Pays-Bas et plusieurs autres, nous avons, au fond, essayé, par une série de séquences qui ont été construites, d'éviter un cessez-le-feu qui serait négocié à la va-vite sans aucune garantie. Cette proposition de séquences, elle a été discutée en permanence durant les derniers jours, par des échanges avec nos amis ukrainiens, avec le président Trump et ses équipes, Vous l'avez vu, donc, dès la semaine prochaine, et c'est une très bonne chose, il y aura une reprise des discussions qui se fera. Et donc, l'idée est que ceci puisse avancer lors des pourparlers qui vont reprendre au niveau négociateur en Arabie saoudite dès le début de semaine prochaine. Et donc, pour la première fois depuis le début de ce processus, qui était aussi un de nos objectifs, il y a bien un processus qui existe entre les États-Unis et l'Ukraine au niveau de ces négociateurs pour pouvoir avancer sur ce schéma. Nous avançons de manière concrète pour voir ce qui est accepté par les uns et les autres et pour qu'en effet, cette séquence qui permette de construire d'abord une trêve mesurable, puis les conditions de garantie de sécurité, les mesures de confiance et, à la fin, une paix durable puisse être suivies. Et donc, c'est en temps réel en quelque sorte maintenant, mais il n'y aurait pas de plan caché ou de plan qui serait préparé. L'action se fait chaque jour et donc les contacts sont permanents. J'ai eu tout à l'heure un entretien bilatéral avec le président Zelensky sur ce sujet. Juste avant de vous retrouver après le Conseil, j'ai eu un échange avec le Premier ministre Starmer, et nous aurons les Américains dans les prochaines heures. Donc, nous avançons et nous verrons ce qui arrive à cheminer dans les prochains jours au niveau des négociateurs, à Riyad.
> Sur ce qu'on
appelle les garanties de sécurité, il faut voir d'où on part. Les Russes ont
très clairement dit quelle était leur volonté. Ils l'ont dit lors des
négociations qui s'étaient tenues à Istanbul au printemps 2022, et ça a été
rappelé par plusieurs officiels : pas d'OTAN, aucune armée étrangère et une
démilitarisation de l'Ukraine que les Russes veulent voir comme un pays neutre,
ce qui veut dire un format d'armée très réduit. Ces conditions sont évidemment
inacceptables pour les Ukrainiens, mais pour nous tous, parce que c'est recréer
en quelque sorte, et je dirais en pire, les conditions de 2014 et, à coup sûr,
c'est permettre à la Russie de prendre quelques années pour se réorganiser et
lancer à nouveau une opération qui menacerait la sécurité et la souveraineté de
l'Ukraine, et, ce faisant, la nôtre. Et donc, quand on dit garanties de
sécurité, il y a, si je puis dire, plusieurs options qui existent. Il y a
d'abord l'idée de dire : nous soutenons tous l'idée d'une armée ukrainienne de
taille et de nature à pouvoir résister à une agression russe, c'est-à-dire un
format d'armée de plusieurs centaines de milliers d'hommes avec des équipements
de meilleure qualité et, en particulier, une défense solaire et toute une
catégorie de capacités qui permettent de résister. Sur ce volet-là, je crois
pouvoir dire qu'il y a unanimité des alliés. Je n'ai entendu aucun des alliés,
c'est-à-dire Européens et non Européens, dire : «On ne veut pas participer à
ces garanties de sécurité».
Il y a vraiment un consensus très fort, tout le monde est d'accord. Il y a
ensuite l'idée de dire que comme il y a un refus aujourd'hui américain de
rentrer dans l'OTAN, la meilleure garantie de sécurité, c'est l'adhésion à
l'OTAN. Nous la soutenons. C'est des mécanismes de type adhésion dans l'OTAN.
Plusieurs pays ou commentateurs ont proposé des mécanismes type article 5 ou
des solidarités. Jusqu'à présent, les États-Unis d'Amérique ont refusé tous ces
mécanismes de type otaniens. Et donc, il y a une autre catégorie qui consiste à
déployer, sur une base et sur des décisions totalement nationales, une série
d'armées, pas sur la ligne de front, pas en zone occupée, mais le jour d'après
la paix dans des zones justement calmes, leurs armées, pour sécuriser pleinement
celles-ci, marquer une signature stratégique et créer une solidarité de fait de
nations membres de l'OTAN. Et donc, ça, c'est un des schémas qui a été
travaillé en franco-britannique, élargi à d'autres, et il y a plusieurs pays,
et vous avez raison que pour tous, la condition, c'est la nature du soutien
américain. Et donc, il y aura des premières discussions exploratoires sur toute
cette gamme d'options qui se tiendront avec les chefs d'état-major de toutes
les armées alliées, ils seront tous sollicités, et donc il appartiendra à
chacun ensuite de se mobiliser au niveau souhaité, en étroite coordination avec
l'OTAN et le commandement militaire de l'OTAN, qui sera aussi associé à cette
démarche. Là, l'idée, c'est de donner de la visibilité au maximum aux
Ukrainiens et de marquer aussi un signal sur la nature de notre soutien.
Tous les pays seront invités mardi, puisque le premier étage, c'est vraiment
l'unanimité, comme je l'ai dit. Et donc, ce qui est important pour nous dans
les travaux aussi, ce sont des travaux techniques qui seront menés, ce n'est
pas au niveau des chefs d'État et de gouvernement, je pense que je dirais sans
doute quelques mots, puisque nous sommes à l'initiative, mais c'est aussi
techniquement de voir quel type d'organisation et quel coût pour un soutien
durable d'une armée ukrainienne à un format crédible. Et ça, ce sont des
travaux qui n'ont pas commencé, donc il faut qu'ils soient menés.
L'objectif est que le travail continue et donc nous continuerons ensuite en
lien étroit avec l'OTAN et les uns et les autres. Mais tout ça se fera en
transparence complet. D'ailleurs, il y aura sans doute des représentants du
commandement américain, en tout cas de l'OTAN, qui permettront de partager ces
informations.
> [Financement des
moyens militaires et de l’Ukraine] Aujourd'hui, on utilise, vous le voyez bien,
ce qui n'a pas été pris à la fois du plan précédent et d'autres fonds existants
non utilisés. Et donc, la Commission a fait ce qu'il fallait faire. Elle a
réagi très vite sur une base légale qui lui permettait de faire ça et de
mobiliser ces financements. C'est très utile parce que ça permet des décisions
rapides, des commandes rapides, et donc d'accélérer les programmes qui sont
aujourd'hui dans la main de nos grands industriels en Europe, mais ce n'est pas
suffisant. Nous, ce que nous allons soutenir, c'est en effet l'idée qu'ensuite,
on puisse avoir un financement commun parce que je pense que la liberté,
l'espace budgétaire qui est laissé au niveau national n'est pas une solution
satisfaisante parce qu'il y a beaucoup de différences entre les États membres.
Et si on veut vraiment avoir des grands programmes européens et avoir une base
industrielle européenne, il faut un financement européen.
Et donc, ce que nous allons soutenir, c'est en effet qu'on puisse aller vers
des financements innovants. Les uns proposent d'avoir comme sous-jacent l'ESM,
je suis, pour ma part, favorable à regarder cette solution, mais à regarder
aussi celle d'un emprunt européen pour la défense, qui permettrait d'ailleurs
plus largement de regarder pour le financement des grands efforts de défense
comme d'intelligence artificielle, les deux étant liés et les deux étant clés
pour notre souveraineté stratégique et notre autonomie. Et je pense qu'un tel
financement est d'autant plus pertinent qu'il permettrait d'enjamber, ce qui va
sinon arriver très vite sur nos économies, qui est le début du remboursement de
l'emprunt fait pendant la période covid, qui va arriver à partir de 2028. Et
donc, vous voyez bien que le défi pour nos pays, c'est aujourd'hui d'accroître
leur financement national sur des sujets de priorité et leurs grands
investissements, dont la défense.
Mais ça n'est pas, en quelque sorte, répondre au remboursement d'emprunts qui
date d'hier. On a besoin de se donner de la profondeur de champ. Et quand on
regarde au niveau agrégé l'Union européenne ou même la zone euro, on a un
sous-endettement de cet espace par rapport aux États-Unis d'Amérique qui nous
donne beaucoup d'espace. Et j'insiste là-dessus, les 5 à 10 ans qui viennent,
le rapport Draghi comme le rapport Letta l'ont très bien montré, et la
situation géopolitique accélère cela, ce sont les 5 à 10 ans où nous avons des
investissements massifs à faire si nous, Européens, nous voulons nous élever à
la hauteur de la menace, si nous voulons répondre aux besoins d'investissement
en matière d'intelligence artificielle, parce que la course est maintenant, et
si nous voulons répondre aux défis de la décarbonation de nos économies sur,
justement, tout ce qu'on appelle les technologies vertes. Et donc la priorité,
c'est de mobiliser un financement commun pour le faire maintenant et avoir
plutôt des échéances de remboursement qui viendront quand on aura passé cette
bosse, si je puis dire, et quand on aura sécurisé des équipements qui nous
permettent d'être crédibles pour nous-mêmes, quand on tirera les dividendes de
la décarbonation, parce que dans quelques années, on va avoir ces dividendes.
On est en train d'investir massivement sur nos interconnexions, sur nos
réseaux, sur nos programmes nucléaires et renouvelables. Tout ça va nous
permettre d'être beaucoup moins dépendants du coût des fossiles. Et donc ça, on
aura le dividende, si je puis dire, ou le retour sur investissement dans 5 à 10
ans. Et donc, je pense que la bonne solution pour les Européens, c'est en effet
de mobiliser massivement des financements par les marchés, en commun, de
montrer cette signature commune et de pouvoir le faire en particulier pour
aller plus loin en matière de défense. En parallèle, je suis favorable à ce
qu'il y ait des ressources propres. J'ai évoqué ce soir plusieurs pistes, dont
la fameuse taxe numérique évoquée depuis plusieurs années. Je pense que le
moment est opportun pour enfin y venir. Ça devrait être une ressource propre
européenne, mais on doit avoir des ressources propres aussi pour faire face à
cela. On a besoin d'un nouveau saut, comme on a su le faire dans le temps du
covid. Sur tout ça, j'ai évidemment commencé la discussion avec le futur
chancelier Merz, et donc nous avançons. Nos équipes échangent en temps réel. Je
pense que c'est, en effet, un moment important de la convergence
franco-allemande, et j'aurai l'occasion de rééchanger avec lui dans les
prochaines semaines.
J'ai vu quand même, entre la période du covid et aujourd'hui, beaucoup
d'évolutions sur ce sujet. Et vous l'avez d'ailleurs vu vous-même : beaucoup
d'États ou de responsables politiques qui étaient naguère totalement hostiles à
toute forme d'endettements communs les soutiennent s'il y a derrière,
justement, les programmes que j'évoquais. Sur la dissuasion nucléaire, j'ai
expliqué hier de quoi il en retournait. Ce que j'ai proposé, c'est d'ouvrir une
conversation stratégique avec les États membres qui étaient intéressés à,
justement, avancer sur ce sujet. Plusieurs de mes collègues sont venus me voir,
et donc, maintenant, on va ouvrir une phase où nos techniciens vont échanger.
On va regarder exactement… On va ouvrir un dialogue à la fois stratégique et
technique et se suivront des échanges au niveau des chefs d'État et de
gouvernement pour regarder d'ici la fin du semestre s'il y a des coopérations
nouvelles qui peuvent voir le jour.
Regardons quand même avec lucidité la situation que nous vivons depuis trois
ans. Pourquoi les Européens, et tous, plus largement, sont dans cette situation
face à l'Ukraine ? Parce que vous avez une puissance nucléaire qui est
l'agresseur. Et donc, de manière assez légitime, l'Europe doit se poser la
question de la dissuasion nucléaire pour elle-même, au sens large.
> [Propos sur Poutine et son régime] Je connais bien le président Poutine, donc s'il réagit comme ça, c'est qu'il sait que j'ai dit vrai et que je sais qu'il peut trahir les accords qu'il signe, et qu'il l'a déjà fait, et que je suis là pour en témoigner, puisque nous étions avec la chancelière Merkel les garants, par le processus de Normandie, d'accords de Minsk qu'il a délibérément violés. Ensuite, je pense qu'il fait un contresens historique, et ça m'étonne de lui. Napoléon menait des conquêtes. La seule puissance impériale que je vois aujourd'hui en Europe s'appelle la Russie, et c'est un impérialiste révisionniste de l'histoire et de l'identité des peuples. Notre volonté, nous, c'est d'être une puissance de paix et d'équilibre. Au fond, tout ce que nous faisons, par les choix y compris, d'ailleurs, de nous armer pour éviter la guerre de demain, ce sont des choix de paix. Et donc, je pense que le président Poutine devrait revenir à cette vision-là. En tout cas, c'est un contresens historique dans la référence. C'est sans doute qu'il fut piqué du fait que nous avons démasqué son jeu. > S'il y a un cessez-le-feu, ce n'est pas pour faire la paix durablement, ce sera pour mieux reprendre la guerre. À la question de savoir si la France viendrait aider les États-Unis d'Amérique, je convoquerai notre histoire séculaire. La Fayette est venu, Pershing a fait le trajet dans le sens inverse en convoquant cette mémoire. J'étais, il y a encore quelques jours, aux côtés de vétérans américains qui avaient fait le chemin jusqu'à Omaha Beach, et tant d'autres l'ont fait. Nous avons toujours été là l'un pour l'autre. Mais oserais-je rappeler que, pas simplement les Français, les Européens étaient là quand l'Afghanistan fut sonné. Et d'ailleurs, on ne les a pas prévenus poliment quand l'Afghanistan cessa. Donc, nous sommes des alliés loyaux et fidèles. Que quiconque ose en douter regarde simplement l'histoire contemporaine qui est la nôtre. Elle justifie tout simplement ce que nous avons pour les États-Unis d'Amérique, ce que j'ai pour ses dirigeants, respect et amitié. Et je pense qu'on est en droit de réclamer la même chose, parce que notre histoire montre qu'on le mérite. Je suis prêt à parler au président Poutine quand nous aurons considéré, avec à la fois le président Zelensky et nos partenaires européens, que c'est le bon moment. Mais là, on rentre dans une phase de discussion, de pourparlers qui, à un moment, justifiera pleinement qu'il y ait des discussions avec les négociateurs et les dirigeants. Donc la réponse est oui.
> Cette guerre a
été déclenchée de manière unilatérale par la Russie. Il n'y avait aucune
volonté ni de l'OTAN, ni de quelque allié, ni des Européens, de menacer la
sécurité de la Russie à travers l'Ukraine. Je peux vous le dire, et aucun de
mes prédécesseurs, d'ailleurs, ne dirait le contraire : nous avons toujours
veillé à cela, et lorsque des propositions sont venues, par exemple pour
étendre l'OTAN, c'est la France et l'Allemagne qui l'ont rejeté en 2008 à
Bucarest, et ça n'a plus été ensuite réenvisagé. Et donc, est-ce que ces
dernières années, il y avait une forme de pression, de tension ou de projet,
comme j'entends parfois, d'extension qui aurait justifié une réaction russe ?
C'est faux. Ceci est un conte, un mauvais conte. Il n'y a qu'un agresseur, il
est russe, et il a décidé de le faire par impérialisme, par volonté d'extension
et une volonté de conquérir l'Ukraine. Rappelez-vous, d'ailleurs, il y a trois
ans, on nous expliquait que ce serait une opération spéciale qui prendrait
trois semaines. Et cette opération, d'ailleurs, était menée à l'est et par le
nord, avec plusieurs centaines de milliers de soldats qui venaient sur Kiev,
laquelle fut libérée, ainsi que le nord du pays, par les Ukrainiens.
Ensuite, je crois que c'est impropre de qualifier cela, parce qu'en quelque
sorte, ça déresponsabilise les responsables ukrainiens. Depuis trois ans, que
je ne sache, il n'y a eu aucun combattant, ni européen, ni américain, sur le
sol ukrainien. Nous avons aidé, nous avons financé, nous avons donné des
capacités, mais les braves qui se sont battus pour leur territoire et pour leur
souveraineté sont les Ukrainiens, pas nous, ni Américains, ni Européens. Et
donc, vouloir dire en quelque sorte aujourd'hui que ce serait simplement une
discussion entre Américains et Russes, c'est déposséder un peuple qui a résisté
pour sa survie de sa dignité et de son combat. Je crois que ce n'est pas ce que
nous devons faire. Donc, non, c'est une guerre de résistance de l'Ukraine face
à l'agression russe. Ça n'est que cela, et je crois qu'il faut continuer de
bien la nommer. Ensuite, la paix impliquera d'abord les Ukrainiens avec les
Russes autour de la table, mais également les Européens, en tant qu'ils sont
des soutiens et qu'il s'agit aussi de la sécurité européenne, et évidemment,
les Américains et les autres alliés qui sont venus à leur côté et qui sont des
contributeurs importants sur le plan financier et militaire. Voilà. Je pense
qu'en nommant bien les choses, on peut trouver une solution utile. Sinon, on
avance de travers. Je voulais rétablir les choses. Je vais devoir partir. Je
vous remercie, merci beaucoup.
► Gouvernement
[Nota: Ce gouvernement est
dirigé par un centriste, François Bayrou ; nous avons donc décidé de
reprendre les propos de tous les ministres puisqu’ils agissent sous l’autorité
d’un Président de la République et d’un Premier ministre centristes/centraux ;
néanmoins nous avons fait une distinction avec d’un côté les ministres
centristes-centraux et les autres puisqu’il s’agit d’un gouvernement de
coalition du fait que le Président de la République et le Premier ministre ne
disposent pas d’une majorité à l’Assemblée nationale]
● Ministres
centristes/centraux
François Bayrou (Premier ministre)
> 8 mars, nos pensées, notre souci, nos messages, notre sollicitude
doivent être dirigés vers les petites filles et les femmes d’Iran et
d’Afghanistan interdites de sortir, interdites de vivre libres.
> Nous avons connu, depuis trois ans, quelque chose qui
était totalement exclu de la pensée de tous les pays européens et de tous les
pays du monde, qui était de voir un pays parmi les plus puissants de la
planète, le plus vaste, le plus doté de toutes les richesses du sous-sol, avec
une armée qui est une des deux ou trois armées les plus puissantes du monde, se
jeter sur son pays voisin pour l'annexer, pour en prendre le contrôle, pour en
chasser les dirigeants, bref, pour le happer et le prendre. Or ce pays, la
Russie, est membre du Conseil de sécurité des Nations Unies. C'est-à-dire qu'il
est parmi les cinq pays qui sont le garant de la loi internationale. Ils sont,
au nom de toutes les nations de la planète, ils sont ceux qui devaient,
s'étaient engagés, à garantir qu'on respecterait la loi des nations. Et voilà
que ce pays fait ce que d'autres pays dans les années 40, à la fin des années
30, ont fait sur leurs voisins. Et c'est une chose dont nous savions depuis le
premier jour que ça changerait la manière dont les nations vont vivre ensemble.
(…)
Il est parti de là, c'est l'épicentre d'un tremblement de terre qui s'est
répandu partout sur la planète. Et qui est au fond de dire : le monde dans
lequel nous avons vécu depuis la guerre, le monde de la force de la loi est
passé dans un autre monde qui est la loi du plus fort. Désormais, si vous avez
les moyens, si vous avez l'armée, si vous avez l'aviation, si vous avez toutes
les menaces que la guerre moderne a réunies, alors vous pouvez conquérir le
voisin. Si on ne voit pas à quel point ceci est un déstabilisateur de toute la
vie de la planète, on ne voit rien.
> On est proche de la paix mais on est aussi proche de ce que cherchent un certain nombre des acteurs, c'est la capitulation. C'est qu'on consacre, sans rien dire, les bras croisés, l'idée que oui, l'annexion a réussi, la conquête a réussi, l'Ukraine sera à genoux et Zelensky sera à genoux, ce qu'on a vu dans le bureau ovale de la Maison-Blanche et qui est absolument sans précédent.
> La présentation-là qui tendrait, qui chercherait à
faire croire que Poutine est un gentil garçon qui voudrait la paix, que ce
qu'il a fait après tout, c'était presque normal. C'est ça qu'on entend à
longueur de temps dans la bouche de certains.
Et donc on va essayer de dire les choses comme elles sont parce que ce que je
viens de présenter n'est qu'un aspect de la situation. Il y a eu le
déclenchement d'un tremblement de terre, un épicentre. Mais le tremblement de
terre ne s'est pas arrêté là. Parce qu'il se trouve que l'élection du président
des États-Unis, M. Trump, a ajouté quelque chose qui alors était non seulement
inattendu, mais inimaginable.
> Qu'est-ce que fait Donald Trump ? Il fait le
renversement des alliances. Nous avions, depuis la guerre, payé au prix du
sang. Nous avions payé au prix du sang du nôtre, les Français, des Européens,
des Allemands qui ont été entraînés dans ce drame et y ont perdu des millions
des leurs. Et aussi, ils ont perdu une certaine idée de l'humanité. Et du sang
des Américains qui sont venus nous aider pour sauver ce qui pouvait l'être de
la loi internationale. Nous avons vécu depuis la guerre dans ce climat qui était,
nous avons en Europe et dans l'OTAN, l'alliance des libertés. Et voilà que M.
Trump renverse ça, et il ne le renverse pas à moitié. Je rappelle, il est
membre du Conseil National des Nations Unies et les Nations Unies sont sur son
sol. Et bien que fait Donald Trump ? Alors il pousse la logique jusqu'au bout,
c'est-à-dire, il dit au fond c'est Poutine qui a raison et je vais lui
abandonner l'Ukraine. Je vais me payer en captant les minerais, les terres
rares comme on dit, qui sont chez lui. Et deuxièmement, alors on ne va pas
s'arrêter là : je vais prendre le canal de Panama, je vais prendre le
Groenland, je rappelle que le Groenland c'est une terre membre de l'Union Européenne
par le Danemark, contre ses alliés donc, je rappelle que le Danemark est membre
de l'OTAN. Et il va plus loin et il dit je vais prendre Gaza. Je vais faire de
Gaza une riviera. Quand on met les deux images l'une face à l'autre, on voit
des choses qui sont extraordinaires. Et il ne s'arrête pas là.
C'est une situation historique suffisamment lourde. Il ne s'arrête pas là, il
déclare à l'Europe une guerre commerciale. Notre pays vit en grande partie de
ces exportations. Et à l'inverse, les États-Unis exportent chez nous. La
balance commerciale entre les États-Unis et la France est à peu près
équilibrée. L'Europe non, en raison de l'Allemagne, mais entre les Etats-Unis
et la France, c'est à peu près équilibré. Il déclare la guerre commerciale qui
va avoir, en termes de crise économique, des conséquences impressionnantes et
très dangereuses pour nous.
Il dit qu'il devait mettre 25% de droits de douane sur les produits européens.
Vous vous rendez compte ? Alors vous dites, est-ce un allié ? Un allié qui
décide de passer dans le camp de vos adversaires, un allié qui décide de passer
dans le camp de ceux qui bouleversent et remettent en cause l'ordre
international, un allié qui vous déclare une guerre commerciale et qui prétend
annexer des territoires qui appartiennent à des pays libres, sans parler du
Canada, a-t-il dit, comme ça, ça pourrait devenir un État américain.
Ça s'appelle une destruction de l'ordre international. Ça s'appelle la remise
en cause de tout ce à quoi nous croyons. Et cette remise en cause, elle laisse
les Européens stupéfaits parce que la quasi-totalité des pays...
Est-ce qu'il faut être ému, choqué, scandalisé, révolté par ces attitudes ? Ma
réponse est évidemment oui. Mais deuxième question, est-ce que ça appelle au
réveil de l'Europe ? Évidemment oui ! Alors ce n’est pas une surprise pour les
Français, spécialement pour ceux qui vous parlent dans le grand mouvement que
depuis très longtemps nous avons défendu dans la politique française.
> Ça n'est pas une surprise pour moi sur ce point que l'Europe doit se défendre elle-même. Et c'est le seul point sur lequel je suis d'accord avec Trump. Un point. Les présidents successifs des États-Unis, depuis longtemps, ont raison de dire « vous n'êtes pas pauvre. Vous êtes parmi les ensembles les plus riches de la planète. » Si on prend le produit intérieur, la richesse des nations, l'Union européenne, c'est dix fois plus riche que la Russie. Parce que la Russie, grâce ou à cause de son système, elle a mis à mal toutes les structures qui font qu'une société marche bien.
> Le produit intérieur russe, c'est quelque chose comme 2 000 milliards. C'est-à-dire, comme l'Espagne à peu près, un peu plus, un peu moins, et moins que la France. Et face à l'Union européenne, le produit intérieur de l'Union européenne, face à ses 2 000 milliards, c'est 17 000 milliards. Et si on ajoute la Grande-Bretagne, ça fait 22 000 ou 21 000 milliards. Et donc on est un ensemble dont la capacité est dix fois supérieure à celle de la Russie. Mais la différence, c'est que nous ne dirigeons pas cette capacité vers la guerre. Alors que Poutine consacre, écoutez bien, 40% du budget de son pays à la guerre.
> [Trump]Je lui donne tort de renverser les lois qui faisaient que nous vivions en paix. Je lui donne tort de faire de ses alliés des adversaires et des ennemis. Et je lui donne tort de rendre le monde plus insécurisé qu'il ne l'était, plus dangereux qu'il ne l'était. Et un jour ou l'autre, tout cela se verra de manière éclatante. Mais nous sommes devant une question, nous les Européens, qu'est-ce que nous faisons ?
> Cette évidence-là qu'il faut que l'Union européenne et
la France au sein de l'Union européenne, la France qui est la seule à avoir
fait des efforts d'indépendance, d'autonomie, pendant des décennies. Jusqu'à ce
jour, nous avons été le seul pays à porter cette idée étrange aux yeux des
autres qu'on avait besoin de construire une capacité, enfin une possibilité de
se défendre, sans les États-Unis. Pas contre les États-Unis, sans les
États-Unis.
Ça date du général de Gaulle et il avait raison. J'ai lu l'autre jour à la
tribune de l'Assemblée une déclaration qui était la sienne en 1962. Et il dit
mais il faut faire attention parce que personne ne sait ce qui peut arriver aux
États-Unis. Et il décrit les fragilités de la société américaine en montrant à
quel point ça peut nous entraîner dans des choses inimaginables et impossibles.
Que de temps perdu, malgré la France. Parce que s'il y a une chose certaine,
c'est que tous les gouvernements successifs du pays ont construit, bâti l'idée
que dans l'Alliance, alors la France pouvait et devait être indépendante. Et
c'est la raison pour laquelle nous avons une armée qui est la seule
indépendante dans les armées européennes, qui a toutes les facultés
d'intervention dans tous les domaines, jusqu'au domaine suprême de la
dissuasion nucléaire. Et nous sommes les seuls à être libres de déclencher ou
pas ces défenses et ces attaques.
> On ne peut pas partager la dissuasion nucléaire. En
revanche, c'est-à-dire celui qui doit prendre la décision en s'agissant du
nucléaire et de l'arme nucléaire, c'est le président de la République
française. Il est élu pour ça. Mais ça ne veut pas dire, et le général de
Gaulle l'a dit dix fois, que les intérêts vitaux du pays, au nom desquels on
peut prendre une décision aussi lourde de conséquences, les intérêts vitaux du
pays, ce n'est pas que les intérêts de l'hexagone. Ça dépend de l'appréciation
du président de la République française de l'époque, du moment. Les intérêts
vitaux. Est-ce que vous croyez qu'une attaque contre l'Allemagne n'est pas une
partie des intérêts vitaux de la France ? Est-ce que vous pensez qu'une attaque
contre la Belgique n'est pas une partie des intérêts vitaux de la France ? Et
en fait, sur l'ensemble de l'Union européenne sont engagés les intérêts vitaux
de la France. Mais c'est important : il n'y a pas d'automaticité. Il y a
l'appréciation par le président de la République française du moment où ces
choses se produiraient. Il y a l'appréciation de savoir si nous sommes menacés
dans ce qui est vital pour nous.
Mutualiser, c'est considérer qu'on a des intérêts vitaux en commun. Mais vous
voyez bien que le patron, ça reste le président de la République française du
moment où ces choses se produisent.
> Ce déploiement de la puissance militaire de la Russie,
ça ne s'arrêtera pas là. Les usines sont lancées, les chaînes de production
sont lancées. Et est-ce que vous connaissez dans l'histoire un pays qui s'est
doté de moyens de cette nature et qui a renoncé à s'en servir ? (…)
C'est une menace directe contre la liberté de l'Union européenne, ce qui se
joue en Ukraine, ce n'est pas seulement le territoire malheureux de l'Ukraine.
Ce qui se joue en Ukraine, c'est la loi qui fait que les nations peuvent vivre
libres en Europe. C'est ça la question. Et l'histoire et nos concitoyens
seraient en droit de nous faire des procès sur le thème impardonnable de « vous
n'avez rien fait quand tout s'est présenté ».
> C'est le droit des peuples à ne pas disposer d'eux-mêmes ou à ne plus disposer d'eux-mêmes ; à renoncer à leur liberté. C'est ça qu'on est en train d'entendre cheminer souterrainement, en disant, « ben tout ça, ça ne vaut pas la peine ».
> Nous avons devant nous cette question considérable, cet
enjeu considérable, « est-ce que nous devons être un pays en mesure de se
défendre avec l'ensemble de l'Union européenne ou pas ? ».
Il y a des gens qui disent non.
La responsabilité du gouvernement, et a été exprimée par le président de la
République avant-hier, il y a trois jours, la responsabilité du gouvernement
est de répondre « non, nous ne pouvons pas laisser désarmer le pays c’est
vital ». Et cependant, le gouvernement a une deuxième responsabilité,
c'est de se poser la question des difficultés et des problèmes qui font que la
France est en situation de faiblesse alors qu'elle devrait être en situation de
force.
> On ne peut pas, au nom de l'enjeu de défense, oublier
la totalité des autres enjeux. La France ne se défendra vraiment que si elle a
un appareil de défense et si elle est forte. Et cette force du pays, dans tous
les domaines où elle doit s'appliquer, je vais en citer quelques-uns devant
vous, nous ne pouvons pas la laisser de côté.
L'éducation, nous ne pouvons pas la laisser de côté.
On ne peut pas être un peuple fort si les générations nouvelles ne sont pas
formées comme elles devraient l'être. Est-ce qu'elles le sont ? La réponse est
non. Est-ce que le niveau en lecture, en écriture, en mathématiques dans
l'école et le système de formation français, est-ce que ce niveau est suffisant
? Non. Est-ce qu'on peut laisser cette question de côté ? Non. Et les questions
que je vais citer maintenant, nous avons le devoir de les traiter en même temps
que nous devons réarmer la capacité de défense du pays.
Nous avons cette difficulté avec l'école qui est une difficulté qui traîne
depuis des années. J'ai quitté le ministère de l'éducation il y a 25 ans, 30
ans, et le niveau des élèves était un an supérieur au niveau des élèves
aujourd'hui. Ce n'était pas de ma responsabilité, vous voyez, la pente qui a
été suivie. Je ne laisserai pas l'école sans réponse, et Elisabeth Borne, qui a
cette responsabilité, ne la laissera pas non plus. Deuxièmement, on ne peut pas
laisser les finances publiques dans l'état de délabrement, dans l'état de
déséquilibre dans lequel elles sont. Déficit et dettes exigent un
rééquilibrage. (…)
On peut trouver des adaptations, mais le recours à l'impôt, il est au bout de
sa logique. Reprenons cette idée que j'ai défendue déjà. Si vraiment c'était
l'impôt qui faisait la prospérité des nations, et le bonheur des peuples, alors
la France serait de très loin le pays le plus heureux du monde.
> En, ce qui concerne les retraites, et les partenaires sociaux ont accepté
de se mettre autour de la table pour réfléchir à une meilleure organisation
sans dégrader la question de l'équilibre financier des retraites. Là
encore j'étais le seul à dire qu'il y avait un problème d'équilibre financier
des retraites, de déséquilibre financier des retraites, avec à la fois des
déficits et un recours à l'argent public pour équilibrer les finances.
> Il y a un problème de l'action publique, de l'État, des collectivités locales, parce qu’en dépit de l'argent considérable ou des dépenses considérables, on voit bien que la réponse que les Français reçoivent n'est pas la bonne. On a un problème d'aménagement du territoire. Parce qu'il y a des zones qui se sentent abandonnées et qui en effet le sont. On a un problème de désindustrialisation et on a laissé sur 30 ans s'établir une situation qui n'est pas une situation qui permet de préparer l'avenir du pays.
> La situation du pays ne permet pas ni le désintérêt, ni
la désinvolture. Je le dis au gouvernement, je le dis à moi-même, je le dis aux
parlementaires, je le dis à l'opinion publique française. Et comme vous avez eu
la gentillesse de le noter, ce n’est pas d'aujourd'hui que je le dis. J'ai
toujours essayé de porter cette prise de conscience qui n'a pas eu lieu et qui
doit maintenant avoir lieu. Est-ce qu'on a les moyens de faire ça ? En moyens
supplémentaires, non. Ça n'est pas en dépenses supplémentaires qu'on va pouvoir
trouver la réponse à ces questions-là. Tout le monde le sait. Non. La question
est une question de réorganisation de notre action, de réorganisation de
l'action publique, de réorganisation en matière de santé - vous voyez bien la
difficulté qui fait qu'un très grand nombre de Français n'ont plus accès - de
réorganisation dans la simplification. J'ai cité à la tribune de l'Assemblée
l'autre jour, il y a une très grande organisation d'études internationales qui
a calculé ce que dans chaque pays faisait perdre la trop grande complexité des
paperasses, de la bureaucratie, des normes et des règles. Cette très grande
organisation internationale a calculé ce que tout cela faisait perdre à la
capacité de production du pays. Et ils ont trouvé des chiffres stupéfiants. En
Allemagne, ça fait perdre un peu plus de 0,5%. En France, ça fait perdre 4%. (…)
C'est la somme de nos paresses. C'est la somme, au fond, du laisser-aller et
des logiques internes. La logique interne de ce genre de système, c'est la
bureaucratisation continue. C'est que le président de la République fait très
souvent, en tout cas dans les conversations que nous avons eues au travers du
temps, il a très souvent été frappé par ceci : quand il y a un drame,
l'État est formidable. Si vous avez un cyclone, un tremblement de terre,
l'incendie de Notre-Dame, une grande catastrophe, alors tout l'État se met en
route pour être présent, efficace, attentif, empathique, comme on dit, partager
les émotions et apporter des réponses immédiates. Et dans le reste du temps,
l'action publique en général, parce qu'il n'y a pas que l'État national, il y a
l'action locale aussi, cet État-là devient un frein, un enlisement.
Pourquoi ? Parce qu'on a laissé faire. Parce qu’hier, je présidais le
comité interministériel sur le handicap. Et j'ai reçu des témoignages que j'ai
lus et ont été exprimés par les associations de handicapés, des témoignages
désolants sur ce point-là. Quand vous avez un enfant en situation de handicap
grave. Le nombre de dossiers qu'il faut remplir… vous parlez, comme c'est utile
et intéressant d'obliger les parents à remplir des papiers interminables,
simplement pour avoir droit à l'aide que le handicap de leur enfant leur ouvre.
> J'ai demandé à toutes les administrations centrales du
pays. J'ai réuni tous les ministres et toutes leurs administrations. Avec une
question simple, vous allez me dire ce que vous produisez, à quoi votre
administration sert, quel est le service qu'elle rend aux Français et vous
allez me l'expliquer en termes simples.
Il y a 15 jours que j'ai lancé ce mouvement-là, pour moi il est très important
parce que sur chacune des missions, on va évaluer et je vais partager avec les
Français la liste de ces missions et de ces difficultés. Et on va aller plus
loin. Vous parliez de ce grand problème de la simplification. Je vais mettre
les usagers en situation de décideurs. Au lieu de laisser les usagers demander
à l'administration d'accepter ou de refuser, la plupart du temps, les demandes
qu'elles ont faites, on va inverser le processus. Ça ne veut pas dire qu'on va
faire n'importe quoi. Mais ça veut dire qu'au lieu d'avoir des citoyens en
situation de sujet, d'obéir à un souverain, l'État qui décide et multiplie,
l'Union européenne, qui décident et multiplient les obstacles et les exigences,
on va faire le contraire. (…)
Les usagers vont être en droit de dire, « mais votre ligne 401 là, ça sert
à quoi ? ». Je vais un tout petit peu plus loin et j'ai fini. Ça sert à
quoi ? L'administration contrôle la totalité des déclarations des usagers. Ça
prouve qu'ils ont tous les renseignements. Alors pourquoi on n'inverse pas le
mouvement ? Au lieu de dire, « Les usagers vont avoir à remplir. Les
usagers, les entreprises, les PME, les artisans, vont avoir à remplir toutes
ces paperasses dont ils ne se sortent pas et ils s'arrachent les cheveux parce
que tout le monde n'a pas une direction administrative pour faire les choses à
sa place ». Encore qu'on a pu, grâce aux maisons France Service, aider une
partie des citoyens. Au lieu de mettre toute cette charge sur les épaules des usagers,
on va inverser le mouvement. Pourquoi est-ce que ce n'est pas l'administration
qui remplit les papiers et les usagers qui contrôlent ?
Pendant des années, dans des campagnes présidentielles qui ont eu plus ou moins
de succès, parfois plus, parfois moins, j'ai défendu l'idée de la retenue à la
source pour l'impôt sur le revenu. On me disait, ça n'est pas possible, c'est
impossible, vous êtes un rêveur. Il y a même des gens très bien qui défendaient
l'idée que ça n'était pas constitutionnel. Je vous dis que, heureusement, le
président de la République est arrivé, le gouvernement l'a fait, Darmanin était
à ce moment-là ministre du budget, on l'a fait et il n'y a pas eu une ride à la
surface du lac.
> Je pense que le travail que nous avons à conduire va
prendre des semaines, peut-être jusqu'à deux mois, pour redessiner la manière
dont notre pays va mobiliser ses moyens au service de ces deux objectifs que
j'ai définis devant vous, c'est-à-dire la défense d'un côté et deuxièmement la
refondation de notre manière de vivre ensemble. (…)
Un emprunt national est une possibilité. Mais encore faudrait-il que l'emprunt,
encore faudrait-il, si on s'y décidait, je vous dis que pour moi sur ce point,
la décision n'est pas du tout prise. Nous allons les définir ensemble. Et il
faut avoir du calme dans cette période. Parce que les Français ont besoin
d'être assurés qu'il y ait du sang froid chez ceux à qui ils ont confié la
responsabilité.
> Le président de la République est dans son rôle parce
que constitutionnellement, le défenseur des traités, c'est lui. La
responsabilité de défendre les traités, c'est la sienne. Qu'est-ce que nous
disons ? Qu'est-ce que je dis comme responsable du gouvernement ? Je dis
quelque chose d'assez simple. Nous avons, avec l'Algérie, des accords super
privilégiés. (…)
Il n'y a pas d'autres pays dans le monde qui ont avec la France des accords
aussi privilégiés que ceux que nous avons avec l'Algérie. L'histoire
l'explique. Le drame que nous avons vécu ensemble, quelle que soit la situation
de ceux qui le vivaient, il y a eu des blessures très importantes des deux
côtés et il y a beaucoup de nos compatriotes pour qui ceci est encore brûlant. Quand
vous avez des blessures profondes, seul le temps peut vous permettre de tourner
la page.
Donc nous avons des accords super privilégiés. Des accords super privilégiés,
ça signifie qu'on doit avoir du respect mutuel. Et le respect mutuel, ça
commence par le respect des accords. Avec compréhension, avec tact, avec une
manière de parler.
Mais il y a d'autres questions. Le gouvernement algérien a développé, contre la
langue française, contre la culture française, des politiques
extraordinairement agressives.
Est-ce que c'était normal ? Pour des pays qui ont ensemble des accords super
privilégiés…Et ce n'est pas moi qui vais oublier que les gouvernants ont
naturellement le souci du respect qu'on leur doit, de la manière dont on doit
s'adresser à eux. Ce n'est pas du bras de fer que nous devons chercher, mais
nous devons chercher à préciser la portée des accords que nous avons et ce que
ces accords signifient en termes de respect réciproque. C'est ça, ce que j'ai
défendu et c'est ce que je crois absolument nécessaire. Et je suis sûr, le
président de la République, j'ai lu une déclaration de lui il y a trois jours,
qui disait à peu près la même chose.
>La situation exige que tous les responsables soient profondément solidaires entre eux. J'ai dit, il y a eu des temps de dépendance du gouvernement à l'égard du président de la République, souvent. Il y a eu des temps d'affrontement, de cohabitation. Nous ne sommes ni en dépendance, ni en cohabitation, nous sommes en coresponsabilité. C'est-à-dire que chacun dans son rôle, et les rôles ne sont pas les mêmes, le président de la République est élu au suffrage universel par tous les Français, ce n'est pas le cas du chef du gouvernement, mais nous avons chacun notre responsabilité de remplir cette responsabilité.
> Créé, assemblé et lancé en France, le satellite d'observation militaire CSO-3 a été mis sur orbite par le lanceur européen Ariane 6. Excellence française, excellence européenne.
Elisabeth Borne (ministre d’Etat, ministre de l’Education
nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche)
> L’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de la
promesse républicaine pour atteindre la parité et la pleine émancipation. Face
aux conservatismes, nous devons continuer de porter ce combat pour que toutes
les petites et les jeunes filles puissent aller au bout de leurs rêves. C’est
le fondement de mon engagement politique depuis 2017 et de mon combat
personnel.
> [Budget 2026] Avec cette nouvelle approche, nous engageons une révolution silencieuse, mais déterminante : chaque euro dépensé par l’État sera évalué en fonction de sa contribution à l'égalité entre les sexes. L’éducation nationale, premier budget de la Nation, et l'enseignement supérieur et la recherche, seront à l’avant-garde de cette transformation.
> [Intervention au Sénat à propos de la proposition de loi
«visant à protéger l'école de la République et les personnels qui y travaillent»]
L'examen de cette proposition de loi
intervient à un moment charnière pour notre école. Les assassinats de Samuel
Paty et Dominique Bernard ont ébranlé notre pays, meurtri la communauté
éducative. Ils incarnaient la République, transmettaient ses valeurs
- liberté, égalité, fraternité - ainsi que la laïcité, principe au
fondement de notre nation.
Les personnels de l'éducation nationale font face, chaque jour, à des
remises en cause de leur autorité, à des menaces, des agressions.
En 2022-2023, 16 % des directeurs d'école et 48 % des chefs
d'établissement déclarent avoir été confrontés à un fait grave. Il s'agit dans
90 % des cas d'atteintes aux personnes, majoritairement des violences
verbales. D'où 5 200 demandes de protection fonctionnelle, en
augmentation de 30 % par rapport à 2021-2022.
Les atteintes à la laïcité révèlent les pressions qui s'exercent au
quotidien à l'école et dans la classe. Depuis le début de l'année scolaire, les
chefs d'établissement ont signalé plus de 500 contestations
d'enseignements et refus d'activités scolaires, plus de 450 revendications
communautaires et refus des valeurs républicaines, plus de
330 provocations verbales et plus de 250 suspicions de prosélytisme.
Ces actes sont inacceptables. La protection de l'école et de son personnel est
une priorité absolue du Gouvernement.
Grâce à une mobilisation forte, des progrès ont été réalisés. On a
constaté une hausse préoccupante des faits en 2023-2024 : les
6 500 faits recensés représentaient un triplement par rapport à
l'année précédente. La tendance est désormais à la baisse : au premier
semestre de cette année scolaire, on compte 2 100 faits.
Le plan national de formation aux valeurs de la République et à la
laïcité, lancé en 2021, a permis de former 700 000 personnels.
Ce déploiement se poursuit, favorisant la réflexion collective et la cohérence
des réponses au sein des équipes pédagogiques.
Le ministère s'est montré à la hauteur des enjeux, grâce à des
dispositifs de signalement, de sanction et d'accompagnement. Tout incident fait
l'objet d'une remontée via l'application Faits Établissement ;
certains faits sont transmis au procureur de la République via
l'article 40 du code de procédure pénale. Les victimes sont accompagnées
dans leur démarche de dépôt de plainte. Des entretiens avec les parents et des
mesures disciplinaires dans le second degré sont prévus.
Dans le cadre du budget 2025, 170 postes de
conseiller principal d'éducation (CPE) et 600 postes d'assistants
d'éducation ont été créés. Le 29 janvier dernier, des services de défense
et de sécurité ont été instaurés par décret dans chaque académie, renforçant la
collaboration quotidienne avec les préfectures, les procureurs et les forces de
l'ordre. Plus de 500 écoles et établissements bénéficient d'un dispositif
de sécurité renforcé.
L'école n'a pas attendu pour agir. Le Sénat a toujours été à nos côtés sur ce
point. Cette proposition de loi, issue du rapport Lafon-Buffet, présente des
avancées significatives.
Enfin, je vous confirme que je suis prête à envisager un nouveau train de
mesures réglementaires.
Ma priorité est la formation des enseignants. Le Gouvernement soutient la
réforme de l'enseignement d'EMC. Les nouveaux programmes d'EMC suivent déjà
cette orientation.
La proposition de loi renforce la responsabilisation des parents des enfants
perturbateurs. Je travaille avec le garde des sceaux, la ministre chargée de la
famille et les présidents des conseils départementaux afin d'impliquer les deux
parents dans leur rôle éducatif.
En matière de protection fonctionnelle immédiate, la loi vient consacrer la
pratique. Quant au pouvoir de substitution de l'institution pour porter
plainte, il est de nature à rassurer les victimes.
La loi du 15 mars 2004 appelle non pas des dispositions complémentaires,
mais une vigilance quotidienne sur leur pleine application.
L'école est un bien commun qu'il nous appartient, au-delà de nos idées
politiques, de préserver et de défendre. L'école doit rester un espace protégé
où les valeurs républicaines s'enseignent et se vivent au quotidien. Il y va de
notre responsabilité envers nos professeurs, nos élèves, notre République. La
protection de l'école ne saurait souffrir d'aucune faiblesse. Je sais que nous
répondrons ensemble, en bonne intelligence, à cette exigence.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Avec Nadia Murad, prix Nobel de la paix, dans son combat pour la
justice et pour les femmes yézidies. À la veille de la Journée des droits des
femmes, notre diplomatie continue de s’engager massivement pour que les droits
des femmes soient respectés partout et par tous.
Agnès
Pannier-Runacher (ministre de la
Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche)
> En cette Journée internationale des droits des femmes, et alors que
l’on célèbre de ce côté de l’Atlantique le premier anniversaire de
l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans notre
Constitution, j’ai une pensée pour toutes les femmes qui constatent ou
craignent un recul de leurs droits, où qu’elles soient. On prête à Simone de
Beauvoir le fait d’avoir affirmé qu’il suffirait d’une crise politique,
économique ou religieuse pour que les droits des femmes, nos droits, soient
remis en question. Plus que jamais, elle nous guide. « Votre vie durant,
vous devrez rester vigilantes. »
> En 50 ans, la France a déjà perdu 30 km² de littoral.
Aujourd’hui, 20% de nos côtes sont rongées par l’érosion. En Vendée, c’est même
30% du trait de côte qui recule. Face à ce phénomène, l’enjeu est d’anticiper
et de s’adapter. À Saint-Hilaire-de-Riez et aux Sables d’Olonne pour fixer les
prochaines étapes :
- Avancer sur les moyens pour financer ce phénomène ;
- Déterminer les opérateurs à mobiliser pour mettre en œuvre les solutions
d'ingénierie ;
- Travailler sur l'élaboration d'une feuille de route spécifique pour
l'adaptation des territoires littoraux dans le cadre du Plan National
d’Adaptation au Changement Climatique.
> Qui en parle ? L'Accord de Paris, c’est un degré de réchauffement évité. La France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 20% depuis 2017. L’Europe, de 37% depuis les années 1990. Regardons aussi les réussites de ces 20 dernières années. Le combat climatique avance, et chaque victoire compte.
Patrick Mignola (ministre délégué auprès du Premier
ministre chargé des Relations avec le Parlement)
> Egalité femmes-hommes, ce sont des mots mais aussi (et surtout) des
actes - et des lois. J'ai veillé à inscrire au calendrier parlementaire du
printemps la proposition de loi initiée par Élodie Jacquier-Laforge visant à
renforcer la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc
communal.
Concrètement, en généralisant le scrutin de liste aux petites communes, les
candidats présentés devront respecter une parité stricte, avec alternance
femmes-hommes. Ce qui n'était jusqu'alors pas le cas dans les communes de moins
de 1000 habitants.
Un texte de bon sens qui favorise l'égalité entre les territoires et l'égalité
femmes-hommes.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Une femme victime de violences, c'est l'affaire de toute la société.
> Je veux un horizon de liberté et d’émancipation pour tous nos enfants, toutes nos filles. Pourquoi tant d'hommes ont-ils peur de l'émancipation des filles, des femmes ? Pourquoi tant d'hommes veulent ils prendre le contrôle de nos corps ?
> La parole des femmes doit être accueillie. Et leur volonté être respectée. Elles sont les seules à décider si et quand elles veulent porter plainte.
> La société a pris l'habitude de se reposer sur les femmes et les mères. La parentalité ne se résume pas à la maternité.
> Il est temps d'en finir avec cette phrase terrible «ce n'est pas pour toi». Comme si le territoire, le nom ou le sexe devaient nous enfermer toute notre vie ! Les maths, les sciences n'ont pas de sexe !
> Le principal facteur d'inégalité salariale, c'est la maternité. La parentalité ne peut pas reposer uniquement sur la maternité. C'est pour cela que je souhaite la création d'un véritable congé de naissance. Ce serait un formidable accélérateur d'égalité.
> J'appartiens à une génération pour laquelle la République et la laïcité ne sont plus des évidences. Il faut les remettre au cœur de notre société. Une enfant de 7 ou 10 ans à laquelle on prescrit le port du voile n'est pas élevée dans la liberté ou l'émancipation. C'est notre responsabilité de les protéger.
> J'appartiens à une génération pour laquelle la République et la laïcité ne sont plus des évidences. Une génération qui pensait que les combats de l'égalité, de l'éradication des violences ou de la lutte contre l'antisémitisme seraient derrière nous. En 2027, il faudra du courage pour porter ces combats. Et je les porterai dans le débat national.
> La santé des femmes, c'est leur santé sexuelle et gynécologique. C'est aussi leur santé tout court. Aujourd'hui, la 1ère cause de mortalité des femmes, ce sont les maladies cardio vasculaires. A l'Elysée aux côtés du président de la République, avec des professionnels de santé et des personnalités engagées.
> Nous avons été les premiers à créer un index pour mesurer et surtout corriger les inégalités salariales. Et chaque année, nous progressons. Depuis 2019, 1001 entreprises ont été mises en demeure et 101 ont été sanctionnées. Nous ne cédons rien.
> On peut faire en sorte que la parentalité soit partagée. Dans les 10 années qui suivent la naissance du premier enfant, les femmes perdent 38 % de leur niveau de rémunération : c’est le chiffre qu’on trouve au moment de la retraite.
> Je ne suis pas la seule à taire une grossesse. Dans plein de métiers, les femmes disent le plus tard possible qu’elles sont enceintes. Elles ont peur des conséquences.
> Le fait de vouloir faire de la politique et d’être engagée, il y a un rapport évident à l’image et à l’ego. Quand vous avez un enfant, ça vous repositionne complètement. Il y a quelqu’un qui est bien plus important que votre petite personne.
> Quand j'étais enceinte de ma fille, j'avais l'impression de ne jamais faire la bonne réponse. Si je prenais un long congé maternité, je n'étais pas un véritable animal politique et si je prenais un congé court, alors j'étais une mauvaise mère. Ce choix est intime. Il est celui des femmes. Et il n'appartient qu'à nous.
> On ne compte que 1% de femmes parmi les maçons qualifiés et les ouvriers du gros œuvre bâtiment. Pourquoi se priver de tant de talents ? Pourquoi limiter les horizons de nos enfants ?
> En complément de l’augmentation significative et continue des moyens alloués depuis 2017 aux politiques en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le prochain Budget marquera une avancée décisive : il intégrera pleinement l’égalité femmes-hommes dans les politiques budgétaires, en veillant à ce que chaque mesure soit évaluée au prisme de cette exigence. Un bleu budgétaire sera réalisé afin de démontrer et comptabiliser l'engagement de chaque Ministère. Il traduit ainsi l’engagement du Président de la République, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la Grande Cause de ses deux quinquennats et du Gouvernement qui en fait une priorité de son action. », Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
Astrid
Panosyan-Bouvet (ministre
déléguée auprès de la ministre du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des
Familles, chargée du Travail et de l’Emploi)
> À la veille de la Journée mondiale des Droits des Femmes, chercheurs,
dirigeants d’entreprises, partenaires sociaux, nous sommes retrouvés au ministère
du Travail pour une conférence sur l’égalité femmes-hommes au travail. L’index
de l’égalité professionnelle 2025 atteint 88,5/100 : un progrès, mais nous
devons aller plus loin ! La directive européenne sur la transparence salariale
impose désormais aux entreprises d’afficher les salaires et de justifier tout
écart de plus de 5 %. Continuons d’agir avec exigence pour accélérer l’égalité
professionnelle !
> Ravie d’avoir participé au Women Entrepreneurship Summit à l’UNESCO, organisé par Nemow Lab, pour aborder un enjeu clé : la difficulté d’accès aux financements pour les entrepreneuses. Deux priorités : aménager des dispositifs adaptés pour financer leurs projets et lever les freins (biais, stéréotypes et autocensure) qui limitent encore trop l’entrepreneuriat féminin.
> Pour qu’une femme payée au smic, locataire et qui élève
seule ses deux enfants, voie son revenu disponible croître de 100 euros,
il faudrait que son employeur lui accorde une augmentation de plus de
750 euros.
C’est la résultante de l’accumulation de plusieurs effets de seuil relatifs aux
allégements généraux évoqués lors de la discussion du projet de loi de
financement de la sécurité sociale (PLFSS) mais aussi aux différentes
prestations, en l’occurrence la prime d’activité, les aides personnelles au
logement (APL) et les prestations familiales.
Pour remédier à cette situation, nous agissons en deux temps. La solidarité à
la source a été lancée le 1er mars, avec le préremplissage
automatique des déclarations trimestrielles des allocataires du RSA et de la
prime d’activité, à l’image de ce qui existait depuis 2019 s’agissant des APL.
Le deuxième temps, annoncé par Catherine Vautrin, c’est la création de cette
fameuse allocation sociale unifiée. Cela nécessite du temps et du travail, car
notre pays compte aujourd’hui plus d’une douzaine de minima sociaux, calculés
selon des bases ressources différentes. Le gouvernement veut conduire cette
réforme pour éviter les effets de seuil et faire en sorte que le travail paie
davantage.
> Le taux de pauvreté des aides à domicile, qui pourtant
exercent un travail, est de 18 %, contre une moyenne de 8 % pour
l’ensemble de la population. Cette situation résulte essentiellement du temps
partiel subi : ces femmes cumulent salaire horaire bas, trop peu d’heures
travaillées et amplitudes horaires importantes.
À la suite de la conférence sociale sur les bas salaires organisée en
octobre 2023, nous avons demandé à l’inspection générale des affaires
sociales (Igas) un rapport sur le temps partiel subi. Je souhaite que les
partenaires sociaux puissent s’en saisir pour étudier cette question et nous
proposer des solutions sur ce sujet qui affecte très majoritairement – à
80 % – les femmes.
> L’étude publiée en janvier par la Drees, sur la
protection sociale en Europe en 2023 montre que la France a une
particularité : le travail finance la protection sociale de manière
anormalement élevée par rapport à nos partenaires européens.
Même après application des allégements généraux, les cotisations employeurs,
dont le niveau a fait l’objet d’un débat lors de l’examen du PLFSS, sont encore
parmi les plus élevés dans le financement de la protection sociale. Il en va de
même s’agissant des cotisations sociales salariales. L’écart entre salaire brut
et salaire net constitue donc un véritable problème, sur lequel nous avons
commencé à travailler.
En effet, dès 2018, nous avons supprimé les cotisations salariales maladie et
chômage pour plus de 20 millions de salariés et les cotisations salariales
sur les heures supplémentaires. Nous avons procédé à des baisses des
cotisations des travailleurs indépendants. Toutefois, il faudra bien finir par
engager une réflexion globale, fondée sur le principe que le travail doit
financer les risques liés au travail, à savoir les retraites, l’assurance chômage
et les accidents du travail, alors qu’il finance aussi des protections
universelles telles que l’assurance maladie ou la famille. Le travail doit
d’abord financer les prestations contributives associées au travail et non pas
les protections universelles.
> Depuis 2008, l’État s’est fixé des objectifs clairs pour promouvoir des conditions de travail décentes dans le secteur du nettoyage. Je pense en particulier aux horaires de travail en journée et en continu, à l’image des pays scandinaves, où la présence de femmes faisant le ménage dans les bureaux ne pose de problème à personne, alors qu’elles ont tendance à être invisibilisées en France.
> En lien avec les préventeurs et les partenaires
sociaux, le ministère du travail promeut plusieurs plans visant à renforcer
structurellement la culture de prévention en entreprise, notamment en
accompagnant les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME).
Des mesures fortes ont été déployées pour lutter contre les accidents graves et
mortels qui, comme vous l’avez rappelé, sont encore très nombreux en France. Le
plan de prévention des accidents de travail graves et mortels comporte
vingt-sept mesures phares ciblant les publics les plus vulnérables : les
jeunes, les intérimaires, les nouveaux arrivants dans l’entreprise et les
travailleurs détachés. Il prévoit des actions de sensibilisation et de
formation, le renforcement des mesures de prévention, le développement d’outils
de reconnaissance ou encore des actions ciblées de l’inspection du travail.
Le 3 février, j’ai réuni le Conseil national d’orientation des conditions
de travail (CNOCT). J’ai demandé à M. Bernard Thibault et à
Mme Dominique Carlac’h, qui ont présidé à la charte sociale des Jeux
olympiques (JO) de Paris 2024, de tirer les enseignements de la forte
diminution de l’accidentologie – elle a été divisée par quatre – lors
des travaux préparatoires des grands sites des Jeux. Ils parraineront désormais
un groupe de contact chargé de travailler avec les branches professionnelles
qui connaissent le plus d’accidents graves et mortels.
Nous travaillons également à d’autres pistes, comme inciter les donneurs
d’ordre publics à intégrer la prévention des accidents du travail à leur
politique d’achat responsable. Je pense aussi au renforcement de la coopération
entre les services judiciaires et l’inspection du travail, un point crucial qui
correspond à une demande des associations et des partenaires sociaux. Enfin, il
est envisagé de créer une équipe chargée d’analyser les accidents du travail
pour en identifier les causes et proposer des solutions ; elle serait
composée de préventeurs et d’agents de contrôle et placée auprès de la direction
générale du travail (DGT). Je précise que les conclusions de la réunion du
3 février ont été saluées par les partenaires sociaux, notamment par les
syndicats.
> En France, près de 8 % des travailleurs sont
pauvres. Pour y remédier, nous essayons de stimuler les bas salaires par la
prime d’activité, avec une majoration familiale ; nous avons créé des
aides au logement dans le même but, c’est-à-dire compléter un faible revenu, un
pouvoir d’achat insuffisant.
Cependant, la question fondamentale reste l’écart entre le brut et le
net : nous avons à la fois un coût du travail parmi les plus élevés et un
salaire net parmi les plus bas d’Europe. Encore une fois, il faudrait une
discussion courageuse au sujet de ce salaire différé, mutualisé, qui nuit à la
compétitivité de nos entreprises et fait que le travail, dans notre pays, ne
paie plus autant qu’il le devrait, y compris pour les travailleurs qui ne sont
pas pauvres. Rappelons que le smic représente aujourd’hui 50 % du salaire
moyen et 60 % du salaire médian, signe que le revenu par habitant a pu se
dégrader au cours des dernières années.
> En matière d’égalité salariale, la marche sera encore longue : l’écart entre femmes et hommes atteint 22 %. Il est vrai que ce chiffre tombe à 14 % si l’on tient compte de la quotité de travail – 25 % des femmes travaillent à temps partiel – et même à 4 % à emploi et expérience égaux, mais après une baisse continue, il stagne depuis quelques années. L’index dont vous avez fait mention a permis d’infuser dans les entreprises concernées une culture de l’égalité professionnelle, d’amener à corriger un certain nombre de choses : je pense aux retours de congé maternité. Ce n’est pas suffisant ; nous avons engagé une concertation avec les partenaires sociaux au sujet de la transposition de la directive, qui doit être effectuée avant juin 2026 – nous aimerions que ce soit avant la fin de l’année. Ce texte nous aidera car il est très précis s’agissant des fourchettes de salaire, types de poste et autres indications.
> Nous avons en effet déploré 810 morts au travail,
en 2023, parmi les salariés du régime général. Ce sont 810 morts de trop.
Nous devons cependant faire attention aux comparaisons avec d’autres pays
européens, puisque les trajets professionnels et les malaises n’y sont pas
comptabilisés de la même façon – cela ne relativise cependant en rien le
chiffre français.
Depuis ma nomination, en septembre dernier, j’ai réuni le Conseil national
d’orientation des conditions de travail. À cette occasion, j’ai demandé à
Bernard Thibault et Dominique Carlac’h, coprésidents du Comité de suivi de la
Charte sociale de Paris 2024, de créer un groupe de contact. Les grands
chantiers des Jeux olympiques, où aucun mort n’a été à déplorer, ont en effet
montré qu’il était possible de diviser par quatre l’accidentologie : ce
groupe devra en tirer les enseignements, pour les appliquer aux dix branches
les plus gravement accidentogènes.
Nous allons également inciter les donneurs d’ordres publics à intégrer, dans
leur politique d’achat responsable, l’attention aux démarches de leurs
prestataires en matière de prévention des risques professionnels.
Nous travaillerons aussi à une coopération renforcée, en matière d’enquête sur
les accidents graves et mortels, entre les services judiciaires et l’inspection
du travail.
Nous ferons enfin jouer, plus encore, le levier de la formation, par le biais
de l’obligation, pour tout projet de certification professionnelle, de prendre
en compte les compétences en matière de santé et de sécurité au travail.
Les conclusions de cette réunion du Conseil national d’orientation des
conditions de travail ont été saluées par les partenaires sociaux et les
syndicats en particulier.
Nous devons, pour conclure, accélérer au sujet du Fipu, que huit branches ont
commencé à s’approprier : ce sont 200 millions d’euros que l’État,
chaque année, met à leur disposition pour aménager les postes de travail et
lutter contre l’usure professionnelle.
> Au Danemark, c’est 20 % de la protection sociale
qui est financée par les cotisations des employeurs et des employés ; en
France, cette part est de 55 %. C’est là une vraie difficulté, sur
laquelle j’appelle l’attention, notamment, de la gauche de cet hémicycle :
cela pèse sur le coût du travail et sur la compétitivité, mais aussi sur le
pouvoir d’achat. Le travail ne paye pas assez. Nous devons donc tous nous
pencher, avec courage, sur la question du financement de la protection sociale
et regarder ce qui se fait dans les pays qui, comme le Danemark, ont une réelle
ambition en cette matière.
Le service public de l’emploi doit également être amélioré. C’est le sens de la
réforme de France Travail, qui tend à orienter les bénéficiaires du RSA comme
les demandeurs d’emploi vers des formations, des formations préalables à
l’embauche ou des immersions professionnelles. Nous développons ainsi une
démarche de rapprochement du service public de l’emploi, des entreprises et des
offres de formation, tout au long de la recherche d’emploi.
Ce sont là les deux sujets fondamentaux : faire en sorte que le travail
paye – ce qui incitera plus au travail – et aider les demandeurs
d’emploi à trouver plus rapidement un travail en lien avec les besoins des
entreprises.
Amélie de Montchalin (ministre délégué auprès du ministre
de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique,
chargée des Comptes publics)
> Le déficit budgétaire, nous le combattons, mais nous voulons aussi
combattre le déficit d’égalité. En cette veille du 8mars, je suis fière
d’annoncer que toutes les mesures du budget 2026 seront étudiées quant à leur
impact sur l’égalité entre les femmes et les hommes. (…)
L’égalité femmes-hommes ne doit plus être une simple intention mais une réalité
mesurable dans l’action publique. En intégrant cet objectif dès la conception
de notre budget, nous faisons le choix d’une transformation structurelle et
durable. Dès 2026, plus aucune mesure nouvelle ne sera prise sans que son
impact ait été évalué au titre de l’égalité entre les femmes et les hommes.
> [Economie de guerre] Ce dont nous manquons ce n'est pas d'argent, c'est de la capacité de production à la hauteur des besoins du pays. (…) Ce n'est pas par encore plus d'impôts que nous trouverons le financement de ce qui doit être nos garanties.
Marc Ferracci (ministre délégué auprès du ministre
de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique,
chargé de l’Industrie et de l’Energie)
> 8 mars : Les femmes ont toute leur place dans l'industrie ! 4 exemples
de femmes qui ont fait partie de cette révolution de l'énergie et de
l'industrie :
- Marie Curie : Pionnière de la radioactivité, elle est la première femme à
avoir reçu le prix Nobel.
- Marguerite Perey : Découvreuse du francium, elle a ouvert de nouvelles voies
dans l'étude des éléments radioactifs.
- Anne Chopinet est une ingénieure française. Elle est l'une des sept premières
femmes entrées à l'École polytechnique, en 1972, première du classement cette
année-là.
- Laura Chaubard est devenue en 2022 la première femme à diriger l'École
polytechnique, elle œuvre pour inciter les étudiantes à choisir des filières
scientifiques.
> L'industrie a besoin de toutes les voix et de tous les
talents, aujourd'hui plus que jamais ! Plaisir de participer au webinaire sur
l'Industrie au féminin, l'occasion de souligner l'importance de féminiser notre
industrie aux côtés de nombreux experts passionnés et engagés
Dans l'industrie, les stéréotypes persistent et l'autocensure des jeunes filles
dans les matières scientifiques peut freiner leur engagement. J'ai tenu à
rappeler que l'industrie n'est pas seulement un secteur égalitaire, elle est
aussi un levier de performance et d'innovation pour notre pays. Pour répondre à
ce défi, des initiatives de mentorat et l'amélioration des conditions de
travail sont essentielles pour encourager les femmes à s'engager dans
l'industrie. Aujourd'hui, 70 000 emplois sont vacants, et nous avons besoin de
tous les talents, notamment de femmes, pour réussir notre réindustrialisation.
Le gouvernement est pleinement engagé dans cette dynamique avec des mesures
comme l'Index égalité, la loi Rixain, mais il est crucial d'aller plus loin
pour changer les mentalités et encourager les jeunes filles à se diriger vers
les métiers industriels. C'est un combat que je porte avec conviction
> Capacité militaire en France: Nous avons besoin de produire plus.
> Administration Trump : Nous devons agir de manière concertée, en Européens.
> Guerre en Ukraine: Il faut se préparer à être en capacité d'avoir un effort de guerre soutenu sur la durée.
> Un grand moment pour la souveraineté spatiale européenne ! Ariane 6 a décollé aujourd'hui pour son premier vol commercial depuis Kourou en Guyane, avec à son bord le satellite CSO-3, essentiel pour renforcer nos capacités de renseignement et de défense. Ce lancement, tant attendu, marque une étape majeure. Le satellite CSO-3 viendra compléter la mini-constellation de surveillance de la Terre pour le ministère français de la Défense, à 800 km d'altitude, afin d'améliorer la sécurité nationale. Un immense bravo aux ingénieurs et aux équipes qui ont rendu ce lancement possible, et à tous ceux qui, grâce à leurs innovations, permettent à Ariane 6 de briller avec le moteur Vinci, capable de se rallumer trois fois pendant la mission. L'avenir du spatial est entre de bonnes mains, et aujourd'hui, Ariane 6 nous en donne une belle démonstration.
Nathalie Delattre (ministre déléguée auprès du ministre
de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique,
chargée du Tourisme)
> Si les femmes représentent 80% des employés de l’hôtellerie, elles ne
sont qu’unn tiers à occuper des postes de direction.
> Auprès du Premier ministre et du gouvernement pour
présenter ma feuille de route pour un tourisme plus inclusif:
- Relance du label Destination pour tous
- Développement de la donnée au service de l’accessibilité
- Droit aux vacances pour tous.
Patricia Mirallès (ministre déléguée auprès du ministre
des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants)
> Être femme et militaire aujourd’hui c’est normal. Pilotes de chasse ou
d’hélicoptère, commandos parachutistes de l’air, mécaniciennes… À la base
aérienne d’Orange, j’ai rencontré des aviatrices qui, chaque jour, prouvent que
ces parcours sont à la portée de celles qui osent. Les mettre en lumière, c’est
montrer la voie à toutes celles qui veulent s’engager. En 2025, le taux de
féminisation est de 24% dans l'Armée de l’air et 17% dans l’ensemble des
armées. Il nous faut faire plus. À toutes les jeunes filles je veux dire : vous
êtes capables et légitimes !
> Longtemps, les femmes de la Résistance sont restées invisibles dans notre histoire. Les élèves du collège Jean Giono d'Orange ont mené un travail remarquable pour les sortir de l’oubli. Exposition, film, application interactive : ils ont redonné un visage et une histoire à ces résistantes, à ces combattantes, à ces héroïnes trop longtemps effacées. J’ai tenu à les rencontrer et à les remercier, eux et le corps enseignant, pour avoir montré que le courage et l'héroïsme ne s'accordent pas seulement au masculin.
> Quand j’avais l’âge de faire le service militaire, les femmes n’y avaient pas droit. C’était pour moi un regret. Aujourd’hui, je dis aux jeunes filles qu’elles ont le droit de rêver. Elles peuvent être pilotes de chasse, soldats, contrôleuses des airs ou mécaniciennes parce que c’est possible, dans l’Armée ou en tant que réserviste.
> L’Europe entre dans une nouvelle ère spatiale ! Ce jeudi 6 mars, la fusée Ariane 6 a décollé de Kourou pour son premier vol commercial. L’objectif : envoyer le tout dernier satellite de renseignement militaire français (CSO-3) sur orbite. Un grand pas pour notre souveraineté et notre futur européen dans l’espace.
Juliette Méadel (ministre déléguée auprès du ministre
de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation chargée de la Ville)
> En cette Journée des droits des femmes, je tiens à célébrer toutes
celles qui luttent, créent, éduquent et font face aux obstacles avec courage.
Soutenons les femmes fortes, les mères seules, les entrepreneuses et toutes
celles qui inspirent. « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en
droits » Olympe de Gouges.
> Au Comité interministériel du handicap, j’ai présenté
la 1ère feuille de route de mon ministère dans le domaine du handicap. Notre
objectif : améliorer le quotidien de tous nos citoyens en situation de
handicap. Pour l’atteindre, nous devons agir sur l’ensemble de ces leviers.
En 2025, la transformation immobilière de 1000 espaces France services a
débuté. Avec la Banque des territoires, nous voulons promouvoir la
généralisation en 2026 ce modèle à tous les espaces France Services.
Le Ministère chargé de la Ville mettra en place une sensibilisation au handicap
des agents de son réseau ministériel. L’objectif est que d’ici décembre 2025
tous les agents nommés aient suivi cette sensibilisation. En 2026, l’ensemble
des nouveaux agents nommés suivront cette sensibilisation.
Laurent Saint-Martin (ministre délégué auprès du ministre
de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur et des
Français de l’étranger)
> Le conseil européen d’hier a marqué un tournant : l’Europe doit
renforcer sa capacité de défense. C’est la position que porte Emmanuel Macron depuis
2017. Nous y sommes. L’autonomie stratégique pour garantir la paix et la
sécurité.
> Une guerre commerciale n'est bonne pour personne. Si les États-Unis persistent, l'Europe ripostera fermement pour protéger ses industries et emplois. L’unité européenne est notre meilleure défense face à cette pression.
> La coopération entre la France et l'Ouzbékistan se renforce ! Avec le ministre Laziz Kudratov, nous avons abordé des projets clés dans l'énergie, les transports et la défense. Des partenariats stratégiques pour construire un avenir commun et durable.
Thani Mohamed Soilihi (ministre délégué auprès du ministre
de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et des Partenariats
internationaux)
> L’extrême droite réactionnaire s’en prend à notre politique de développement
en lui reprochant de soutenir les projets en faveur de l’égalité entre les
femmes et les hommes. Comment peut-on s’opposer à la défense des droits de la
moitié de l’humanité ! En ce 8 mars, je réaffirme l’urgence de promouvoir
l’égalité de genre partout et tout le temps.
> Défendre les droits de la moitié de l’humanité, c’est
une priorité du ministère des Affaires étrangères! En cette veille de la
journée internationale des droits des femmes, j’ai présidé au Quai d’Orsay la
table ronde consacrée à la thématique «Faire résonner les voix féministes
francophones en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles».
J’ai signé à cette occasion la convention de partenariat de l'alliance
féministe francophone, avec Equipop et l'AFD, qui vise à favoriser l'accès des
organisations féministes dans les enceintes multilatérales.
Des exemples à suivre, des discours inspirants, merci aux intervenantes!
Le ministère s’est doté de la première stratégie internationale en matière de diplomatie
féministe, en 2025.
Pour défendre chaque jour, l’égalité de genre !
● Autres
ministres
Gérald Darmanin (ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice)
> À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, j’ai
signé une instruction renforçant l’égalité professionnelle au ministère de la
Justice, ainsi qu’une convention avec l’association Femmes de justice.
L’égalité entre les femmes et les hommes au travail est une nécessité non
négociable pour l’État en tant qu’employeur. Le ministère de la Justice sera
pleinement mobilisé pour faire de cet objectif une réalité.
Bruno Retailleau (ministre d’Etat, ministre de
l’Intérieur)
> Les organisations féministes qui appellent à empêcher des associations
de manifester pour la Journée internationale des droits des femmes, au motif
qu’elles portent des idées politiques qui ne leur conviennent pas ou qu’elles
sont composées de femmes juives, font preuve du pire des sectarismes. La cause
des femmes mérite mieux que d’être prisonnière de ces méthodes néototalitaires.
Catherine Vautrin (ministre du Travail, de la Santé, des
Solidarités et des Familles)
> Nous célébrons aujourd’hui la journée internationale des droits des
femmes. Leur santé est un sujet d’une importance majeure que j’ai souhaité
mettre en avant à l’occasion de cette journée, et tout au long de ce mois de
mars. Merci à celles qui, hier à Lille, ont accepté de parler de Santé mentale,
endométriose, assistance médicale à la procréation, IVG… autant de sujets qui
touchent les femmes dans leur quotidien.
> Les résultats de l’index de l’égalité professionnelle ainsi que les indicateurs de la Loi Rixain ont été publiés ce matin pour l’année 2025. Les avancées en matière d'égalité professionnelle sont encourageantes, elles témoignent d'une prise de conscience croissante et d'un engagement en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Alors que nous célébrerons demain la journée internationale des droits des femmes, il nous faut continuer à travailler ensemble pour garantir que chaque femme ait les mêmes opportunités de réussite que les hommes.
> Aux côtés de femmes engagées dans la Marne pour échanger sur l’entreprenariat féminin à la veille du 8 mars, journée internationale des droits des Femmes. Leurs parcours inspirants doivent servir d’exemple a toutes celles qui souhaitent entreprendre.
> En visite ce matin dans les locaux de l’Urssaf Nord pas de Calais pour aborder le sujet de la fraude sociale. Je salue le formidable travail réalisé par les équipes de l’Urssaf pour lutter contre la fraude. Ces efforts ont permis d’obtenir un résultat historique : l’Urssaf a redressé près de 1,6 milliard d’euros en 2024 au titre de la lutte contre le travail dissimulé, soit 400 millions d’euros de plus qu’en 2024, 800 millions de plus qu’en 2023. Nous devons poursuivre nos efforts pour que chaque euro fraudé soit récupéré. Notre objectif est clair : atteindre 5,5 milliards d’euros de redressement pour la période 2023-2027.
Eric Lombard (ministre de l’Economie, des Finances et de
la Souveraineté industrielle et numérique)
> L’industrie Française en première ligne pour reconstruire l’Ukraine et
l’aider à se relever. Ces entreprises lauréates s'apprêtent, dans les mois à
venir, à intervenir directement sur le sol Ukrainien pour soutenir le déminage,
renforcer la résilience du réseau électrique, améliorer la santé des
populations et assurer la salubrité des villes. L’Ukraine, un pays ami qui peut
compter sur les Français pour faire face. Grands groupes comme PME, nos
entreprises s’engagent partout dans notre pays, pour soutenir l’économie et
contribuer à la reconstruction de l’Ukraine.
> Préparer la paix. Aider à reconstruire l’Ukraine.
> Avec la première vice-première ministre de l'Ukraine à Bercy. Nous sommes à leurs côtés. Pour leurs droits fondamentaux. Pour la paix.
Rachida Dati (ministre de la Culture)
> Stop aux violences et harcèlements sexistes et sexuels ! Renforcer la
lutte contre les VHSS dans le secteur de la culture est une exigence ! À la
veille du 8 mars, j’ai lancé un nouveau Plan de lutte contre les VHSS dans la
culture. Les actions 2025-2027 du ministère seront déployées autour de 5 axes :
- Prévenir et former
- Mieux repérer et signaler
- Agir rapidement
- Accompagner les victimes
- Protéger les mineurs
Nous allons :
- Conditionner les aides et labels à l’existence de dispositifs de lutte contre
les VHSS
- Demander l’encadrement des scènes sensibles avec des coordinateurs d’intimité
- Renforcer les capacités d’accompagnement de de la cellule Audiens auprès des
victimes
La culture doit être un espace de respect et de sécurité : tolérance zéro!
Annie Genevard (ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté
alimentaire)
> « À toutes les femmes du milieu agricole : un jour, on viendra vous
chercher, vous verrez. » Lors du Salon de l’agriculture, j’ai voulu mettre en
lumière celles qui font vivre notre agriculture et notre secteur
agroalimentaire. Agricultrices, cheffes d’exploitation, étudiantes,
entrepreneuses : elles sont nombreuses à s’engager chaque jour, malgré les
défis et les freins qu’elles peuvent rencontrer. C’est pourquoi j’ai organisé
une table ronde pour donner la parole aux agricultrices sur leur place et leur
avenir dans la profession. C’est aussi pour cette raison que j’ai participé au
lancement du club des femmes de l’agroalimentaire, pour renforcer leur
visibilité et leur permettre de se soutenir dans leur parcours. Mais il reste
encore beaucoup à faire. Mardi prochain, je lancerai un groupe de travail dédié
à la place des femmes en agriculture. L’objectif ? Identifier concrètement les
freins à leur installation et à leur progression, et proposer des solutions
pour qu’elles puissent prendre toute leur place dans ce secteur. Parce que
notre agriculture a besoin de toutes ses forces vives. Parce que l’égalité ne
doit pas être un combat solitaire, mais une cause collective. À toutes les
femmes du milieu agricole : nous serons là pour vous accompagner, vous soutenir
et vous encourager.
Laurent Marcangeli (ministre de l’Action publique, de la Fonction
publique et de la Simplification)
> A la veille de la journée internationale des droits des femmes, j’ai
souhaité réunir des femmes et des hommes aux parcours inspirants pour échanger
sur ce que vivent les femmes au quotidien dans le monde du travail. La fonction
publique, comme tous les secteurs, doit être exemplaire et garantir aux femmes
toute leur place. A cette occasion, j’ai annoncé de nouvelles mesures concrètes
en faveur de l’égalité.
Sophie Primas (ministre déléguée auprès du Premier
ministre, porte-parole du Gouvernement)
> En déplacement hier en Saône-et-Loire, j’ai eu, grâce à la Sénatrice
Marie Mercier, la chance d’échanger avec de nombreuses femmes inspirantes et
engagées : des élues locales, des cheffes d’entreprise, des journalistes, des
gendarmes, des médecins, etc. Chacune d’entre elles a su oser et ose chaque
jour. Bien sûr, souvent oser ne suffit pas. C’est pourquoi le gouvernement est
au travail pour lever un par un les freins auxquels les femmes sont encore
confrontées. En cette journée internationale des droits des femmes,
rappelons-nous que le combat est loin d’être terminé !
Philippe Baptiste (ministre délégué auprès de la ministre
d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche)
> En cette journée internationale des droits des femmes, je veux
adresser un message à toutes celles qui trop souvent, au moment de choisir une
formation scientifique, doutent et se disent que ce n’est peut-être pas pour
elles : n’hésitez pas, foncez ! Nous avons besoin de vous et de votre talent. A
toutes celles qui devront faire un choix sur Parcours sup dans les prochains
jours : ne vous censurez pas et osez prendre le chemin que vous voulez vraiment
suivre.
> Depuis 2001, le prix Irène Joliot-Curie est essentiel pour encourager les vocations et reconnaître l’excellence au féminin. Félicitations à Sylvie Méléard, Aude Berheim, Morgane Vacher, Marie Verbanck, et Kate Grieve, lauréates du prix Irène Joliot-Curie 2024. Chacune d’entre elles incarne l'excellence des femmes dans la recherche scientifique. Avec Elisabeth Borne, nous sommes fiers de réaffirmer l'importance de telles distinctions pour promouvoir la place des femmes en science. Bravo à toutes !
> Très heureux d’être ce matin Muséum d’histoire naturelle
aux côtés du Premier ministre, d’Elisabeth Borne et d’Aurore Bergé. A la veille
du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous sommes nous
étions présents pour une matinée sur la thématique « Femmes en science ».
Merci aux femmes de sciences qui sont venues témoigner et partager, avec un
public notamment composé de lycéens et de lycéennes, leur parcours, leurs
difficultés et leurs réussites. Nous avons besoin de rôles modèles pour que les
jeunes filles de notre pays osent se lancer dans des carrières scientifiques à
la fois exigeantes et passionnantes.
µEn pleine période des vœux du Parcours sus, je leur dis : osez et croyez en
vous, la science française et européenne a besoin de vous ! A titre plus
personnel, très heureux d’avoir pu évoquer mon admiration pour Claudie
Haigneré, une femme de science, une femme de conviction, dont le parcours fait
la fierté de la France. Un immense merci à Mme Chassaing, mon professeur de
mathématiques au Lycée, c'est elle qui m'a donné le goût des mathématiques et
des sciences.
> La santé mentale est la Grande Cause Nationale de 2025. Améliorer celle de nos étudiants est une de mes priorités en tant que ministre. Aujourd’hui à l’Université de Tours, j’ai échangé avec celles et ceux qui font vivre son Service de Santé Étudiante, qui accompagne les étudiants en matière d’inclusion et de soutien à la santé mentale. Un véritable exemple à suivre, duquel nous devons nous inspirer !
> Si la France est un pays qui innove et qui attire, c'est notamment grâce à la qualité de ses formations, de ses chercheurs. Au centre d'études et de recherches technologiques spécialisé en microélectronique, le CERTEM+, rattaché à l’Université de Tours, j'ai échangé avec les docteurs, les étudiants et les industriels qui font le succès de la filière microélectronique dans notre pays, qui est un des leaders en la matière à travers l'Europe !
Yannick Neuder (ministre délégué auprès de la ministre du
Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargé de la Santé et
de l’Accès aux soins)
> En cette Journée internationale des droits des femmes, je souhaite
saluer toutes celles qui s’engagent chaque jour pour notre système de santé,
quelle que soit leur profession. Merci pour votre engagement, votre rôle est
essentiel.
Je veux aussi redire que la santé des femmes est une priorité du ministère de
la Santé. Trop longtemps sous-estimée, elle mérite des actions fortes et
concrètes. Nous allons intensifier nos efforts sur trois enjeux majeurs :
- Mieux prévenir les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité
chez les femmes, encore trop tardivement diagnostiquées.
- Combattre le cancer, notamment du sein et du col de l’utérus, avec un
meilleur accès au dépistage et à la vaccination contre les papillomavirus.
- Agir pour la fertilité, en améliorant l’accompagnement des parcours
d'assistance médicale à la procréation (AMP) et la prise en charge des
pathologies comme l’endométriose.
Prévention, dépistage, soins et accompagnement : nous devons et nous allons
faire plus pour la santé des femmes.
> J'ai défendu à l’Assemblée nationale une proposition de
loi qui vise à améliorer l’organisation des secours d’urgence. Parce que
derrière chaque intervention, il y a des vies en jeu, et surtout des femmes et
des hommes - pompiers, soignants, urgentistes - qui s’engagent sans relâche
pour nous protéger.
Le secours à la personne représente aujourd’hui 80 % de l’activité des
sapeurs-pompiers. Il était donc indispensable de mieux reconnaître leur rôle et
de clarifier leur coopération avec le SAMU, pour une prise en charge plus
fluide et plus efficace des urgences.
Elle a été adoptée à l’unanimité ! Une preuve que, quand il s’agit de santé et
de sécurité, nous savons nous rassembler pour avancer. C’est une victoire pour
tous ceux qui portent secours chaque jour et, avant tout, pour les Français.
Charlotte Parmentier-Lecocq (ministre déléguée auprès de
la ministre du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargée
de l’Autonomie et du Handicap)
> Les femmes en situation de handicap sont plus exposées aux violences.
Avec Aurore Bergé, nous agissons pour briser le silence, protéger et
accompagner.
Véronique Louwagie (ministre déléguée auprès du ministre
de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique,
chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises et de
l’Economie sociale et solidaire)
> Encourager l’entrepreneuriat féminin, un enjeu clé pour notre
compétitivité ! La 2e édition du Baromètre sur l’entrepreneuriat des femmes en
France dresse un état des lieux essentiel :
- 36 % des projets de reprise d’entreprise sont portés par des femmes.
- 41 % des cheffes d’entreprises intègrent le développement durable dans leur
stratégie.
- 28 % des femmes sont engagées dans la dynamique entrepreneuriale. Des données
précieuses pour mieux accompagner celles qui font bouger l’économie.
Clara Chappaz (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie,
des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’Intelligence
artificielle et du Numérique)
>L’Arcom demande le premier blocage de Cams Chat, qui n’a pas mis en
place de système de vérification d’âge. Ce n’est qu’un début : 17 sites, dont
Pornhub et Youporn, devront se conformer ou risquer d’être bloqués. Nous
continuerons d’agir pour protéger nos enfants !
> En janvier, je me félicitais des nouveaux pouvoirs de l’Arcom pour protéger nos enfants des contenus pornographiques. Une nouvelle étape est franchie : les sites étrangers comme YouPorn et Pornhub devront aussi vérifier l’âge, sous peine de blocage.
Valérie Létard (ministre déléguée auprès du ministre de
l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, chargée du Logement)
> À Fourmies, aux côtés des femmes victimes de violences A la veille du 8
mars j'ai visité ce matin le dispositif Aubépine, un refuge essentiel pour les
victimes de violences conjugales. En un an, 92 femmes et 162 enfants y ont été
accompagnés par dispositif global : soutien psychologique, une aide juridique
et administrative, un accompagnement au relogement ainsi que des ateliers de
reconstruction et de bien-être, pour permettre aux victimes de se reconstruire
durablement.
Avec 11 000 places d’hébergement, la France agit, mais nous devons aller plus
loin. Un logement sûr, c’est une nouvelle vie possible.
Engagée plus que jamais.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de
l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe)
> l’Europe a franchi un cap décisif en matière de défense et dans son
soutien à l’Ukraine.
- Défense européenne
- Flexibilité budgétaire pour les États membres et repriorisation du budget de
l’UE
- Emprunt de 150Mds€ pour financer les capacités des États sur le court terme
- Mobilisation des fonds privés
- Identification des domaines stratégiques prioritaires (défense antiaérienne,
drones, spatial, cyber…)
- Soutien à l’Ukraine : une paix solide et durable seulement possible si
acceptée par l’Ukraine et assurant sa souveraineté ; 30,6Mds€ en 2025 via
l’UE et le G7 ; accélération et hausse des livraisons d’armes, défense
aérienne, munitions ;sécurité garantie avant, pendant et après les
négociations de paix ; l’Europe doit être partie prenante des discussions
L’Europe avance pour prendre son destin en main.
> Le réveil stratégique des Européens est en marche.
► Assemblée
nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Iran, Afghanistan, États-Unis … Partout, les droits des femmes
reculent. Ce qui hier semblait gravé dans le marbre vacille sous nos yeux.
L’histoire l’a prouvé : aucun droit n’est intouchable. À vous, les jeunes
filles de France et du monde, battez-vous sans relâche pour vos droits, et pour
celles qui, partout dans le monde, en sont encore privées.
> Encore trop peu présentes dans le secteur naval, elles ne représentent que 6 % des ouvriers. Au CINav à Brest, des actions concrètes sont menées pour ouvrir ces métiers à toutes. Cap sur la féminisation et l’égalité professionnelle !
► Partis
politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire
général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à
l’Assemblée nationale)
> Il est long, le chemin de l'Égalité.
Même dans la Nation des droits qu'est la France, où notre peuple est si épris
de Liberté, l’Égalité entre les femmes et les hommes a dû être et est toujours
le fruit de combats. De combats parfois permanents.
Un an après le message d’espoir exprimé par notre pays, un an après
l’inscription du droit à l’IVG dans notre Constitution, face aux offensives
réactionnaires à travers le monde, je réaffirme mon engagement, celui des
députés de mon groupe et du parti Renaissance, pour inscrire l’IVG dans le
droit européen.
Pour que les jeunes filles fassent davantage le choix des maths, des sciences,
des métiers qui sont en train de façonner l’avenir qui est devant nous, en
particulier avec l’IA.
Pour que les femmes ne subissent plus les temps partiels ou les carrières
hachées. Pour qu’elles n’aient plus à choisir entre s’accomplir
professionnellement ou s’épanouir dans leur vie de famille. L'émancipation
économique des femmes est une priorité absolue et elle passe par l’éducation
des jeunes filles.
Pour que les femmes puissent sortir sereinement dans la rue sans se poser de
questions sur ce qu’elles portent, puissent rentrer tard le soir à la maison
sans devoir jeter un œil derrière elles.
Pour que les femmes n’aient plus à devoir surveiller leur verre en soirée et ce
qui peut être mis dedans. Et que le consentement puisse être dans toutes les
situations, du début à la fin, donné et respecté.
Pour que les violences contre les filles et les femmes soient éradiquées, dans
les familles, dans les couples, séparés ou non, et dans les rues.
La France est et sera toujours la Nation pionnière de l’Égalité.
De nouveaux droits sont à conquérir, une société plus saine est à bâtir, un
meilleur accès aux soins est à offrir, des regards que nous portons les uns sur
les autres sont à changer, profondément.
En ce 8 mars, pour toutes les femmes qui souhaitent pouvoir choisir leur vie,
nous nous tenons et nous nous tiendrons toujours en première ligne.
> À ceux qui, du Kremlin au Bureau ovale en passant par
Marine Le Pen, présentent les Ukrainiens comme va-t-en-guerre, je rappelle des
choses simples.
L'Ukraine veut la paix, la Russie veut l'Ukraine.
L'Ukraine veut la liberté, la Russie veut un empire.
L'Ukraine veut l'Europe, la Russie veut la disloquer.
> Un grand pas pour l'homme, un bond de géant pour notre
indépendance.
Pour son premier vol commercial, Ariane 6 vient de mettre en orbite avec succès
un satellite d'observation militaire CSO-3.Félicitations à toutes les équipes
d'Ariane, du CNES et de la DGA. Fierté française !
Roland Lescure (député)
> Mon message pour nos concitoyens français établis en Amérique du Nord
Chères Françaises, chers Français établis aux Etats-Unis et au Canada,
Dans cette période historique, je souhaitais d'abord prendre de vos nouvelles.
Le mois dernier a été particulièrement mouvementé, marqué par de nombreuses
annonces de la part du Président Trump et leurs conséquences plus que
significatives pour son voisin canadien. Hier, lors de son discours devant le
Congrès, le président américain a semblé prêt à continuer à appliquer et à
accélérer ses annonces : application de nouveaux droits de douane sur les
produits canadiens, mexicains et chinois, mise-à-pied dans les services
fédéraux initiées par M. Elon Musk, gel de l'aide américaine à l'Ukraine, lutte
contre les droits des minorités LGBTQIA+, et j’en passe.
Vous qui êtes aux Etats-Unis, certains ne doivent plus reconnaitre le pays que
vous avez décidé de rejoindre. Vous serez impactés au quotidien par cette pluie
de décrets et d’annonces, tant sur le plan économique que sur celui des
valeurs. Je pense également à nos concitoyens qui travaillent quotidiennement
avec l'Europe et qui se voient imposer des barrières douanières, ce qui ne fera
qu'aggraver la hausse des prix et impacter vos entreprises. Nous sommes à vos
côtés !
Pour ceux basés au Canada, vous serez aussi impactés par ces annonces. Je pense
à nos concitoyens français travaillant pour des entreprises françaises ou
canadiennes qui commercent avec les Etats-Unis, qui ont des amis ou de la
famille aux États Unis, qui sont légitimement préoccupés par les velléités
d’annexion de votre pays d’adoption. Nous sommes à vos côtés !
Nul doute, nous vivons une profonde transformation politique, diplomatique et
relationnelle. Le président des Etats-Unis remet totalement en cause l'ordre
mondial tiré des cendres de la seconde guerre mondiale et que ses prédécesseurs
Républicains comme Démocrates ont bâti depuis les 80 dernières années.
Ce que nous voyons depuis quelques semaines, c’est un M.
Donald Trump inféodé à Vladimir Poutine, qui réduit les relations diplomatiques
américaines à de simples transactions. Pourquoi s’embêter à avoir des valeurs
quand on peut tout simplement gagner plus d’argent ?
Dans le monde de M. Donald Trump, l’agresseur russe devient l’agressé et la
victime ukrainienne ne veut plus la paix et se contente bien de cette guerre.
Lundi soir, un nouveau pas a été franchi : en gelant l’aide militaire
américaine aux Ukrainiens, M. Donald Trump donne son feu vert à la logique
impérialiste de M. Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, l’Europe sera son
prochain objectif, sans les Etats-Unis d’Amérique pour l’arrêter.
C’est un renversement d’alliance.
Bien avant ce prolongement de guerre déclenchée par M. Vladimir Poutine en
février 2022, le Président de la République, M. Emmanuel Macron, a joué et
continue toujours de jouer un rôle central dans les négociations et les efforts
pour parvenir à une paix durable en Ukraine.
Les Européens se réunissent pour renforcer leur cohésion face à l’accélération
des décisions. Une réunion à l'Élysée le 19 février a lancé des initiatives,
suivie d'une visite à Washington le 24 février. Le Royaume-Uni a également
contribué en réunissant des dirigeants à Londres le 2 mars. Le Conseil européen
du 6 mars doit amorcer la mise en place de la sécurité européenne.
Dans ces moments de crise, un enseignement est toujours bon à tirer : la
vraie couleur des partis politiques nationaux. Pour le RN, aucune réaction
après l’altercation entre MM. Zelensky et Trump à Washington. Selon Mme Marine
Le Pen, la séquence n’avait rien « d’extraordinaire ». M. Jordan Bardella et
Mme Marine Le Pen avaient d’ailleurs refusé d’assister à la réunion des chefs
de parti. Il est toujours étonnant de voir combien les nationalistes sont
toujours les premiers à se soumettre aux autocrates du monde. Côté Insoumis,
les choses sont aussi claires : M. Mélenchon continue de penser que les
Européens diabolisent M. Poutine.
Nous, Européens, savons ce qu’il en est des discours de paix quand on attaque
un de nos alliés. Nous, Européens, avons la mémoire de l’invasion de la Pologne
et des discours Munichois. Ils ont conduit à la guerre que l’on croyait
éviter ; ont conduit la France au déshonneur.
Les forces républicaines et démocrates en France doivent s’unir. Il ne s’agit
pas d’effacer artificiellement nos différences, de gommer nos convictions.
Communistes, écologistes, socialistes, sociaux-démocrates, libéraux et
républicains de droite avons face à nous des ennemis qui combattent les valeurs
fondamentales sur lesquelles nous avons bâtis notre démocratie. Des ennemies de
l’intérieur qui font la propagande de nos adversaires sur la scène
internationale.
Unissons-nous, travaillons ensemble, discutons entre nous, organisons la
riposte. L’avenir de notre modèle démocratique, social, environnemental,
libéral, est remis en cause comme jamais il ne l’a été. Nos querelles internes
n’ont plus leurs places face à l’immensité des défis qui nous menacent :
faire comprendre à chacun de la mort d’un ukrainien sur notre continent sépare
de peu celle d’un polonais, d’un européen. Faire comprendre que la liberté
d’expression n’a rien à voir avec la liberté de mentir : quand l’une nous
libère, l’autre nous asservit. Faire comprendre à nos ennemis que la France,
l’Europe, ne se laisseront pas faire ; car c’est cela notre raison d’être.
Je vais prendre part à cette tâche, comme je le fais depuis cet été. Ce qui
nous unit est plus fort que ce qui nous divise. L’Europe peut être puissance et
c’est la responsabilité de tous, à commencer par nous les femmes et les hommes
politiques, de montrer l’exemple.
Cette Amérique, ce n’est pas l’Amérique que nous connaissons, que nous aimons,
et qui reste dans nos cœurs. Les réactions s’organisent. Aux Etats-Unis, les
gouverneurs et le système judiciaire résistent, des élus et citoyens s’élèvent.
Au Canada, on achète canadien. D’ores et déjà, la politique américaine a
un impact sur la dynamique électorale à l’œuvre dans le pays.
Pour discuter de tout cela, je vous propose d’échanger avec vous sur la
situation ensemble. J’organise une visioconférence en Zoom le lundi 10 mars
prochain à 18h à Paris, 13h sur la côte Est et 9h sur la côte Ouest.
Fidèlement,
Thomas Cazenave (député)
> Tandis qu'ailleurs les droits des femmes reculent, la France est
pionnière de l'égalité.
Olivia Grégoire (députée)
> Le combat pour l’égalité et pour garantir les droits inaliénables des
femmes, ce doit être tous les jours.
Meilleure prise en charge de l’endométriose, soutien aux mères seules, création
du délit d’outrage sexiste, beaucoup a été fait et beaucoup reste à faire.
On continue.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Les grandes crises révèlent les personnalités politiques. En lisant
cette interview, il apparaît clairement que si Marine Le Pen était au pouvoir
aujourd’hui la sécurité de la France et de l’Europe seraient gravement
compromises et en péril.
> Le Président de la République a raison de se battre pour la sécurité de la France et de l’Europe. Face à la volonté de la Russie de soumettre l’Ukraine et l’Europe la France a un rôle singulier à jouer pour assurer la sécurité et l’unité des Européens.
> Le réveil stratégique de l’Europe est enclenché ! Cette nuit les Européens ont décidé d’avancées décisives pour financer notre défense commune et poursuivre notre soutien à l’Ukraine. Face au retrait des Américains, il est temps de prendre en main notre propre sécurité.
> [Matériel militaire] L'enjeu c'est de produire en Europe mais aussi d'acheter en Europe.
David Amiel (député)
> Je proposerai la création d’un « crédit d’impôt (sur le revenu)
chercheurs ». Ciblant les chercheurs, public et privé, présents aux Etats-Unis (et
ailleurs) et s’installant en France, il soutiendrait leur niveau de vie pendant
4 ans. Un « brain drain » à l’envers!
Marie Lebec (députée)
> 8 mars. Il y a un an, nous avons gravé dans notre Constitution la
liberté des femmes de recourir à l’IVG. En cette journée internationale des
droits des femmes, célébrons le progrès et restons déterminés à avancer encore.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> À la fin de cette journée d’examen de propositions de loi portées par
le groupe démocrate, je suis heureux que nous ayons pu faire adopter des textes
concrets et utiles pour nos concitoyens, dans un esprit de dialogue et de
consensus. Je félicite mes collègues rapporteurs qui ont su, depuis le dépôt de
leur texte, jusqu’aux votes finaux, su faire aboutir leurs propositions,
adoptées à l’unanimité des votes exprimés.
Grâce au texte rapporté par Pascal Lecamp, nos concitoyens seront bientôt
davantage protégés face au démarchage téléphonique abusif, qui nous touche
tous, mais plus particulièrement les personnes les plus vulnérables face à ce
qui s’apparente parfois, au mieux, comme du harcèlement, au pire, comme des
tentatives d’escroquerie.
Grâce à l’action de Jean-Carles Grelier, l’ensemble des personnels de santé des
services d’incendie et de secours, médecins, infirmiers, pharmaciens,
psychologues et vétérinaires, qui œuvrent au quotidien aux côtés de nos
sapeurs-pompiers, disposeront bientôt d’un cadre d’emploi qui reconnaitra les
spécificités et la polyvalence de leurs missions.
µGrâce à la proposition de loi rapportée par Mickael Cosson, la lutte contre la
prolifération des frelons asiatiques sera enfin coordonnée et notre filière
apicole et notre biodiversité seront davantage protégées face aux ravages
qu’ils peuvent produire au sein des populations d’abeilles.
Grâce au texte d’Hubert Ott, nos vignobles seront davantage protégés de
maladies qui peuvent faire des ravages, comme la flavescence dorée, du fait
d’une politique de sanctions plus efficace pour l’arrachage de vignes
abandonnées qui représentent souvent des foyers d’infection potentiels.
Enfin, grâce au texte rapporté par Louise Morel, coécrit avec Nicolas Turquois,
les indivisions successorales conflictuelles pourront bientôt être résolues
plus efficacement et plus rapidement, désengorgeant les tribunaux, libérant du
foncier et permettant plus facilement aux héritiers plongés dans de telles
situations de sortir plus rapidement de conflits familiaux épuisants
Je tiens à saluer l’état d’esprit des collègues parlementaires de tous les
groupes qui ont participé aux débats dans une ambiance respectueuse et
constructive. Lorsque nous y mettons tous un peu de bonne volonté, il est
possible de débattre sereinement, sans renier ses valeurs, avec comme seule
boussole l’intérêt général. Cette journée de niche parlementaire l'a démontré.
● Parti radical
> Alors que les droits des femmes reculent dans le monde, le combat
continue en France.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Rien n'est jamais définitivement acquis. Il suffira d'une crise
politique, économique et religieuse pour que les droits des femmes soient remis
en question. »
Les amendements d’extrême-droite au Parlement européen contre l’IVG, la pilule
du lendemain, l’égalité salariale ou la contraception.
La tendance Your body my choice sur les réseaux sociaux et les discours
masculinistes éhontés de Musk et Zuckerberg depuis l’élection de Donald Trump.
La prédiction de Simone de Beauvoir résonne plus que jamais en ce 8 mars.
Mais cette remise en cause n’est pas une fatalité. Nous continuerons toujours
avec Renew Europe à porter le combat féministe, face aux forces réactionnaires
qui prônent le retour au foyer et la violence. Il ne peut pas y avoir d’Europe
libre, sûre et prospère sans égalité des genres.
> Notre Europe est une grande puissance. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire un grand saut commun vers une défense européenne, mais nous en avons les moyens. Oui, le financement de notre défense commune va devenir réalité.
> Nos agriculteurs mesurent parfaitement le contexte européen et mondial pour le secteur. Nous devons conserver une approche politique et budgétaire commune : c’est la seule façon de servir notre agriculture.
> Nous entrons dans une ère géopolitique inédite pour le commerce international. Plus que jamais, nos liens économiques auront un impact étroit sur notre souveraineté européenne.
> La voix des Européens est plus forte que jamais quand nous parlons à l’unisson. Face aux menaces géopolitiques, l’engagement de la France pour la sécurité européenne est un atout colossal.
> Les experts estiment qu'il faut 250 milliards d'euros par an pour nous protéger contre la Russie sans les Etats-Unis.