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vendredi 7 février 2025

Propos centristes. Monde – États-Unis: empêcher Trump de détruire les services publics / Allemagne: immigration et élections générales / Belgique: enfin un gouvernement et avec les centristes / Union européenne: la boussole de compétitivité face à la Chine et aux États-Unis / Punir le Rwanda pour son invasion du Congo…


Voici une sélection, ce 6 février 2025, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

► Union Européenne
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Yvan Verougstraete (député)
> Le futur des voitures électriques en Europe.
Passer à une mobilité douce en Europe ? C’est possible. Ne devenons pas le petit-déjeuner des chinois et ne nous laissons pas écraser par nos concurrents internationaux.
Deux leviers importants :
- Faire en sorte que la législation européenne permette de garder les matériaux rares une fois qu’ils ont été extraits en Europe pour construire notre indépendance
- Travailler sur notre réseau électrique pour qu’il permette d’alimenter nos voitures.

> [Invasion du Congo par le Rwanda] Il est urgent de faire arrêter les massacres, créer des couloirs humanitaires et venir en aide à la population. Le temps n’est plus aux paroles mais aux actes, plus aux condamnations mais à l’action et aux sanctions ! Telles sont les conclusions de la réunion d’urgence que nous avons tenu au Parlement européen le représentant spécial de l'Union européen pour la région des Grands Lacs et la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo.

> Stop aux massacres au Congo: il faut des sanctions! Suspension de l'accord UE-Rwanda et délocalisation des évènements internationaux et rencontres internationales prévus au Rwanda en 2025 "La situation à Goma est catastrophique. L’Europe doit mettre tout en œuvre pour faire cesser les massacres et apporter de l’aide à la population. Nous saluons les 60 millions d’EUR d’aide humanitaire débloqués par l'Europe et la prise de position de la cheffe de la diplomatie européenne mais l’Europe doit se faire entendre bien davantage encore: nous demandons la suspension immédiate de l’accord EU-Rwanda ! Outre la suspension de cet accord, nous demandons également que, si la situation perdure, les événements internationaux prévus prochainement sur le territoire rwandais soient transférés dans d’autres pays hôtes. L’Europe ne peut rester spectatrice du meurtre de tant de personnes. Elle doit donc utiliser tous les leviers politiques, diplomatiques, financiers, commerciaux et médiatiques à sa disposition pour faire cesser le massacre.

> Bardella veut la fin du Greendeal: il a tort ! Mon «collègue» Jordan Bardella , leader de l'extrême droite française et européenne réclame la fin du Green deal. Il qualifie le pacte vert de «pacte de décroissance» et «d’inflation de normes». Pour être clair, il pense qu'en arrêtant la décarbonation de l’Europe, cela résoudra tous nos problèmes: il a tort! Que ce soit pour des raisons économiques ou écologique, c'est tout le contraire qu'il faut faire. D'ailleurs, quand je regarde la Chine, je me rends compte qu’elle a une approche bien différente. Ce pays voit la décarbonation non pas comme un frein, mais comme un levier de puissance. Résultat ? La Chine est aujourd’hui leader mondial dans des secteurs clés comme le solaire, l’éolien, les batteries, le nucléaire ou encore l'automobile électrique ou les trains. Elle a compris que la transition énergétique pouvait être une opportunité pour consolider sa position économique et industrielle.
En Europe, la situation est particulière. Depuis le milieu des années 2000, nous faisons face à une contraction physique : notre accès à l’énergie, qui avait toujours cru, est désormais limité. Ce manque de croissance énergétique impacte directement notre capacité à générer une croissance économique «réelle». Dans l'histoire, les gagnants ont toujours été ceux qui maîtrisaient leur énergie... Il ne faut pas se leurrer: supprimer le Green Deal ne changera rien à cette réalité ; cela ne fera pas revenir une énergie abondante ni une croissance infinie. Au mieux, cela masque les symptômes, pendant quelques temps. Mais gérer avec des œillères, on le sait, ne donne jamais de bons résultats. La seule stratégie durable est d'investir plus pour réussir au plus vite la transition vers une énergie décarbonée abondante et bon marché. Cela demande un effort conséquent maintenant dont nous tirerons les dividendes plus tard. Il parle aussi d'«inflation de normes», qui serait une conséquence de l’écologie.
Mettre cela sur le dos du Green deal, c'est simpliste et partiellement faux dans la mesure où le phénomène n'est pas seulement européen mais mondial et qu'il touche tous les secteurs. Pour moi, la vraie question n’est pas de supprimer les normes, mais bien plus de s’assurer qu’elles soient pertinentes et efficaces. Il faudra probablement prioriser, faire plus simple, plus confiance... Mais certainement pas au niveau de chaque pays comme le prône les nationalistes...
27 législations différentes, c’est 27 fois plus de normes, de complexité, et d'administratif. Enfin, il ne faut pas oublier les conséquences du réchauffement climatique. Dire qu’on pourrait "relancer l’économie" en tournant le dos à la transition écologique me paraît non seulement irréaliste mais même totalement suicidaire. Récoltes en baisse, infrastructures fragilisées, maladies qui se propagent, catastrophes naturelles exorbitantes... tout cela ne nous fera pas avancer.
A moins que ce soit la croissance dont rêve Mr. Bardella? La seule vraie question est de savoir combien nous allons perdre si nous n’agissons pas. Le seul vrai danger est que des positions comme celles-là nous paralysent et nous empêchent d'avancer. Le risque majeur, c'est de rester paralysé. Le Green Deal, bien sûr, n’est pas parfait.
Certains objectifs ne sont pas assez concrets et des ajustements sont nécessaires. Mais le rejeter en bloc ? C’est oublier que l’Europe n’est pas les États-Unis. Nous n’avons ni leurs ressources ni leur énergie bon marché. Juste pour rappel, l'Europe a importé pour près de 450 milliards d'EUR d'energie fossile en 2023 (autant de ressources qui ne serviront jamais le bien être des européens) alors que les américains en ont exporté pour 150 milliards d'EUR. Évidemment certaines choses se disent "facilement" mais la réalité est toute autre. Notre défi est de faire avec nos contraintes, de les transformer en opportunités. Faire comme si ces contraintes n’existaient pas, ce n’est pas sérieux. Ignorer la réalité, ce n’est jamais une stratégie gagnante.

> Cette election en Biélorussie est une mascarade, une farce et une fraude. Que ce soit clair, l'Union européenne ne reconnaitra pas Loukachenko, allié inconditionnel de Poutine, comme Président. Nous soutiendrons tous ceux qui, en Biélorussie ou ailleurs seront en faveur d'élections libres et équitables dans le pays!

> Ou quand les États Unis font la promotion et le sponsoring de l’extrême droite en Europe afin de mieux la diviser… Russes, chinoises, américaines, les tentatives d’ingérence se multiplient; Et le paradoxe, c’est que notre souveraineté est en grave danger, mais c’est l’extrême droite qui disait pourtant défendre cette même souveraineté qui est complice de ces puissances étrangères. Si nous ne sommes pas unis, nous serons asservis!

> Musk sait que chaque fois qu'il pousse l'extrême droite, il affaiblit l'Europe. Il le fait délibérément pour renforcer les intérêts américains et faire avancer ses idées liberticides.

> Musk doit s'expliquer devant le Parlement européen. Une réponse européenne ferme est impérative et urgente. Ces dernières semaines, l'Europe a été menacée et attaquée sur les principes même de l'État de droit. De gros soupçons pèsent notamment sur l'utilisation partiale et sans modération de X par son propriétaire. Une réaction européenne s'impose face à ces tentatives d'ingérence qui mettent en danger les processus démocratiques en Europe! Elon Musk doit venir s'expliquer devant le Parlement européen. Nous devons le convoquer et le sommer de s'expliquer ! Et si les manipulations ou le non-respect des règles européennes sont avérés, il faudra prendre des mesures à la hauteur du préjudice.

 

João Cotrim (député)
> Nous saluons la publication de la Boussole compétitivité. Elle fait écho aux solutions du rapport Draghi, que Renew Europe considère toujours comme un signal d’alarme lucide et courageux. La boussole véhicule également un sentiment d'urgence à travers des expressions telles que « Il est temps de passer à l'action ». Mais le rapport Draghi a été publié il y a presque six mois déjà, et cette boussole risque de ne se résumer qu’à des paroles si elle n’est pas soutenue par des réformes urgentes et concrètes afin d’éviter la « lente agonie » de l’Europe. Nous exhortons la Commission européenne d’agir rapidement et de manière décisive pour une Europe plus compétitive, innovante, intégrée et moins compliquée. Il n’y a pas de temps à perdre.

 

Helmut Brandstätter (député)
> La vague de violence et de persécution déclenchée en Serbie contre les manifestants pacifiques, en particulier les opposants politiques et les étudiants, relève de la responsabilité du gouvernement. Je ne m'attends pas à ce que ces attaques fassent l'objet d'une enquête approfondie, d'autant plus que le président lui-même encourage la violence dans ses déclarations. Un conducteur qui fonce sur un manifestant ou une attaque lâche contre des étudiants à 3 heures du matin en sont de bons exemples.

> Les prétendues élections de ce week-end au Bélarus sont une farce. L'UE et ses partenaires ne reconnaissent pas Loukachenko comme président. Il est illégitime, c'est un criminel et il doit être traduit en justice. Nous continuerons à soutenir les forces démocratiques au Bélarus, dirigées par Mme Tikhanovskaïa, jusqu'à ce que des élections libres et équitables soient organisées dans le pays.

 

Gerben-Jan Gerbrandy (député)
> La droite européenne a montré beaucoup d'allant pour travailler avec l'extrême-droite, mais cela ne marchera pas sur le long terme quand il s'agira de passer des textes pour faire avancer l'Europe. L'Europe doit s'unir face aux grands défis mondiaux, or l'extrême droite au Parlement est ferment de division. Ursula von der Leyen a le choix entre une majorité détricoteurs à droite ou une majorité centrale bâtisseurs au centre.

 

Marie-Agnes Strack-Zimmermann (députée)
> Les libéraux souhaitaient une commission SEDE à part entière au sein du Parlement et nous avons obtenu gain de cause. Il s'agit d'une étape essentielle compte tenu de l'importance croissante de la politique européenne de sécurité et de défense. Je tiens à remercier sincèrement mes collègues de m'avoir élue présidente de cette nouvelle commission à part entière.
La nouvelle commission SEDE sera un organe de contrôle fort et une force motrice dans le domaine de la politique européenne de sécurité et de défense. Notre action commune déterminera si l'Europe est prête à faire face aux menaces actuelles et futures et si nous pouvons prendre au sérieux notre responsabilité en matière de défense. Le Parlement et la Commission soutiendront pleinement l'Ukraine - pas aussi longtemps qu'il le faudra, mais autant qu'il le faudra - et feront avancer le développement de capacités de défense européennes adaptées à la situation mondiale actuelle en coopération avec les États membres de l'UE et investiront dans le maintien de l'avance technologique dans le secteur de la défense. Je me réjouis de travailler avec mes collègues du SEDE et de l'ensemble du Parlement sur cette tâche importante.

 

Michał Kobosko (député)
> Un budget de défense sérieux reste essentiel et les besoins de soutien de notre industrie sont considérables. Les fonds du budget européen actuel demeurent insuffisants. Nous avons besoin d'une réponse budgétaire à la hauteur de l'IRA américain. Sans ce niveau d'engagement, l'Europe ne gagnera pas la course mondiale.

> Les élections orchestrées par l'État sous le régime criminel de Loukachenko continuent de priver le peuple biélorusse de son droit fondamental à choisir ses dirigeants et à déterminer son avenir. Le dictateur brigue aujourd'hui un septième mandat. Les sanctions ciblées et les mesures économiques imposées par l'UE à l'encontre des individus et des entités biélorusses doivent être plus larges et plus fortes.

 

Oihane Agirregoitia Martínez (Espagne)
> Nicolás Maduro n'a pas de légitimité démocratique et nous le répéterons ici au Parlement européen autant de fois que nécessaire. Le 28 juillet 2024, les élections présidentielles vénézuéliennes ont vu la victoire d'Edmundo González Urrutia, selon les données compilées par l'opposition, et il doit être considéré comme le président légitime du pays.Nous appelons donc la communauté internationale à accepter la volonté du peuple vénézuélien et à le reconnaître comme le président légitime et démocratiquement élu, et la Cour pénale internationale à enquêter sur tous les crimes contre l'humanité présumés commis par le régime de Maduro.

 

Sophie Wilmès (députée)
> Les États-Unis sont nos alliés, nos partenaires historiques. Nos liens privilégiés avec les Américains doivent perdurer à travers les époques et les difficultés, comme ce fut le cas jusqu'à présent. Il est vrai que les amitiés sont aussi faites de discussions franches, sans détour. Nous, Européens, devons être unis, solides sur nos fondamentaux et autonomes. Ce n'est qu'ainsi que la relation peut être équilibrée. Et quand notre groupe Renew Europe parle de travailler à la sécurité économique ou encore à la défense de nos intérêts stratégiques en Europe, par exemple, c'est exactement dans ce but-là.

 

● Allemagne 
♦ FDP 
Christian Lindner (président) 
> Alors qu’on est à nouveau en train de distribuer des fonds publics, ce dont nous avons besoin, c’est d’une compétitivité. Seules les entreprises prospères peuvent offrir des emplois bien rémunérés.

> Notre offre pour plus de contrôle et de cohérence dans la migration : montrons, en tant que partis démocratiques, une solidarité entre les partis.

> Les Verts torpillent un pacte de migration du centre, dénigrent leur propre candidat à la chancellerie en rejetant son document et demandent sérieusement encore plus de regroupement familial. Cela montre qu’ils ne veulent pas résoudre la crise migratoire, et le SPD aussi...

> «Trois milliards d’euros d’aide à l’Ukraine ne sont pas finançables sans une décision d’urgence! Le FDP veut au contraire la réduire.» En novembre déjà, ce récit d’Olaf Scholz et du SPD était faux.
Le Bundestag a pris à la majorité, avec l’abstention du parti du chancelier, le SPD, cette décision à la demande du FDP. Il contient plusieurs constatations essentielles et une invitation claire au gouvernement fédéral.
- Selon Olaf Scholz, il manque de l’argent pour financer les aides. Son ministre des Finances, Jörg Kukies, lui dit le contraire et parle de 16 milliards d’euros. Le Bundestag demande maintenant des éclaircissements sur les chiffres actuels de l’établissement du budget 2025.
- Olaf Scholz affirme que les aides sont versées aux retraités ou aux communes. Le Bundestag a déclaré que cela n’était ni possible ni nécessaire. Il met explicitement en garde contre le fait de jouer sur la population ukrainienne souffrante contre les retraités allemands.
- Olaf Scholz demande depuis novembre la suspension du frein à la dette. L’euro n’est pas nécessaire, et les dépenses excédentaires prévues à l’article 112 du Traité sont un instrument budgétaire éprouvé.
- Et pas seulement cela, le Bundestag déclare que la suspension du frein à la dette serait également contraire à la constitution. En effet, compte tenu d’un budget de près de 500 milliards. Les 3 milliards d’euros, soit moins de 1%, ne représentent pas un impact significatif sur les finances publiques.
En bref : le Bundestag confirme largement ce qui était déjà clair en novembre, lorsque Olaf Scholz m’a demandé de suspendre le frein à la dette. Ce n’était pas permis, ce n’est pas autorisé - et même le groupe SPD n’est pas prêt à voter contre ce fait.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement 
Maxime Prévot (ministre des Affaires étrangères) 
> On y est ! La Belgique a enfin un accord de Gouvernement courageux et responsable qui pense aux futures générations ! Un accord qui garantit la qualité et l'accessibilité des soins de santé, une sécurité sociale généreuse, une économie prospère où le sens de l’effort sera valorisé, un refinancement de notre police, notre justice et notre défense, une transition environnementale et énergétique vertueuse, etc.
Un accord de réformes pour l’avenir, qui garantit l’indexation et assure le paiement des pensions pour aujourd’hui et pour demain !
Ce fut laborieux mais Les Engagés n’ont pas ménagé leur peine, avec discrétion mais surtout efficacité, pour honorer leurs engagements et remettre la Belgique sur les rails de la prospérité et de la crédibilité.

> La Belgique regrette vivement la publication du décret américain visant à imposer des sanctions à la Cour pénale internationale. La CPI est un pilier central de l'ordre mondial et joue un rôle déterminant dans la lutte contre l'impunité. La Belgique soutient la CPI depuis sa création et attache une grande importance au respect de son indépendance et de son impartialité. La Belgique reste engagée à protéger la CPI et à limiter l'impact de ces sanctions.

> Heureux que mon premier échange officiel se soit déroulé avec mon homologue de la RDC. Un signal qui n’est pas anodin. La Belgique reste fermement engagée pour faire respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC et dénoncer les actes d’agression s’étendant jusqu’à Goma. La communauté internationale doit davantage prendre ses responsabilités. Nous avons également abordé la libération de M. Wondo et les événements survenus à Kinshasa la semaine dernière pour lesquels nous conservons la plus grande vigilance.

 

♦ Les Engagés 
Pierre Kompany (député)
> Les Engagés agissent pour la paix en RDC. La Belgique a une responsabilité morale : elle doit agir pour soutenir le peuple congolais et rétablir la paix. Face aux violences en RDC, nous déposons une résolution aux niveaux fédéral, régional et européen ainsi en FWB pour :
- Condamner le M23 et le Rwanda
- Exiger une action de l’ONU
- Renforcer l’aide humanitaire
- Imposer des sanctions ciblées 


♦ DéFI 
Sophie Rohonyi (présidente)
> Il faut augmenter le taux d’emploi en insistant sur la formation et les métiers en pénurie, en répondant aux défis du vieillissement de la population, de l’IA ou de la délocalisation des entreprises, pas en dégradant les conditions de travail et le pouvoir d’achat!

François de Smet (député)
> Débat à la Chambre sur la déclaration de gouvernement Arizona. Ils se vantent d'instaurer un différentiel d'au moins 500 euros entre ceux qui ne travaillent pas et ceux qui travaillent (ce qui est déjà le cas dans beaucoup de situations, mais soit). Le problème surtout c'est que ce différentiel ne sera pas instauré grâce à leur réforme fiscale, qui ne produira ses effets qu'en... 2029 pour un gain très modeste, mais par le lissage et la non-indexation des allocations sociales. Dommage vraiment pour le pays qui est le plus taxé du monde pour les charges sur le travail, et qui va visiblement le rester.

> Parmi les problèmes socio-économiques du programme Arizona: une foi dans les «effets retour» si forte qu'elle confine à la pensée magique. Pour pouvoir générer 7,5 milliards d’euros d’«effets retour», pour atteindre un taux d’emploi de 80 % à l’horizon 2029-2030 et il faut créer entre 500 et 700 000 emplois en 2019. Or, si on en croit la Banque nationale et le Bureau fédéral du plan, on n’arrivera qu’à 250 ou 300 000. Moi je veux bien qu’on soit optimistes mais sincèrement 400 000 emplois de différence c’est beaucoup. Et si l'Arizona se trompe dans ses calculs c'est dans les dépenses publiques que cela se ressentira.

> Dans l'accord de gouvernement Arizona on retrouve la liste des réductions fiscales qui seront supprimées. Et à la grande surprise d’un secteur on découvre une réduction de la déduction fiscale des dons de 45 à 30%. C’est un tiers de déductibilité en moins. C’est une mesure qui n’a l’air de rien mais qui a des conséquences gigantesques sur des secteurs de la société civile qui sont essentiels allant des hôpitaux aux ONG.

> [Intervention à la Chambre en vue d’inscrire la laïcité dans la Constitution]
Je sais que le terme de laïcité a une histoire difficile en Belgique. Une mise au point d’abord. Nous parlons bien de laïcité politique - la séparation nette des églises et de l’Etat - et non pas ce qui est convenu d’appeler laïcité philosophique, celle qui dispose d’un financement public et est devenue, par la force des choses, une organisation d’éducation permanente active sur toute une série de questions et qui le fait très bien. La laïcité politique est un principe d’organisation de l’Etat vis-à-vis de toutes les croyances, quelles qu’elles soient. Elle n’en favorise ou pénalise aucune. Mieux: elle met toutes les convictions à égalité et elle les protège.
La laïcité de l’État pourrait être définie comme une déclinaison de quatre principes fondamentaux:
- la séparation des Églises et de l’État;
- la primauté de la loi civile sur la loi divine: le fondement du pouvoir est contenu dans le débat démocratique, sans dépendre de prescrits religieux
- la neutralité de l’État qui ne peut exprimer une préférence à l’égard d’un courant philosophique ou religieux particulier;
- le devoir de l’État de garantir la liberté de conscience, qui inclut la liberté de culte et l’égalité de traitement entre toutes les convictions.
En application de ces principes, l’État se porte garant du pluralisme philosophique et du débat démocratique. Ce devoir de protéger les libertés entraîne pour l’État un droit de contrôle, un rôle actif que la neutralité ne permet pas: il doit veiller à ce que la liberté des uns n’empiète pas sur celle des autres. La protection de la liberté religieuse du citoyen implique quant à elle en contrepartie le devoir pour le citoyen de respecter l’espace public qu’il partage avec les autres.
Pourquoi inscrire la laïcité dans la Constitution alors que, objectivement, je vous l’accorde, nous ne sommes pas en théocratie et que certaines garanties existent déjà par le biais du principe de neutralité ?
Principalement en raison de l’insuffisance manifeste du principe de neutralité pour les questions identitaires et convictionnelles telles qu’elles se manifestent depuis plusieurs années. Les principes de neutralité et de laïcité rencontrent des similitudes mais aussi des différences.
Historiquement, la «neutralité belge» trouve son origine dans l’accord entre catholiques et libéraux, lors de la création de l’État belge, sur un système dans lequel la Constitution consacre l’aide de l’État aux cultes reconnus, un compromis dont on n’a jamais rediscuté depuis.
La laïcité se distingue de la neutralité en ce qu’elle poursuit un idéal de laïcité qui relègue la religion dans la sphère privée, là où la neutralité n’implique qu’une indépendance des Églises et de l’État . Alors que la neutralité permet de préserver le statut particulier du fait religieux parmi les autres formes de la liberté de conviction, la laïcité dresse l’État et ses institutions en rempart contre les risques de cléricalisme. En plus d’être neutre, l’État remplit ainsi une mission qui est de protéger les services publics, le champ politique et les individus contre d’éventuelles tentatives de mainmise religieuse émanant de quelque mouvement que ce soit.
Un État neutre est par essence un État qui s’abstient de tout arbitrage dans des conflits de valeurs contradictoires, qui ne peut légiférer, par exemple, sur le port de signes convictionnels. À l’inverse, un État laïque peut intervenir au nom de la protection des libertés individuelles.
En résumé, la neutralité s’abstient alors que la laïcité agit. Et l'évolution récente nous confirme, chers collègues, que nous avons besoin d’agir face à des revendications identitaires de plus en plus fortes face auxquelles il est dangereux de rester spectateurs. Les coups de boutoir des fondamentalismes de toute nature se font de plus en plus pressants.
On le voit avec l'émergence de radicalismes lors de la dernière décennie, politiques mais aussi religieux. On le voit dans les débats récents sur l’enseignement, où des enseignants font face à des contestations de contenus de cours. La liberté de conviction doit rester forte dans notre pays, mais s’arrête là où commence celle des autres. Et la laïcité c'est cela: c’est le cadre: elle ne vous empêche pas d’exercer une religion, elle vous empêche de l’imposer à autrui, y compris par pression sociale.
La laïcité ne combat aucune religion; elle est le cadre qui permet qu’aucune d’elle ne s’impose aux autres. Nos sociétés sont diverses sur le plan convictionnel et c’est tant mieux; mais plus nous avons de la diversité, plus nous avons besoin de laïcité. Tant que nous ne porterons pas cette clarification dans notre Constitution, nous aurons des polémiques, nous aurons des juges qui trancheront dans un sens de neutralité exclusive un jour, inclusive le lendemain. Nous aurons des tensions dans les administrations et dans les écoles.
Donc je demande le soutien de tous. Je demande que celles et ceux qui à gauche ont un passé de défense de la laïcité sortent de leurs tentations d'ambiguïté et de communautarisme et retrouvent leurs idéaux. Je demande que ceux qui à droite passent leur temps à utiliser ces sujets pour se faire mousser à coups de conférences et de déclarations choc passent à l'acte là où c’est important et quand c'est important, c’est-à-dire ici au Parlement.

> [Menaces de Trump et Musk sur les démocraties européennes] Je n’ai aucun plaisir à le dire parce que je suis plutôt atlantiste mais il faut pouvoir dire les choses comme elles sont. D’Amérique ces jours-ci nous vient un vent hostile. Messieurs Trump et Musk nous envoient des signaux clairs. Le premier explique vouloir annexer le Groenland, le canal de Panama ou le Canada, avec ou sans l’approbation des intéressés. Le second s’amuse à déstabiliser des démocraties européennes - je pense à l’Allemagne ou au Royaume-Uni. Certains diront qu’il y a de l’esbroufe ou de l’intimidation. Je pense qu’on doit prendre ce qui se passe au sérieux. Nous sommes peut-être à quelques jours d’une bascule dans un monde nouveau, où l’un de nos plus anciens alliés se transforme de manière assumée en force impérialiste et déstabilisatrice. Avec une alliance inédite entre autoritarisme et technologie de l’information.
Face à cette tempête qui se lève, comme beaucoup je m'inquiète. Je m'inquiète de constater le silence, l’apathie, la mollesse des Européens, Belgique inclus. Je m’inquiète aussi de voir une Union européenne où les seules voix qui s’expriment sont celles de ses alliés de M. Trump- Mme Meloni et M. Orban - profitant de la faiblesse de la France, de l’Allemagne et d’une position à tout le moins attentiste de la Commission.
Les Européens n’ont pas de défense commune. Pas d’autonomie énergétique. Pas de Google européen. Pas de Facebook ou de Tik Tok européen. Il est temps de se réveiller et nous avons deux chemins possibles. Soit nous comprenons enfin que nous sommes entourés de menaces impérialistes qui prospèrent sur notre faiblesse; soit nous restons des herbivores, comme dirait M. Macron, et attendons que d’autres viennent nous manger. C'est aussi simple que ça.

 

Irlande
Gouvernement
Michéal Martin (Premier ministre)
> Une réunion très importante des dirigeants de l’UE aujourd’hui couvrant trois questions fondamentales : la relation entre l’UE et les États-Unis, la relation entre l’UE et le Royaume-Uni et la sécurité – une question existentielle clé pour de nombreux États de l’UE à la suite de l’agression russe et de l’invasion de l’Ukraine.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 
> Nous devenons une économie para-esclavagiste. Quelques propositions pour remédier à ce fléau. Premièrement, la grande distribution ne peut pas acheter en dessous du coût de production du travail. Deuxièmement, nous devons régulariser les étrangers travaillant en Italie. Enfin, il faut introduire un salaire minimum. Autrement nous n’en sortons pas et les riches seront toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

> On a discuté toute la journée d’une enquête inexistante de la Cour pénale internationale, de la députée qui aboie et des vieux chats des Frères d’Italie. Il n’y a pas moyen de s’occuper d’économie ou d’énergie alors que le gaz revient à son maximum depuis 2023. Nous restons hypnotisés pendant des semaines par les polémiques et les insultes réciproques. La semaine prochaine, nous parlerons seulement de Sanremo et puis nous recommencerons avec politique, Le pouvoir judiciaire et les enquêtes. Alors nous allons tous souffrir.

 

♦ Italia Viva 
Matteo Renzi (président) 
> Sur le plan politique, il serait bon de discuter des propositions et des problèmes réels. Par exemple, si vous jetez un œil au profil Instagram d’Italia Viva, vous trouverez une donnée dévastatrice : l’Italie a 750 000 enfants de moins de 35 ans dans dix ans. En 2014, il y avait près de 13 millions d’enfants âgés de 15 à 35 ans. Aujourd’hui, ils sont un peu plus de 12 millions. C’est dû en partie par la dénatalité, en partie par la fuite à l’étranger: nous ne sommes pas compétitifs sur les salaires d’entrée, nous n’aidons pas à acheter une maison, nous ne garantissons pas des carrières rapides. L’émigration est le premier problème du pays, beaucoup plus que l’immigration.

 

► Autres pays
● Canada 
♦ Gouvernement 
Justin Trudeau (Premier ministre) 
> Jamais, au grand jamais, le Canada fera partie des États-Unis. Les travailleurs et les communautés de nos deux pays bénéficient qu’on soit l'un pour l'autre le plus grand partenaire commercial et en matière de sécurité.

> Les syndicats savent reconnaître un bon accord lorsqu’ils en voient un. Notre accord de libre-échange avec les États-Unis est une bonne chose pour les travailleurs des deux côtés de la frontière, et il mérite qu’on le défende.

> On ne veut pas de droits de douane sur nos marchandises, mais le Canada est prêt à réagir de manière concertée s’il le faut. On a réuni des dirigeants d’entreprise et syndicaux et des décideurs à la table. Des gens de divers secteurs, partis et coins du pays : l’Équipe Canada.

> Tout le monde ressort gagnant de notre relation de libre-échange : le Canada comme les États-Unis. Elle fait baisser les prix. Elle crée de l’emploi. Et elle favorise la prospérité de nos deux pays. Des droits de douane élevés, ça mettrait tout ça en péril.

> Au cours des six derniers mois, il y a eu près de 90 % moins de passages illégaux de ressortissants étrangers à notre frontière sud. On a amélioré la vérification des visas, et ça marche.

> On a lancé le Plan frontalier du Canada il y a un mois et, depuis, on a ajouté des ressources de sécurité comme des drones, des hélicoptères et du personnel, on a investi dans de nouvelles technologies pour détecter le fentanyl, et on a empêché davantage de passages illégaux de la frontière. Notre frontière est sûre, et on fait des investissements importants pour qu’elle le reste.

> De bonnes nouvelles ce matin : 76 000 emplois de plus ont été créés au Canada en janvier, ce qui a permis au taux de chômage de baisser encore une fois.

> Grâce au Plan frontalier du Canada, on combat le fentanyl en ajoutant des milliers d’employés à la frontière et en créant une unité de détection des précurseurs chimiques et un centre de profilage des drogues. La drogue est un problème mondial et mortel, et le Canada s'y attaque.

> C’est le moment de choisir des produits fabriqués chez nous, au Canada. Lisez les étiquettes. Faisons notre part. Autant que possible, choisissons le Canada.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 
> Les démocrates de la Chambre des représentants ont clairement indiqué à plusieurs reprises qu'ils travailleraient avec n'importe qui dans cette ville pour résoudre les problèmes des contribuables américains qui travaillent dur et pour améliorer la vie des Américains ordinaires, en particulier en ce qui concerne la réduction du coût élevé de la vie. Nous travaillerons avec n'importe qui dans cette ville. Dans le même temps, nous continuerons bien sûr à nous opposer à l'extrémisme de droite qui nuit au peuple américain. Et nous continuerons à rester honnêtes avec le peuple américain. Les républicains de la Chambre des représentants ne semblent pas vouloir travailler pour les Américains ordinaires et résoudre les problèmes des contribuables américains qui travaillent dur. Pourquoi ? Parce qu'ils travaillent pour Elon Musk et qu'ils obéissent aux ordres d'un milliardaire non élu, qui n'a pas de comptes à rendre et qui échappe à tout contrôle.
Pourquoi Elon Musk et ses sbires ont-ils besoin d'accéder aux noms, numéros de sécurité sociale, adresses, dates de naissance et informations bancaires de millions d'Américains ? Pourquoi a-t-il besoin de ces informations ? Qu'en font-ils ? Et pourquoi les républicains de la Chambre des représentants ne les en empêchent-ils pas ? Ils ne les arrêtent pas parce qu'ils ne travaillent pas dans l'intérêt du peuple américain. Ils ne font que suivre les ordres de l'extrême droite. C'est pourquoi nous présentons la loi sur la protection des données des contribuables (Taxpayer Data Protection Act), afin de protéger définitivement le peuple américain de cette prise de pouvoir incontrôlée et de garantir la protection des informations financières, personnelles, médicales et confidentielles du peuple américain.

> L'accord de cessez-le-feu global conclu par le président Biden a permis de rendre les otages américains et israéliens à leurs familles et d'accroître l'aide humanitaire aux Palestiniens dans le besoin. Nous n'aurons de cesse que les derniers otages détenus à Gaza ne rentrent chez eux et que l'accord ne soit pleinement mis en œuvre pour le bien d'Israël et du peuple palestinien.
Notre engagement en faveur du droit d'Israël à exister en tant qu'État juif et démocratique et patrie éternelle du peuple juif est inébranlable. Dans le même temps, l'Amérique doit soutenir les Palestiniens qui aspirent légitimement à une vie remplie d'autodétermination et de paix à Gaza et en Cisjordanie. L'objectif est de parvenir à une paix juste et durable entre Israël et le peuple palestinien, ce qui devrait inévitablement conduire à une solution à deux États.

> Nous avons assisté à un déluge et à une avalanche de mesures exécutives scandaleuses prises par l'administration et par le président actuel, mais cela a également suscité une réponse sous forme de litiges justifiés. Plus de 20 procès différents ont été intentés, contestant au moins 11 des décrets illégaux qui ont été déposés. Et cela va continuer au fur et à mesure que nous avançons. Dans le même temps, bien sûr, nous devons poursuivre l'opposition, lorsqu'elle est méritée, en repoussant l'extrémisme de droite au sein du Congrès. Et nous le ferons. Et nous devons également nous assurer que nous continuons à gagner la bataille de l'opinion publique. Abraham Lincoln a dit que le sentiment public est tout ce qu'il y a de plus important. Avec lui, rien ne peut échouer. Sans lui, rien ne peut réussir. C'est ce que nous avons constaté en observant les réactions vigoureuses qui ont poussé l'administration Trump à revenir sur son gel illégal des financements et, plus récemment, sur l'imposition de droits de douane à grande échelle à nos alliés nord-américains.

> En fin de compte, les républicains de la Chambre des représentants ont la majorité la plus étroite de tous les partis au Congrès depuis la Grande Dépression. À l'heure actuelle, il s'agit de 218 républicains et 215 démocrates. Il y a certainement 15 ou 20 Républicains qui se trouvent dans des circonscriptions électorales qui devraient être tenus pour responsables de la résistance à l'extrémisme qui tente d'écraser la santé mentale du peuple américain. Et nous devons nous assurer que, sur chaque question, les républicains sont tenus de rendre des comptes et qu'ils peuvent se joindre à nous. Si trois républicains - il suffit de trois sur n'importe quel sujet - s'associent aux 215 membres du groupe démocrate de la Chambre des représentants pour mettre fin à certaines folies. Et nous devons veiller à ce que ces républicains soient appelés à rendre des comptes sur chaque question : vont-ils ou non défendre la sécurité sociale ? Vont-ils défendre Medicaid ou non ? Vont-ils défendre l'assurance-maladie ou non ?

> Les démocrates sont toujours prêts, désireux et capables de travailler avec quiconque pour trouver le terrain d'entente nécessaire à la résolution des problèmes au nom des contribuables américains qui travaillent dur, en particulier en ce qui concerne la réduction du coût élevé de la vie. Nous comprenons que l'Amérique est trop chère. Il y a beaucoup trop de contribuables américains qui travaillent dur et qui luttent pour vivre d'un chèque à l'autre. Le coût du logement est trop élevé. Les frais d'épicerie sont trop élevés. Les frais de garde d'enfants sont trop élevés. Les frais d'assurance sont trop élevés. Les coûts des services publics sont trop élevés. L'Amérique est trop chère. Les démocrates sont déterminés à faire baisser le coût élevé de la vie pour les Américains de la classe ouvrière, les Américains de la classe moyenne et les Américains ordinaires dans tout le pays. Nos collègues républicains n'ont pas l'intention de faire baisser le coût élevé de la vie. Ils n'ont rien fait, n'ont pas déposé un seul projet de loi, n'ont pas présenté une seule proposition politique. Ils n'ont rien fait pour réduire la cherté de la vie.

> Nous devons nous assurer que nous nous opposons à l'extrémisme de droite au sein du Congrès. Nous le faisons. Que nous nous opposons à l'extrémisme de droite dans les tribunaux. C'est ce que nous faisons. Plus de 20 actions en justice ont été intentées en rapport avec plus de 11 décrets illégaux, et ce n'est pas fini. Ils ont déclenché une avalanche de litiges justifiés, et cela continuera à faire partie de notre stratégie. Et puis, bien sûr, nous devons riposter au sein de la communauté, chez nous, et dans nos interactions quotidiennes avec les personnes que nous avons le privilège de représenter.

> Les Républicains contrôlent totalement le gouvernement. La situation ne s'est pas améliorée. Les prix des produits alimentaires et le coût du logement sont beaucoup trop élevés. Le coût de la vie ne diminue pas. Il augmente.
Les républicains n'ont pas tenu leur principale promesse de réduire les coûts. Au lieu de cela, ils ont libéré des criminels violents, tenté de mettre fin à Medicaid tel que nous le connaissons et envisagé d'accorder des réductions d'impôts massives à leurs donateurs milliardaires.
Les droits de douane imposés par l'administration et fortement soutenus par les républicains de la Chambre des représentants ne réduiront pas le coût élevé de la vie pour les Américains ordinaires. Au contraire, ils risquent de faire exactement le contraire et de rendre la vie plus chère.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Un gouvernement fantôme non élu mène une prise de contrôle hostile du gouvernement fédéral.
La DOGE [Department of Government Efficiency (Agence de l’Efficacité gouvernementale) dirigée par Elon Musk] n'est pas une véritable agence gouvernementale.
La DOGE n'a pas le pouvoir de prendre des décisions en matière de dépenses.
La DOGE n'a pas le pouvoir de fermer des programmes ou d'ignorer la loi fédérale.
La conduite de la DOGE ne peut être tolérée.
Le Congrès doit prendre des mesures pour rétablir l'État de droit.

> Si le secrétaire au Trésor ne supprime pas immédiatement l'accès de la DOGE [Department of Government Efficiency (Agence de l’Efficacité gouvernementale) dirigée par Elon Musk]  aux systèmes de paiement du Trésor, le Congrès doit agir immédiatement.
C'est pourquoi Hakeem Jeffries et moi-même travaillerons ensemble sur une législation visant à mettre fin aux ingérences illégales dans les systèmes de paiement du département du Trésor.
Nous devons protéger les paiements de sécurité sociale, les paiements Medicare et les remboursements d'impôts de toute manipulation possible par la DOGE ou d'autres entités non autorisées.

> Pour le président Trump et ses amis milliardaires, 1 200 dollars peuvent être une bouchée de pain.
Pour la plupart des Américains, une augmentation des coûts de 1 200 dollars serait dévastatrice.
Mais Donald Trump s'en moque manifestement.
Il a déclaré que le peuple américain devait se résigner et accepter que sa guerre commerciale lui cause « un peu de douleur ». C'est scandaleux. C'est ce que dit un milliardaire déconnecté.

> Cette semaine, le FBI a remis au ministère de la Justice une liste de milliers d'employés impliqués dans l'enquête du 6 janvier.
Ces représailles s'aggraveront si Kash Patel est nommé directeur du FBI.
Il a tenu et publié une « liste d'ennemis », et il a clairement caché aux sénateurs des informations sur sa connaissance des plans de représailles politiques au sein du FBI.

 

Je me joins aux démocrates judiciaires pour exiger qu'il revienne devant le Sénat.

> Depuis 24 heures : Les démocrates du Sénat ont tenu le plancher pour lutter contre la nomination par Trump de Russell Vought [principal rédacteur du projet 2025 ultra-libéral et d’extrême-droite que Trump avait feint de ne pas connaitre pendant la campagne électorale alors qu’il avait été rédigé par ses proches] à l'OMB [Office of Management and Budget (Bureau de la gestion et du budget)].
Ses politiques nuiront aux enfants, aux personnes âgées, aux anciens combattants et à bien d'autres encore.
Confirmer le candidat le plus radical avec le programme le plus extrême pour l'agence la plus importante serait un désastre.
Mauvaise personne. Mauvaises idées. Mauvaise place.

> Les tarifs douaniers de Trump vont augmenter les prix pour les familles américaines de 1200 dollars par an.
C'est absurde.
Je travaillerai au Sénat pour réparer ce gâchis, faire baisser les coûts et mettre ces milliardaires hors d'état de nuire.

 

Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat) 
> Elon Musk est en train d'organiser un coup d'État administratif de type blitzkrieg au sein du gouvernement américain, en accédant et en modifiant des systèmes critiques qui gèrent tout, des paiements de la sécurité sociale aux informations privées sur les contribuables.

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> Aucun enfant ne devrait avoir à attendre cinq ans pour un soutien critique en santé mentale. Il est plus que temps de s’attaquer à la crise des services de santé mentale.

> Les ministres ne peuvent pas permettre que [la crise sanitaire] continue et doivent d’urgence maîtriser cette situation. Cela doit commencer par un plan gouvernemental pour rendre le NHS [système de santé] à l’épreuve de l’hiver et faire de cette crise la dernière.

> Nous devons améliorer nos relations commerciales avec l’Europe pour faire croître notre économie et protéger la Grande-Bretagne de la guerre commerciale de Trump. Il est temps de dynamiser notre économie en formant une union douanière avec l’UE, en faisant tomber les barrières commerciales et la paperasserie qui nous retiennent.

> Le gouvernement appelle à la croissance, mais ses mesures ne s’emboîtent pas. La meilleure façon de favoriser la croissance est de renégocier notre relation avec l’Europe, avec une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE.

 

Ed Davey (leader) 
> À une époque où nous avons besoin d’une trêve fragile à Gaza, les dangereuses divagations de Trump sur le déplacement de 1,8 million de personnes ne font qu’empirer les choses. J’ai dit au premier ministre qu’il devait être clair : ces propositions doivent être rejetées et nous devons continuer à appuyer une solution à deux États.

 

Layla Moran (députée) 
> Quand nous sommes confrontés à quelqu’un comme Donald Trump, qui est un tyran, c’est notre occasion de rester debout et montrer qui nous sommes.

> Ce sont nos partenaires commerciaux les plus proches, ils offrent le plus à notre économie. Je pense que si nous devons faire un choix, c’est clairement avec nos voisins européens.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> Le Groupe parlementaire du Centre a pris connaissance des mesures d’économies prévues par la Confédération, du financement à long terme de l’AVS ainsi que des conséquences d’une acceptation des deux initiatives pour l’équité portées par Le Centre. Les personnes suivantes ont été auditionnées : Christoph A. Schaltegger (professeur d’économie politique à l’Université de Lucerne et membre du groupe d’experts Gaillard), Colette Nova (vice-directrice de l’Office fédéral des assurances sociales) et Adrian Hug (ancien directeur de l’Administration fédérale des contributions). Ces interventions ont été suivies d’un débat constructif avec les membres du Groupe. 
Le Groupe parlementaire du Centre est conscient du volume global des économies exigées. Il examine attentivement l’efficacité et les conséquences potentielles des mesures proposées, sans exclure d’éventuelles alternatives. Pour une politique financière durable et efficace, le débat budgétaire ne doit pas se limiter aux dépenses ; il convient également d’examiner d’éventuelles mesures du côté des recettes. 
Le Groupe parlementaire du Centre est unanime sur le fait que les mesures d’économies doivent être conformes au frein à l’endettement. Dans ce cadre, il souligne que les dépenses supplémentaires doivent être prioritairement affectées aux politiques sociales. 
Par ailleurs, le Groupe parlementaire du Centre a été informé de l’état d’avancement du processus stratégique. La présidence du Centre Suisse ainsi que la Conférence nationale des présidents des partis cantonaux et des associations (CNPP) travaillent actuellement à l’élaboration de la stratégie du parti pour la période allant jusqu’en 2033. 

> L’imposition individuelle en matière fiscale accentue les inégalités et complexifie le système. Seul un calcul fiscal alternatif, comme le propose notre initiative, assure l’équité pour tous les couples.
Les avantages du calcul fiscal alternatif sont clairs :
- Un atout pour tous les couples, quel que soit leur mode de vie
- Moins de bureaucratie
– Une seule déclaration d’impôts pour tous
- Un système équitable et moderne.
L’imposition individuelle n’est pas une solution. Elle crée de nouvelles inégalités, alourdit la bureaucratie et bouleverse profondément le système fiscal existant.

 

Vincent Maitre (député)
> Il faut arrêter de fantasmer le droit européen comme un droit qui serait préjudiciable à la Suisse. On ne doit pas transiger sur la protection des salaires, mais la responsabilité incombe à la Suisse.

 

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