► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Je viens de parler au
Président Zelenski. Si le Président Trump peut vraiment convaincre le Président
Poutine d'arrêter l'agression contre l'Ukraine, c'est une excellente nouvelle.
Ensuite, les Ukrainiens sont les seuls qui peuvent mener les échanges pour une
paix solide et durable.
Nous les y aiderons. Nous, Européens, nous aurons à renforcer notre sécurité
collective et à devenir plus autonomes. La France jouera pleinement son rôle
pour accélérer en ce sens.
L'Europe plus forte et plus souveraine, faisons-la maintenant. C’est l’appel
que je lance.
> [Agression du
Rwanda au Congo] J’ai échangé avec le Président Tshisekedi sur la situation
très préoccupante dans le Sud Kivu. Nous avons exprimé notre accord sur les
points suivants.
- Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat qui doit être respecté par toutes
les parties.
- Le M23 doit immédiatement se retirer de Bukavu.
- Des garanties de sécurité doivent être données pour permettre le retour sans
délai des autorités civiles et militaires à Bukavu.
- Le M23 doit se retirer de l’aéroport de Kavumu et permettre les vols civils
et humanitaires sans entraves.
J'appelle le Rwanda à soutenir la mise en œuvre de ces mesures d'urgence.
> La France accompagnera la Syrie et le peuple syrien sur ce chemin d'espoir et d'exigence après la chute du boucher de Damas. Il en va de la sécurité, de la souveraineté et de l'avenir de tout un peuple, de tous les pays amis de la région et de nous-mêmes.
> J'ai parlé aujourd'hui avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Je lui ai redit ma satisfaction de voir la première étape du cessez-le-feu être respectée. Chaque otage libéré est un soulagement immense. Chaque jour sans frappe, chaque action humanitaire, un espoir pour Gaza. Le cessez-le-feu doit se poursuivre dans la durée. Nous avons discuté du plan proposé par nos partenaires arabes et de ses modalités pour Gaza. Avec l’Arabie Saoudite, la France travaille avec tous ses partenaires régionaux et internationaux à un objectif clair : définir une feuille de route crédible vers la mise en œuvre de la solution à deux États, seule à même de garantir la paix et la sécurité de tous dans la région.
> Au téléphone cet après-midi avec le Prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed bin Salman, nous avons fait le point sur la situation au Proche et Moyen-Orient. Sur la situation à Gaza, j’ai salué le travail engagé par l'Arabie Saoudite avec la Ligue Arabe, travaux que la France va soutenir et porter au niveau européen. Nous avons échangé sur la pleine mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu au Liban, et notamment un retrait complet d'Israël. Nous avons fait le suivi de la conférence de Paris sur la Syrie, un moment important d’espoir et d’exigence durant lequel nous avons marqué notre soutien et nos attentes aux autorités de transition et au peuple syrien. J'ai enfin échangé avec le Prince héritier sur la guerre menée par la Russie en Ukraine et le rôle que l'Arabie saoudite pouvait jouer dans le sens d'une paix solide et durable où les Européens avaient une place centrale.
► Gouvernement
[Nota: Ce gouvernement est
dirigé par un centriste, François Bayrou ; nous avons donc décidé de
reprendre les propos de tous les ministres puisqu’ils agissent sous l’autorité
d’un Président de la République et d’un Premier ministre
centristes/centraux ; néanmoins nous avons fait une distinction avec d’un
côté les ministres centristes-centraux et les autres puisqu’il s’agit d’un
gouvernement de coalition du fait que le Président de la République et le
Premier ministre ne disposent pas d’une majorité à l’Assemblée nationale]
●
Ministres centristes/centraux
Elisabeth Borne (ministre d’Etat, ministre de l’Education
nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche)
> J’entends certains questionnements sur le contrôle des
établissements scolaires. L’école doit être un lieu où chacun est protégé.
Suite au rapport des députés Vannier-Weissberg, nous avons affecté 60
inspecteurs de plus au contrôle des établissements privés sous contrat. Alors
que les contrôles étaient jusqu’alors ponctuels, chaque académie a élaboré un
plan afin que 40% des établissements soient inspectés dans les deux ans.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> À [la Conférence sur la sécurité de] Munich, j’ai réaffirmé 3
principes :
1. La liberté d'expression est garantie en Europe.
2. Quand on est sûr de soi et de ses valeurs, on ne se sent pas menacé par la
critique.
3. Personne n'est obligé d'adopter notre modèle, mais personne ne peut nous
imposer le sien.
> Le Président de la République réunira les principaux
pays européens demain pour des discussions portant sur la sécurité européenne.
Ce sont des réunions très fréquentes. Nous sommes en contact constant (...) Un
vent d'unité souffle sur l'Europe tel qu'on ne l'avait peut-être pas ressenti
depuis la période Covid19.
Il faut garder son sang-froid et ne pas se laisser emporter, intimider par les
déclarations qu'on entend à droite et à gauche.
Seuls les Ukrainiens peuvent décider d'arrêter de combattre, et nous les
soutiendrons tant qu'ils n'auront pas pris cette décision.
Les Ukrainiens n'arrêteront jamais tant qu'ils ne seront pas sûrs que la paix
qui leur est proposée sera durable. Qui apportera les garanties ? Ce
seront les Européens. Oui, les Européens seront d'une manière ou d'une autre
partie prenante aux discussions.
> Le Premier ministre François Bayrou est bouleversé par l'affaire des violences et agressions sexuelles commises sur des enfants dans les années 90 au collège-lycée Notre-Dame de Bétharram. Il est allé, c'est un geste d'humanité, rencontrer ces familles, écouter leurs témoignages, prendre des engagements. Je pense que c'était la bonne chose à faire et je salue le fait qu'il y consacrait beaucoup de son temps et de son attention. (…) Je regrette que la souffrance des victimes soit aujourd'hui utilisée à des fins politiques pour essayer de monter de toute pièce un scandale pour semer le chaos.
Agnès
Pannier-Runacher (ministre de la
Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche)
> Chez Naval Group comme à l’IFREMER, dans le Var et partout en France,
l’IA contribue à notre souveraineté maritime : décarbonation, cybersécurité,
optimisation des opérations en mer, exploration et préservation des océans,
protection de la biodiversité…
Autant d’enjeux stratégiques qui nécessitent la mobilisation de tout
l’écosystème maritime. Autant de données précieuses à récolter, à partager et à
analyser pour tous les usagers de la mer !
Mon objectif : une plateforme consolidée au service de nos objectifs de
maîtrise et de protection de nos 11 millions de km2 d’espace maritime !
Patrick Mignola (ministre délégué auprès du Premier
ministre chargé des Relations avec le Parlement)
> [Intervention au Sénat sur la
loi visant à interdire «les cigarettes électroniques jetables ou à usage
unique, plus connues sous leur surnom de puffs»] L'aboutissement de
cette proposition de loi fait honneur au travail parlementaire dans ce qu'il a
de meilleur. Je commencerai donc par saluer l'esprit transpartisan qui nous a
conduits jusqu'ici, permettant l'adoption à l'unanimité de ce texte par l'Assemblée
nationale en première lecture, puis de nouveau la semaine passée, et je
l'espère ici encore dans quelques instants.
Preuve est faite que, dès lors qu'il s'agit de légiférer sur des
produits ou des comportements qui nuisent à notre jeunesse, à notre santé, à
notre environnement, nous savons nous retrouver au-delà des clivages pour
avancer ensemble.
Cette mobilisation collective n'a pas fléchi durant un processus
législatif qui aura duré en tout plus de deux ans. C'est long, je le concède,
mais il était notamment indispensable de passer par l'étape de la notification
à la Commission européenne et de recueillir son feu vert pour assurer la
sécurité juridique et l'applicabilité du texte. C'est chose faite depuis
le 25 septembre dernier et l'on voit le bout du chemin, car après
votre vote, la loi sera promulguée dans les prochaines semaines.
Il s'agit d'une belle victoire et nous pouvons collectivement prendre
quelques instants pour nous en réjouir et nous féliciter du travail accompli.
Mesdames, messieurs les sénateurs, cette nouvelle loi est importante,
car elle constitue une étape supplémentaire vers l'avènement d'une génération
débarrassée du tabac, qui est un objectif central du programme national de
lutte contre le tabac. C'est un ministre à la santé cardiaque précaire qui vous
le dit, car il s'agit bien de cela : lutter contre les addictions, lutter
contre le tabagisme, faire diminuer le chiffre terrible de 200 morts par
jour causés par le tabac.
Il y a encore peu de temps, ce combat ciblait exclusivement, ou presque,
la cigarette, sur laquelle l'effet des années de politique publique
volontariste a porté ses fruits puisque l'usage du tabac est aujourd'hui en
nette baisse chez les jeunes.
Ce désamour de la jeune génération pour la cigarette est très positif,
mais les usages évoluent et les pratiques et les produits se sont multipliés,
au premier rang desquels la puff, bon marché, accessible et prête à consommer.
Elle cible les adolescents, lycéens et même collégiens, à grand renfort de
marketing, notamment sur les réseaux sociaux.
Or, comme l'a rappelé l'Académie nationale de médecine, il s'agit d'un
piège particulièrement sournois pour les enfants et les adolescents. Suivant le
sens contraire de la cigarette, la puff a ainsi très vite gagné une popularité
inquiétante jusque chez les très jeunes. Elle n'est pourtant ni un moindre mal
ni un outil de sevrage : son taux de nicotine pouvant aller jusqu'à vingt
milligrammes par millilitre ouvre la voie à une forte dépendance, ainsi que l'a
souligné le Haut Conseil de la santé publique dans un avis relatif aux
cigarettes électroniques de 2021.
La puff crée également une accoutumance aux gestes de fumer. La même
étude de l'Alliance contre le tabac (ACT) pointait que, parmi les adolescents
l'ayant expérimenté, près de la moitié ont commencé leur initiation à la
nicotine à travers ce dispositif et son effet passerelle.
Certains pays nous ont précédés dans l'interdiction et je suis heureux
que nous rejoignions désormais très prochainement nos voisins belges. De
l'autre côté du globe, la Nouvelle-Zélande a également franchi le pas.
L'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Irlande s'acheminent à leur tour vers sa
proscription.
Au-delà de l'aspect sanitaire, je tiens à souligner que la cigarette
électronique jetable est un véritable fléau environnemental, en parfaite
contradiction avec l'esprit de la loi du 10 février 2020 relative à
la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire et toutes les
initiatives visant à en finir avec la surconsommation de matières premières
comme avec l'usage unique.
Constituées de plastique, d'une batterie au lithium, de sels de nicotine
contenant des traces de métaux lourds, les puffs produisent un nouveau déchet
extrêmement complexe, mal collecté et difficilement recyclable.
C'est sur ce double fondement que lesdites cigarettes électroniques à
usage unique sont déjà interdites sur un territoire de la République, la
Nouvelle-Calédonie, depuis avril 2022.
Pour l'ensemble de ces raisons, le Gouvernement a toujours soutenu et
continue de soutenir avec conviction l'interdiction de ces produits.
Mesdames, messieurs les sénateurs, nous avons déjà dit combien nous nous
réjouissions de cette première étape collective importante. Si celle-ci doit
susciter notre enthousiasme quant à notre capacité à avancer efficacement sur
ces sujets, nous ne devons pas pour autant baisser la garde : les
industriels et les fabricants redoublent d'inventivité et d'imagination pour
proposer toujours plus de nouveaux produits à un rythme soutenu. Nous ne devons
pas nous laisser doubler.
Nous croyons au principe de précaution face à cette valse de dispositifs
novateurs. Parce que nous refusons de prendre le moindre risque, même
potentiel, avec la santé de la population et de notre jeunesse, nous devons
continuer d'avancer avec vous sur d'autres sujets, comme les sachets de
nicotine ou le protoxyde d'azote. Sur ces sujets, un texte sera prochainement
soumis au Sénat.
C'est à nous, au Gouvernement, et à vous, parlementaires, de garder une
longueur d'avance. Nous savons que nous pouvons compter sur vous, avec l'appui
essentiel des associations, véritables vigies qui sont souvent les premières à
nous alerter face à des phénomènes émergents. Nous les remercions de leur
travail et de leur mobilisation sans faille.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Un certain nombre d’élus de LFI mettent des cibles dans le dos de nos
compatriotes juifs.
> Tous les 3 jours, un Français est agressé physiquement parce qu'il est juif. Dans la rue, sur les réseaux sociaux, sur nos campus, trop de Français juifs sont intimidés, harcelés, interpellés de sioniste ou de génocidaire. Cet antisémitisme est intolérable. Et s'il faut évoluer notre droit, nous serons prêts à le faire.
> Violences faites aux femmes, antisémitisme, reconnaissance des attentats terroristes du Hamas, outrances systématiques... LFI a franchi tant de lignes rouges. J'espère que c'est une rupture définitive entre le PS et LFI. Qu'enfin cette alliance contre nature et déshonorante pour le PS est derrière eux.
> Les auteurs des actes antisémites sont de plus en plus jeunes. Ça donne des campus où vous avez des jeux de cartes antisémites, des saluts nazis, des intimidations et donc des étudiants qui se sentent seuls et ont peur. Quel parent accepterait que son enfant ait peur en allant à la fac ? Aucun. Ce qu'on ne tolère pas pour ses propres enfants, on ne doit l'accepter pour aucun enfant de la République.
> Les réseaux sociaux à outrance, l'accès à des millions de contenus de haine, de violence, de pornographie, tout ça détraque la santé mentale de nos adolescents et a des conséquences graves sur la société et sur son niveau de tension et violence. Instaurer une majorité numérique à 15 ans est une nécessité.
Marc Ferracci (ministre délégué auprès du ministre
de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique,
chargé de l’Industrie et de l’Energie)
> J’ai réuni le Conseil national de l’industrie afin de relancer le
dialogue entre l’État, les filières industrielles et les partenaires sociaux
pour répondre aux défis actuels est essentiel. Entre tensions sur les chaînes
d’approvisionnement, pénurie de compétences et incertitudes sur les prix de
l’énergie, nous devons agir.
Mon objectif : apporter des solutions concrètes pour renforcer la
compétitivité, simplifier et accélérer l'implantation et le développement des
sites et accompagner les transitions en cours.
Juliette Méadel (ministre déléguée auprès du ministre
de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation chargée de la Ville)
> Je me suis rendue dans le Nord pour signer et promouvoir une
instruction sur le respect des conventions par les bailleurs sociaux.
L’objectif : encourager les bailleurs déjà très engagés pour la dignité des
habitants, et contrôler l'absence d'investissement de certains. Cette
instruction reste une circulaire co-constructive. C’est pourquoi j’ai tenu à
écouter et à recueillir les suggestions des bailleurs sur la manière de mieux
travailler ensemble à l’amélioration du quotidien des habitants.
● Autres
ministres
Gérald Darmanin (ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Soutien aux magistrats, policiers, gendarmes et agents publics
victimes de menaces et de violences. Dans le cadre de l’instruction de
politique pénale envoyée à tous les parquets, j’ai donné des consignes de
grande fermeté contre les auteurs de violences touchant les personnes
dépositaires de l’autorité publique et les agents publics.
Catherine Vautrin (ministre du Travail, de la Santé, des
Solidarités et des Familles)
> En cette journée internationale du cancer de l’enfant [15 février] ,
je veux redire aux petits patients, à leurs parents, tout l’engagement des
équipes pour les accompagner au quotidien et innover encore. À tous les
professionnels je redis ma reconnaissance pour leur engagement, et ma fierté
d’être à leurs côtés.
Eric Lombard (ministre de l’Economie, des Finances et de
la Souveraineté industrielle et numérique)
> La loi de finances pour l'année 2025 est parue au Journal officiel.
Prochaine étape, le vote du budget de la Sécurité sociale et la France aura
enfin un budget pour cette année. Cette loi de finances 2025 est le fruit d’un
travail de dialogue et de compromis entre de nombreuses forces politiques, dans
une situation inédite. Mais ce n’est pas sa seule vertu : ce budget est aussi
un premier pas vers le rétablissement de nos finances publiques. Sa bonne
exécution est donc nécessaire et nous nous en assurerons avec l’ensemble du
Gouvernement. Maintenant, l’énergie des ministres de Bercy va pouvoir
pleinement être consacrée à la défense de notre économie, de notre industrie et
de notre compétitivité.
> [Discours lors d’un déplacement chez Airbus / Toulouse]
Venir ici marque aussi la fin de 7 semaines de discussions budgétaires
intenses. Elles ont été conduites dans la négociation avec tous les partis
politiques qui l'ont souhaité, et c'est une méthode à laquelle je tiens.
Forts de ce budget exigeant, pour
lequel je rends aussi hommage à mes prédécesseurs, nous avons désormais un
horizon. Un horizon de redressement des finances publiques – 3% de déficit à
2029 –, mais surtout un horizon stabilisé de réformes, pour rendre notre
économie plus résiliente, plus efficace, plus performante.
1. Une industrie exemplaire, parce que résiliente grâce à l'innovation
Le groupe Airbus s'est peu à peu imposé comme la fierté du continent
européen, et plus encore ces derniers temps en asseyant son leadership mondial.
Et en effet, on aurait tort de se priver de faire les louanges de la figure de
proue d'une filière qui génère plus de 200.000 emplois, mais aussi qui exporte
31Mds€ en 2023, soit le 1er poste excédentaire de notre balance commerciale.
Et, surtout, qui maintient à un haut-niveau sa recherche et son développement,
avec pour le seul groupe Airbus un budget innovation qui dépasse les 3Mds€
annuels !
Car c'est plutôt là que réside le caractère exemplaire de notre fleuron
industriel, dans sa constance à se projeter malgré un contexte qui ne l'épargne
pas. C'est bien sa capacité d'innovation qui a permis son agilité, cette
innovation pour rebondir après l'épisode covid19, pour affronter une
compétition internationale féroce, pour surmonter le défi structurel de la
décarbonation.
De sorte que si Airbus est aussi souvent citée en exemple, ce n'est pas parce
qu'elle est la preuve que tout va bien, mais parce qu'elle est la preuve que
tout est possible.
Et cette ligne d'assemblage sur laquelle nous sommes cet après-midi, qui a
porté l'A380, prouve la résilience dont une industrie innovante sait faire
preuve. Preuve en sont aujourd'hui ces A321XLR, comme celui situé derrière moi,
dans le plus grand site industriel de France, sur une ligne hypermoderne, aux
décisions dématérialisées et logistiques automatisées.
2. Un modèle à répliquer à d'autres échelles et dans d'autres filières
industrielles.
Mais le succès d'une filière industrielle ne dépend pas seulement de la
tête bien visible, mais de tout le corps qui la compose.
C'est pour cela qu'avant de vous rejoindre j'étais aux Ateliers de la
Haute Garonne. Cette PME familiale qui existe depuis plus d'un siècle et qui
fournit Airbus depuis plus d'un demi-siècle. Elle emploie un millier de
salariés de par le monde et détient des dizaines de brevets, ce qui fait d'elle
le leader mondial des fixations aéronautiques.
Et tout l'écosystème autour de ces leaders de l'industrie fait vivre des
territoires. C'est pour cela, et pour soutenir cette ambition à chaque étape de
la chaîne, que nous sommes à ses côtés.
Notre ambition pour la filière aéronautique française est grande. Elle
est à la hauteur du double défi de la compétitivité et de la décarbonation.
Nous allons tout faire pour maintenir notre avance technologique et pour
remporter la bataille de l'avion durable. Parce qu'au-delà des critiques
faciles et déconnectées, nous savons qu'un avion frugal, un avion bas-carbone,
demeure possible : ultraléger, en matériau composite, et issu d'une
supply-chain repensée.
Je suis donc convaincu que la décarbonation sera l'opportunité
d'innover, pour monter en gamme et améliorer la durabilité de notre économie.
Un avion frugal sera plus compétitif. Et le carnet de commandes de l'A321 XLR
illustre admirablement que la compétitivité par l'innovation et la transition
environnementale peuvent s'alimenter l'une l'autre, pour une croissance
durable. L'A321 XLR consomme 30% de moins que les autres mono-couloirs et
devient donc le seul de sa catégorie à atteindre le rayon d'action long
courrier, comme son nom l'indique.
Déjà certains avions se ravitaillent en carburant durable, le fameux SAF
[Sustainable Aviation Fuel]. Cette innovation a d'ailleurs été portée
spécifiquement par un consortium d'acteurs publics et privés de la région
Occitanie que je salue. Je suis heureux de vous confirmer qu'un crédit d'impôt
spécifique en faveur de l'utilisation des carburants durables a été introduit
avec le soutien du Gouvernement dans le budget 2025 qui sera, je l'espère,
promulgué dans les prochains jours.
Cette prise d'initiative et donc de risque est précieuse, et l'Etat est
fier de l'accompagner. En dépit d'un contexte budgétaire difficile, nous
maintenons un engagement significatif au sein du CORAC.
S'y ajoutent les moyens portés par le plan France 2030. Dans ce plan de
soutien aux grands projets industriels, je m'engage à ce que l'aéronautique et
sa décarbonation soient une priorité du second temps qui s'ouvre pour être à
l'avant-poste de cette révolution. Et je sais que nombre de projets prometteurs
ont été portés par Airbus et les acteurs de la filière. Nous continuerons à
promouvoir une dynamique d'innovation propice aux jeunes pousses et aux PME et
ETI, via le crédit impôt recherche et le programme jeunes entreprises
innovantes.
En contrepartie, nous comptons aussi sur les entreprises leaders pour
préserver les acteurs de leur chaîne d'approvisionnement, dans les négociations
commerciales comme dans la trésorerie. Car nous avons besoin de tous les
acteurs de la chaîne pour préserver notre souveraineté industrielle.
Pour perpétuer et répliquer dans d'autres domaines de l'industrie de
telles filières intégrées et ainsi cesser de fragmenter nos efforts, la France
bénéficie d'avantages considérables, que nos concurrents comme nos partenaires
jalousent. Un savoir-faire composé des meilleurs ingénieurs du monde, et qui se
développe sur « les métiers d'avenir » grâce à France 2030 et au bien-nommé
projet EOLE.
Mais également des infrastructures de grande qualité, ainsi qu'une
énergie abondante, pilotable, bon marché et décarbonée. Sur ce plan, avec
l'aide d'EDF, nous proposons des contrats d'approvisionnement en énergie de
long-terme à des conditions compétitives pour apporter une visibilité aux
industries électro-intensives.
C'est aussi en ce sens que nous travaillons à boucler le financement du
programme pour un nouveau nucléaire français, qui portera la construction de 6
nouvelles centrales pour assurer, dans la durée, le maintien de cet avantage
compétitif décisif pour notre industrie. Le forum de l'IA qui se tenait à Paris
en début de semaine n'a fait que confirmer l'importance de cet atout, qui fait
de la France un des leaders du numérique.
3. Une conception européenne de la souveraineté industrielle
Au-delà de ses succès techniques, de son dynamisme commercial, et même
de la qualité de son innovation, si Airbus et sa filière forment un exemple
pour nos industries, c'est parce qu'elles sont européennes. Or, plus que jamais
dans la fragmentation géopolitique que connaît le monde et dans la rivalité
sino-américaine qui voit poindre une guerre commerciale, plus que jamais
avons-nous besoin de cette Europe industrielle.
Cette troisième voie, la voie européenne, est celle qui aura su
conjuguer la compétitivité à la responsabilité sociale et à la responsabilité
environnementale.
Mais cette communauté industrielle européenne permettra surtout de
renforcer notre souveraineté, qui s'est trouvée fragilisée pendant les récentes
crises internationales. Elle permettra aussi de renforcer notre compétitivité.
Le rapport que Mario Draghi a dressé sur l'urgence européenne dessine des
perspectives fortes en cette matière. Je souhaite qu'elles soient poursuivies
sans délai.
Le premier impératif est sans doute celui de la simplification. A
commencer par le fonctionnement de l'Etat, que nous allons devoir rendre plus
efficace. Je vous annonce aujourd'hui que nous proposerons des enrichissements
à ce projet de loi pour renforcer les simplifications dans les procédures
industrielles.
Mais simplification également dans les normes, pour inciter à
l'innovation, encourager à la prise de risque.
Cela se fera aussi par l'établissement d'un environnement permettant
l'accélération des innovations. Un environnement normatif mais également
financier à même d'inciter ces innovations de rupture, leur amorçage, leur
financement et la juste rémunération de leur valeur ajoutée.
Les investissements publics de l'Etat stratège devront garantir notre
souveraineté économique, mais également soutenir nos filières en difficulté,
dans l'automobile, dans l'acier, dans la chimie. L'achèvement de l'Union des
Marchés des Capitaux et la mise en place d'un label d'épargne européen devront
nous permettre de mobiliser l'épargne dormante des Français et des Européens
pour alimenter notre industrie.
Au niveau national, je souhaite que nous poursuivions notre réflexion
pour promouvoir l'épargne de long terme dans notre tissu d'entreprises
françaises. C'est un enjeu majeur pour porter la croissance de demain.
Enfin, il nous faudra mener une politique commerciale assertive.
J'assume de dire ici que nous devons déployer une préférence européenne. La
concurrence intra-européenne ne doit pas nuire aux rapprochements qui
permettront l'émergence d'autres champions européens. L'Union européenne a les
moyens de réagir : elle l'a prouvé par le passé et le prouvera chaque fois que
nécessaire.
Si nous subissons des mesures commerciales unilatérales ou agressives de
la part de certains partenaires au niveau international, nous réagirons
rapidement et fortement pour protéger nos intérêts économiques. Nous
poursuivrons nos efforts pour rétablir des conditions de concurrence équitable
et conforter la présence des chaînes de production à haute valeur ajoutée sur
le sol européen.
C'est la meilleure façon de nourrir une croissance durable et d'ainsi
répondre au triple défi du plein emploi, de la souveraineté économique et de
préservation du climat.
L'industrie nourrit un idéal concret, et vous avez la chance ici d'œuvrer
au rêve le plus mythique, et même mythologique de l'homme, celui de voler. Je
ne crois pas que nous devions renoncer à cet idéal, et les chiffres de la
demande mondiale pour vos avions le confirment. Même si cet idéal devra sans
doute évoluer, comme il l'a toujours fait, et s'adapter à l'impératif d'une
meilleure conciliation avec l'objectif d'une croissance durable et décarbonée.
Je sais que vous êtes aux avant-postes de ce combat.
Notre ambition commune pour la filière aéronautique est l'incarnation de
ce que nous portons pour l'industrie française et l'économie européenne. Les
fragmentations géopolitiques, les compétitions déloyales, les transitions
structurelles : vous connaissez mieux que quiconque les défis industriels
actuels. Vous êtes la preuve qu'on peut les assumer avec beaucoup d'élan.
Portons haut nos couleurs, notre audace et nos savoir-faire. Et
soyons-en fiers, car c'est ainsi que nous écrivons l'avenir.
Vive l'Industrie, la République, vive la France !
Yannick Neuder (ministre délégué auprès de la ministre du
Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargé de la Santé et
de l’Accès aux soins)
> On ne va pas faire d’économies sur le dos de la santé des Français.
> Retour sur le Sommet Mondial pour l'Action sur l'intelligence artificielle (IA) Cette semaine, la France a pris un virage décisif avec une stratégie claire et structurée pour accélérer le déploiement de l’IA dans tous les domaines. Mon ambition : faire de cet outil une révolution positive pour notre système de santé, au service des soignants et au bénéfice des patients.
> Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée Internationale
des cancers de l’enfant [15 février], je tiens à réaffirmer notre engagement
pour soutenir et accompagner les enfants atteints par un cancer ainsi que leurs
familles. Le cancer pédiatrique est un défi immense, mais les progrès de la
recherche et l’engagement des professionnels de santé permettent aujourd’hui à
de nombreux enfants de s'en sortir. Je tiens à saluer :
- Les soignants pour leur dévouement et leur engagement quotidien ;
- Les chercheurs qui innovent sans relâche pour améliorer les traitements ;
- Les associations et bénévoles qui apportent un soutien précieux aux familles.
> Former plus et former mieux, redonner du temps médical aux soignants et les protéger, et faire de la prévention un axe central pour passer d’un système de soin à un système de santé au bénéfice de nos concitoyens.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de
l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe)
> Les Européens n’ont pas de leçon de démocratie à recevoir des
Etats-Unis ou de qui que ce soit. Nous vivons un moment de bascule: il est
temps de sortir de nos illusions.
> Pour notre défense collective, mettons de la flexibilité dans nos instruments pour monter en puissance plus vite. C’est le moment d’être ambitieux.
> À la conférence de sécurité de Munich, de nombreux échanges avec des collègues européens. Le message est clair, il n’y a plus de déni possible. C’est l’heure de prendre nos responsabilités, d’assumer notre propre sécurité. Le premier test sera de refuser une capitulation en Ukraine.
► Partis
politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire
général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à
l’Assemblée nationale)
> Un an après la mort d’Alexeï Navalny, nous ne l’oublions pas. Et nous
pensons à tous ceux qui poursuivent son combat pour la démocratie et la liberté
face au régime du Kremlin.
Sylvain Maillard (député)
> Parce que nous sommes aux côtés de l’Arménie, l’Azerbaïdjan cherche à
déstabiliser la France d’outre-mer et singulièrement la Nouvelle-Calédonie.
Nous ne sommes pas dupes des objectifs du dictateur Aliev. Et nous les
combattons !
Jean-René Cazeneuve (député)
> Une guerre économique avec les États-Unis ne fera que des perdants.
L’Europe doit répondre coup pour coup aux gesticulations de Trump.
Olivia Grégoire (députée)
> La naïveté tue et le déni est irresponsable. Nous ne pouvons pas
nous habituer à voir des mineurs commettre de plus en plus de crimes de plus en
plus graves.
> Malgré les vents contraires, l'effort sur la réduction des dépenses de l’Etat, de la Sécuruté social et des collectivités territoriales doit redoubler. Sinon, nous finirons étouffés par les intérêts de la dette.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> « Il n’y aura pas de macronisme après Emmanuel Macron » dit Bruno
Retailleau. Qu’il se rassure, le grand courant central, démocrate,
progressiste, libéral et pro-européen perdurera. N’en déplaise aux tenants de
la droite conservatrice et réactionnaire !
> Après la soumission à Poutine, cette déclaration de Bardella [reprenant les arguments de JD Vance contre l’Europe] marque une nouvelle capitulation cette fois devant Vance. Bardella toujours plus soumis aux puissances étrangères. L’Europe est une grande puissance. La liberté d'expression et la démocratie libérale en sont les piliers.
David Amiel (député)
> La fascination pour J.D. Vance à droite, qui vient quand même nous
mépriser et nous menacer, n’est finalement qu’un nouvel exemple de la
domination culturelle américaine sur une large partie des élites françaises. Le
même ressort, au fond, qu’à gauche avec le wokisme.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Sur Bétharram, la vérité, c'est que le seul fait, quand François
Bayrou est ministre, c'est un fait d'une violence sur un élève. Une procédure a
été enclenchée. Il y a eu une enquête administrative, qui conclut au fait qu'il
n'y a manifestement pas de violence dans cet établissement.
> Le président du Conseil constitutionnel n'a pas à être nommé au gré des sondages, mais dans ce que l’on pense de la fonction. Je connais Richard Ferrand, Philippe Bas et Laurence Vichnievsky et je considère que ces trois personnalités apporteront beaucoup au Conseil constitutionnel.
> Dans le moment que l’on traverse, ce n’est pas le moment de faire chuter les gouvernements, simplement parce que l’on n’est pas d’accord avec une sémantique utilisée par le Premier ministre. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais nous avons un intérêt général, c’est la France.
> Le sujet des retraites fait partie des débats sur lesquels peut-être la question du référendaire peut être posée, par rapport à un texte ou un atterrissage des discussions des partenaires sociaux.
> Parler de primaire de la droite et du centre, c’est oublier que la droite et le centre, ça n’est pas la même chose. Nous n’avons, au MoDem, pas fait ce chemin depuis 30 ans, pour qu’à la fin, on vienne nous expliquer que le droite et le centre, c’est la même chose.
> S'occuper d'autre chose que des attentes des Français, c’est ça qui nourrit le populisme. Les Français se fichent un peu de savoir par quelle modalité ou qui va être candidat en 2027. Le temps viendra, que chacun se rassure.
> Nous assistons au sein du monde agricole à une montée des populismes. Il ne faut pas sous-estimer cette colère et nous devons essayer d’apporter des réponses. C’est le sens de la loi d’orientation agricole, dont j’espère que la commission mixte paritaire sera conclusive.
Philippe Latombe (député)
> [Bilan du Sommet pour l’action sur l’IA] Il y a trois grands points à
retenir. Le premier, nous avons vécu en direct un changement d’ère
géopolitique. Les États-Unis vont clairement engager une guerre commerciale
pour conserver leur hégémonie, notamment en matière numérique. Le deuxième
point, c’est que la France et l’Europe ne peuvent pas rivaliser seules avec les
États-Unis en termes de puissance d’investissement. Nous avons besoin des
Émirats, des Canadiens, de l’Inde et d’autres partenaires, car les 109
milliards annoncés sont en grande partie des investissements directs étrangers.
Nous devrons trouver des marges de manœuvre budgétaires pour ne pas devenir
dépendants de pays extérieurs et conserver la souveraineté sur nos
infrastructures. Enfin, l’IA représente une révolution industrielle et
sociétale.
Nous devons absolument produire nos propres modèles qui, en plus d’assurer
notre souveraineté, respecteront nos valeurs et notre vision de la société.
C’est très concret. Par exemple, l’IA développée en Chine, comme celui de
Baidu, fonctionne de manière très différente de l’IA occidentale. La manière de
raisonner, les données utilisées sont très influencées par la culture chinoise.
En revanche, un moteur comme celui de Mistral, avec des données européennes, a
une approche différente, plus centrée sur notre réalité. Idem pour l’approche
anglo-saxonne, américaine de ChatGPT. Cette guerre des IA est aussi une guerre
culturelle. (…)
Ce que je constate, c’est que Mistral a des qualités intéressantes, notamment
en termes de protection des données personnelles. Il respecte mieux les règles
de confidentialité, ce qui est très important en Europe. Les performances de
Mistral sont impressionnantes pour un usage quotidien et pour le respect de nos
valeurs. Mistral est un bon début, mais il faut améliorer constamment le
modèle, et c’est pour cela que sa promotion est importante.
De même, et c’est l’essentiel, des solutions technologiques françaises ou
européennes doivent être fortement soutenues par l’Europe et par nos
pays : je pense notamment au supercalculateur européen Jupiter.
> Le 17Cyber est une initiative lancée dans le cadre de
la loi de programmation du ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’un numéro
d’urgence, accessible 24h/24 et 7j/7, pour aider les victimes de
cybercriminalité. Nous étions trois députés à soutenir ce projet depuis le
début, et il a trouvé sa traduction concrète.
Il y a un vrai problème de notoriété ! Bien que le lancement ait eu lieu
avec des reportages dans les médias et des interviews à la télévision, la
campagne de publicité proprement dite n’a pas eu les moyens qu’elle mérite. Les
gens ne connaissent pas suffisamment ce numéro. Le budget pour la promotion de
cette initiative était insuffisant jusqu’à présent. Nous avons prévu une
campagne de publicité nationale à la prochaine rentrée de septembre, car il est
impératif de faire connaître ce numéro pour aider les victimes de
cybercriminalité.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Nous sommes à une semaine d’élections majeures en Allemagne. Le combat
contre l’AfD est vital pour notre démocratie au moment où elle vacille ailleurs
dans le monde.
> Alexei Navalny était un symbole de résistance à la répression en place en Russie contre les opposants politiques. Sa lutte pour mettre fin à la corruption en Russie a inspiré tant de gens. Il en est encore ainsi, un an après son meurtre. Nous soutenons Yulia Navalnaya et tous ceux qui agissent pour la démocratie.
Bernard Guetta (député)
> Donald Trump et Poutine, les deux compères, vont avoir beaucoup plus
de mal qu'ils ne l'avaient prévu à imposer une solution absolument
invraisemblable. Donald Poutine et Vladimir Trump vont se heurter à de
sérieuses difficultés. Les Européens doivent resserrer leurs rangs. Vladimir
Poutine "vise la définition, dans un accord bilatéral américano-russe,
d'une nouvelle architecture de sécurité européenne en dehors des
Européens"
Pascal Canfin (député)
> Nous, Européens, avons dépensé 450 milliards de dollars pour acheter
du gaz et du pétrole et que, dans le même temps, les Américains ont gagné, en
vendant du pétrole et du gaz, 150 milliards de dollars, ce qui fait une
différence, sur une seule année, de 600 milliards de dollars. La seule façon de
réduire cet écart, c'est de décarboner, d'électrifier, d'aller vers
l'efficacité énergétique, d'aller vers les industries vertes.
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