Le parti populiste d’extrême-gauche les utilisent dans la cadre d’une stratégie que son mentor, Jean-Luc Mélenchon, a plus d’une fois expliquée.
L’objectif est de créer les conditions d’une révolution populaire dans laquelle LFI jouerait le rôle d’avant-garde.
Mélenchon et ses amis ont fait le constat qu’ils ne seraient jamais majoritaires, donc qu’il y a peu de chances, voire aucune, qu’ils puissent prendre le pouvoir par les urnes.
Dès lors, il faut, à la fois, discréditer le plus possible la démocratie républicaine libérale, régime honni par l’extrême-gauche trotskiste et, dans le même temps, provoquer une réaction d’ordre face au chaos sciemment provoqué afin que l’extrême-droite remporte les élections présidentielles et législatives, seule ou avec l’appui de radicaux de droite.
Face à cette situation, le «peuple» réagirait en déclenchant une insurrection qui amènerait à la fameuse et espérée révolution dont les rênes seraient confiées à LFI parce qu’il apparaitrait comme le seul parti à ne s’être jamais fourvoyé avec le RN.
En attendant cette événement paroxystique, l’important est, avec le maximum d’idiots utiles, de créer le désordre tout en faisant semblant de chercher à prendre le pouvoir légalement.
Peut-on dire que cette stratégie est un succès?
Si l’on constate la montée du RN dans les urnes ainsi que le rejet de la démocratie républicaine libérale par une partie de la population, il est indéniable qu’une partie du pari de LFI semble réussi.
Encore faudrait-il que ce soit à cause de la formation d’extrême-gauche qu’on en soit arrivé là.
Or rien ne le prouve mais, peu importe, si cela donne le résultat escompté.
En revanche, l’outrance de LFI, voulue et assumée, semble, elle, être un échec vis-à-vis de l’objectif recherché.
Non seulement une majorité de Français considère que LFI est un danger mais c’est aussi le cas d’une grande partie de la France de gauche.
L’embêtant pour Mélenchon et ses amis, c’est que pour que la stratégie marche, il faut pouvoir faire le buzz constamment et être repris par l’ensemble des médias, comme le montre l’exemple de Trump aux États-Unis qu’ils copient méthodiquement.
Si l’influence de LFI baisse dans les urnes et devient un autre groupuscule d’extrême-gauche comme le NPA, «anticapitaliste» ou «révolutionnaire» ou Lutte ouvrière, le relais médiatique disparaitra.
Les derniers événements avec la possible implosion du Nouveau front populaire après la décision du PS de ne pas voter les motions de censure déposées par LFI lors du Budget et du budget de la Sécurité sociale ainsi que les désaccords de plus en plus nombreux entre les différents partenaires (LFI, PC, EELV et PS) ne sont pas de bonne augure pour la stratégie révolutionnaire.
Bien sûr, une autre option serait que lors d’une présidentielle¸ les deux candidats du second tour soient Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et que ce dernier bénéficie d’une mobilisation contre l’extrême-droite et le «fascisme».
Mais celle-ci semble encore plus hypothétique tant Mélenchon est devenu un repoussoir au même titre que le fut Jean-Marie Le Pen…
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