===============================2005-2025===============================

Depuis 20 ans le CREC & lecentrisme.com vous informent sur le Centre & le Centrisme

jeudi 13 février 2025

La Quotidienne centriste du 13 février 2025. Un Haut-commissariat pour enfin prendre l’enfant au sérieux?


Qu’on le veuille ou non, l’enfant est souvent le parent pauvre de la politique.

C’est vrai, il n’est pas un électeur et sa parole ne vaut pas grand-chose.

Oh! oui, il a une valeur en tant que «possession» de ses parents et adulte en devenir qui pourra alors rendre service à son pays (nombre de natalistes s’inquiètent avant tout de la baisse du nombre d’enfants pour des motifs uniquement économiques et parce qu’il y aura moins de soldats pour défendre le pays!) mais une valeur en soi n’est pas vraiment de l’intérêt de l’Etat…

Tous les défenseurs des enfants et de l’enfance le savent bien quand ils constatent que les enfants, même dans les pays les plus développés et les plus respectueux de leur condition ainsi que de leurs droits, sont peut-être prioritaires dans les déclarations mais beaucoup plus rarement dans les décisions des politiques.

Alors, la création d’un Haut-commissariat à l’enfance promis en fin d’année dernière par Emmanuel Macron et dont le décret de création vient d’être publié au Journal officiel, va-t-il enfin placé l’enfant au cœur des préoccupations de la société?

On peut l’espérer tout en demeurant dubitatif au vu de l’expérience passée.

Si l’on regarde les attributions données à cette nouvelle instance dont on veut croire qu’elle sera autre chose qu’un «comité bidule» ou une vitrine vide, on se dit qu’elle a, en tout cas les capacités d’agir sur tout le spectre de l’enfance et dans la durée.

Ainsi, le Haut-commissariat a pour missions :
«1° D'organiser la concertation et de conduire le dialogue avec les principaux acteurs concernés par la politique de l'enfance ;
2° De coordonner, au niveau interministériel, les travaux et actions relatifs à la politique de l'enfance ;
3° De proposer des orientations permettant notamment de lutter contre les violences faites aux enfants, de renforcer l'action de l'Etat en faveur des enfants vulnérables et protégés, d'améliorer l'accueil des jeunes enfants, de promouvoir le bien-être et la santé des enfants, de les protéger dans le champ du numérique et de lutter contre les inégalités de santé ;
4° D'assurer le suivi de la mise en œuvre ainsi que l'évaluation des politiques engagées.»

Mais l’on voit tout de suite qu’il n’a aucun pouvoir de décision donc d’imposer quoi que ce soit pour le bien de l’enfant.

Et puis évidemment ce que ne dit pas le décret, ce sont les moyens qui lui seront alloués.

Car sans finance et sans un personnel conséquent et qualifié, il sera une coquille vide comme le sont tant de structures créées pour tenter de faire croire que les pouvoirs publics vont enfin agir.

Cependant on ne peut évidemment pas condamner ce Haut-commissariat à l’enfance avant même qu’il ait commencé à fonctionner.

De même, ses attributions peuvent laisser espérer qu’il sera un phare dans la défense de la cause des enfants.

Néanmoins, le bilan en la matière de la présidence d’Emmanuel Macron, même s’il n’est pas catastrophique et a connu quelques bonnes volontés à défaut de grandes réalisations, n’est pas à la hauteur.

Malheureusement, on peut dire la même chose de ses prédécesseurs…

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.