Voici une sélection,
ce 10 janvier 2024, des derniers propos tenus par des centristes dans les
médias ou sur les réseaux sociaux en France.
Nota: jusqu’à la
nomination du nouveau gouvernement, les ministres restent en place – sauf
évidemment Elisabeth Borne démissionnaire et Gabriel Attal nommé – d’où cette présentation des propos avec les
ex-encore membres du gouvernement.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Cher Gabriel Attal, je sais pouvoir compter sur
votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement
et de régénération que j’ai annoncé. Dans la fidélité à l’esprit de 2017:
dépassement et audace. Au service de la Nation et des Français.
► Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement,
certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs
propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos
critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]
Gabriel Attal (Premier
ministre)
> Merci Monsieur le Président pour votre
confiance. Je mesure l’honneur qui m’est fait d’être nommé Premier ministre. Un
cap : garder le contrôle de notre destin, libérer le potentiel français et
réarmer notre pays. Au travail, avec force, humilité et sans tabou au service
des Français.
> [Déclaration lors de la passation de pouvoir à Matignon
avec Elisabeth Borne]
Madame la Première ministre, très chère Élisabeth, Mesdames, Messieurs, depuis
1936, depuis Léon Blum, c'est d'ici, depuis l'hôtel de Matignon, que nos
Premiers et nos Premières ministres ont œuvré à bâtir la France.
Chère Élisabeth, pendant près de 20 mois, c'est la France de demain que tu
as contribué à bâtir. Aux côtés du président de la République, tu as été une
Première ministre d'action et de courage. Ton histoire personnelle, tout autant
que ton éthique politique, ont fait de toi un exemple pour tes ministres, pour
les Parlementaires que tu as évoqués, et plus largement, je le crois très
profondément, pour les Français. Nous savons tous ce que nous te devons.
Élisabeth, Madame la Première ministre, merci pour tout.
À l'heure où je prends mes fonctions, c'est d'abord au président de la
République que j'adresse mes remerciements les plus sincères. Cela a été dit,
ces dernières heures, j'ai pu le lire ou l'entendre: «le plus jeune président
de la République de l'histoire nomme le plus jeune Premier ministre de
l'histoire». Je ne veux y voir qu'un seul symbole: celui de l'audace et du
mouvement. Le symbole aussi, et peut-être surtout de la confiance, celle
accordée à la jeunesse, cette génération qui mérite que l'on se batte pour elle
sans relâche.
Ces derniers mois, j'ai consacré toute mon énergie à redonner espoir, à
chercher à redonner espoir à cette génération et à ses parents en œuvrant pour
l'école de la République. Je le dis d'emblée, j'emmène avec moi ici à Matignon
la cause de l'école. Je réaffirme l'école comme étant la mère de nos batailles,
celle qui doit être au cœur de nos priorités et à qui je donnerai, comme
Premier ministre, tous les moyens d'action nécessaires pour sa réussite. Elle
sera l'une de mes priorités absolues dans mon action à la tête du Gouvernement.
Il y aura de ce point de vue une forme de continuité, car en prenant des
décisions fortes sur l'abaya, en prenant des décisions fortes sur la laïcité,
c'est pour la liberté que je me suis engagé. En prenant des décisions fortes
sur l'exigence et sur le choc des savoirs, c'est pour l'égalité que je me suis
engagé. En prenant des décisions fortes dans la lutte contre le harcèlement,
c'est pour la fraternité que je me suis engagé. «Liberté, égalité, fraternité»,
cette devise de l'école est aussi celle de la République et ce sera toujours ma
boussole.
Mais j'ai conscience du contexte dans lequel je prends mes fonctions. Trop de
Français doutent encore. Trop de Français doutent de notre pays, doutent
d'eux-mêmes, doutent de notre avenir. Je pense en particulier, aux classes
moyennes, cœur battant de notre pays, artisans de la grandeur et de la force de
notre nation française. Ces femmes, ces hommes, ces familles qui se lèvent tous
les matins pour aller travailler, qui peuplent notre territoire et que l'on
n'entend pas souvent, mais qui sont toujours au rendez-vous de leurs
responsabilités. Cette classe moyenne qui travaille et qui finance, par son
travail, nos services publics et notre modèle social. Ces Français qui,
parfois, ne s'y retrouvent plus. Des Français doutent mais au fond, je sais
qu'ils espèrent aussi car, au fond de nous, au plus profond de nos consciences
de Français amoureux de notre pays, nous le savons : la France ne rimera
jamais avec déclin. Car la France, elle rime avec sursaut, elle rime avec
audace, elle rime avec grandeur.
Et c'est précisément à cette tâche que je vais m'atteler, sous l'autorité du
président de la République. Il a été réélu sur un projet clair, un projet
d'action, de transformation, un projet de reprise en main de notre destin et de
préparation de celui de la prochaine génération. Avec le président de la
République, j'aurai donc un objectif : garder le contrôle de notre destin
et libérer notre potentiel français.
Garder le contrôle de notre destin, c'est lutter pour la maîtrise de notre
modèle social, c'est agir pour la solidarité entre les Français, c'est assumer
de faire de l'autorité et du respect de l'autre une valeur politique de premier
ordre et de la sécurité un objectif absolument prioritaire. C'est agir pour le
renforcement de nos services publics, au premier rang desquels l'école, j'en
parlais il y a un instant, mais aussi la santé et en premier lieu, évidemment,
notre hôpital. C'est renforcer notre souveraineté nationale et celle de
l'Europe en maîtrisant mieux notre immigration. C'est garantir l'avenir de
notre planète qui est le bien commun de notre humanité.
Libérer le potentiel français, cela veut dire continuer à transformer notre
économie autour de trois axes majeurs. D'abord, la priorité donnée au travail.
Travailler doit toujours être mieux valorisé que ne pas travailler, alors que
l'inflation, je le sais, continue de peser sur la vie des Français. Ensuite,
c'est l'acte 2 de la libération de notre économie, notamment avec la
simplification drastique de la vie de nos entreprises et de nos entrepreneurs.
Et c'est enfin l'action résolue que nous devons mener pour notre jeunesse, dont
le talent ne demande qu'à s'exprimer.
Dans ce chantier, avec le président de la République, nous ne partons pas de
nulle part. Depuis plus de six ans, tant a été fait, tant a été engagé et déjà
des résultats sont perceptibles dans la vie des Français. Nous avons un taux de
chômage historiquement bas depuis un certain nombre d'années et tu y as
largement contribué en tant que ministre et Première ministre. Mais pour les
années à venir, tant reste encore à faire. C'est la tâche à laquelle je
consacrerai toute mon énergie, avec la même méthode qui est la mienne, celle
que j'ai toujours utilisée dans mes fonctions : poser des diagnostics
clairs sans jamais mentir aux Français et mettre en place des actions fortes,
concrètes, sans tabou, dire la vérité, agir sans attendre. Voilà ce que sera
mon action à la tête du Gouvernement de la France.
Avant de conclure, je veux avoir à nouveau une pensée pour le président de la
République, lui redire toute ma gratitude, toute ma fidélité. Je veux avoir un
mot pour notre Parlement. À la majorité, je dis ma reconnaissance et ma
promesse de toujours rester l'un des leurs. Aux oppositions, je leur dis que
nous avons en commun le destin de notre nation, que nous ne serons évidemment
pas d'accord sur tout, que nous nous opposerons, mais aussi, je leur fais la
promesse de toujours les écouter, toujours les respecter parce qu'à travers
eux, c'est la voix de millions de Français qui s'expriment.
Je veux avoir un mot pour nos élus locaux qui sont eux aussi
les garants de notre République. Pour nos partenaires sociaux, oui, ils sont
nos partenaires, avec tout ce que cela comporte d'exigence et de franchise.
Parce que chaque jour compte, je réunirai toutes ces forces vives du pays dès
cette semaine pour enclencher ensemble cette nouvelle étape. Avant de conclure,
je veux avoir une pensée pour Edouard Philippe qui fut le premier à me faire
confiance en me nommant au Gouvernement il y a plus de cinq ans. Une pensée
pour toi Élisabeth, que je remercie à nouveau pour ta confiance et je pense
évidemment à Jean Castex avec qui j'ai tant appris ici à Matignon en tant que
secrétaire d'État auprès de lui, porte-parole du Gouvernement. J'ai appris ici,
avec lui, à ses côtés, le fonctionnement de Matignon, l'exigence de la tâche de
Premier ministre et aussi l'importance de l'amitié en politique. Je veux lui
dire que je sais ce que je lui dois, ce que notre famille politique lui doit et
ce que la France lui doit.
Je veux, pour conclure, m'adresser directement aux Français, à tous les
Français, où qu'ils vivent, dans l'Hexagone, dans les outre-mer ou à
l'extérieur de nos frontières, quels que soient leur parcours de vie, quelles
que soient leurs opinions politiques, peu importe qui ils aiment ou ce en quoi
ils croient. Je veux leur dire qu'ils pourront toujours compter sur moi, leur
dire qu'avec le président de la République, chaque jour, chaque minute, chaque
seconde leur sera consacrée. Parce qu'il n'y a rien de plus beau, rien de plus
fort, rien de plus grand que de servir la France et les Français. Je vous
remercie.
> [Enseignants] Vous servez la plus belle cause du monde.
(…) Je partage avec vous cette conviction que l’école est l’arme la plus
puissante que nous ayons pour changer la société. (…) Vous me trouverez
toujours à vos côtés pour accomplir votre mission.
> Nous ne laisserons personne sur
le bord du chemin. Pour mon tout premier déplacement, j'ai voulu exprimer la
solidarité de la Nation à nos concitoyens du Pas-de-Calais. Une solution sera
proposée à tous les Français sinistrés par les crues. Je m’y engage.
> Il n’y a pas de sécurité sans
nos policiers, il n’y a pas d’ordre républicain sans notre police.
Bruno Le Maire
(ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et
Numérique)
> Félicitations cher
Gabriel Attal! Je n’ai aucun doute sur
l’engagement et la force que tu mettras au service des Françaises et des
Français. Je suis heureux pour toi. Respect et amitié.
Gérald Darmanin
(ministre de l’Intérieur et des Outre-mer)
> Félicitations à Gabriel Attal. Je lui souhaite une pleine
réussite au service des Français.
> La menace terroriste islamiste
reste extrêmement élevée dans notre pays. Depuis 2017, 43 attentats islamistes
ont été déjoués par les agents de la DGSI. Nos services sont aussi totalement
mobilisés contre les menaces d’ultra-droite et d’ultra-gauche, pour lesquelles
11 attentats ont été déjoués depuis 2017.
Catherine Colonna
(ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Toutes mes
félicitations, Monsieur le Premier ministre, cher Gabriel Attal! Engagement, mouvement, audace.
Avec mes vœux de plein succès dans votre haute mission au service de la France
et des Français.
Éric Dupond-Moretti
(garde des Sceaux, ministre de la Justice)
> Félicitations à Gabriel Attal! Sa nomination est une
excellente nouvelle pour la Justice de notre pays. Lorsqu’il était à Bercy,
c’est avec lui que s’était décidée la trajectoire historique de la loi de
programmation 2023-2027. Son arrivée à Matignon est porteuse d’espoir.
Sébastien Lecornu
(ministre des Armées)
> L’année 2024 confrontera les armées françaises
à un dilemme quotidien : agir sur le court terme face aux crises et agir pour
nous transformer et être prêts face aux menaces qui visent la Nation sur le
moyen et long terme.
> En 2024, il nous faudra prendre
des risques pour réussir la première année de la LPM. Pour nous adapter aux
aléas et aux incertitudes et nous adapter aux évolutions technologiques et
stratégiques à venir.
Olivier Dussopt
(ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion)
> Toutes mes
félicitations à Gabriel Attal, nouveau Premier ministre, et plein soutien face aux
défis et enjeux qui l'attendent dans ses nouvelles fonctions.
Sylvie Retailleau
(ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche)
> M. le Premier
ministre, cher Gabriel Attal, toutes mes félicitations pour ton arrivée à Matignon.
Les Français connaissent ton audace et ton efficacité. Comme moi, ils savent
pouvoir compter sur ton action déterminée pour la jeunesse aux côtés de notre
Président Emmanuel
Macron.
Marc Fesneau
(ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)
> Félicitations Gabriel Attal et tous mes vœux de réussite pour
cette grande et noble fonction au service de la France.
Christophe Béchu
(ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)
> J’étais dans le
Pas-de-Calais aux côtés du Premier ministre, Gabriel Attal. Protéger les Français, leur
apporter des solutions et adapter notre pays face au dérèglement climatique.
Voici le cap.
Agnès
Pannier-Runacher (ministre de la Transition énergétique)
> Le dépassement
qu’incarne Gabriel
Attal aux
côtés du Président sera, comme depuis 2017, une boussole pour l’action du
Gouvernement au service des Français. Cher Gabriel, je te souhaite le meilleur.
Tu sauras relever les défis qui nous attendent. Toutes mes félicitations.
> Notre
mix énergétique en 2030 et en 2050 a trois objectifs essentiels. Le premier
objectif, c‘est de baisser nos émissions de gaz à effet de serre, trois quarts
de ces émissions, ce sont des énergies fossiles. Et donc cette loi nous donne
un objectif de sortie des énergies fossiles, progressive, il va falloir s'en
passer. Ça veut dire qu'en 2030, nous aurons 45% d'énergie décarbonée, en 2035,
60%. Nous aurons plus de la moitié de notre énergie qui ne sera pas d'origine
fossile (…)
Ce n'est pas les EPR qui permettront d'atteindre ces objectifs en 2030 ou en
2035, pour une simple raison, c'est que les nouveaux réacteurs nucléaires ne
seront pas connectés au réseau avant 2035. C'est donc les renouvelables qui le
permettront. Et c'est là que c'est important de le mettre en avant, nous avons
une loi qui dit : on sort des fossiles, une loi qui prend l'objectif ou qui
soutient l'objectif de produire plus d'électricité que nous en consommons,
c'est un objectif très fort. Nous ne voulons pas être dépendants des
importations de nos voisins en matière électrique.
Ça veut dire qu'il va falloir produire beaucoup plus d'énergie sur notre
territoire. Et nous avons un troisième objectif, qui est de dire qu'on ne veut
pas dépendre de la météo pour produire. Donc, soit, on a des énergies qui sont
de type nucléaire, pilotables, soit, on a des énergies renouvelables, qui
dépendent de la météo, c'est le cas de l'éolien, qui dépend du vent, du
photovoltaïque qui dépend du soleil, mais dans ce cas-là, c‘est couplé à du
stockage ; et donc, nous pouvons garantir à tout moment que quand on appuie sur
le bouton, on a l'électricité qui est produite.
> Pour 2030, 2035, nous avons pris la décision de
construire six réacteurs. Ces réacteurs arriveront sur le réseau électrique
après 2035. En revanche, lorsqu'on parle de nucléaire, et c'est le deuxième
élément de ce projet de loi, il faut regarder sur le nucléaire quasiment
au-delà de 2050. Les décisions que nous prenons aujourd'hui ont un impact en
2050. Ce n'est pas le cas pour les énergies renouvelables, puisque les
modalités, les temps de construction sont beaucoup plus réduits.
Et donc pour 2050, nous avons besoin de huit réacteurs additionnels ou
l'équivalent de la puissance de huit réacteurs, parce que le projet de loi ne
dit pas quelle technologie nous utilisons. Là aussi, principe de neutralité
technologique.
> L'année dernière, nous avons augmenté notre production
d'électricité nucléaire à deux chiffres, de l'ordre de 15%. Les chiffres
définitifs devraient venir. Nous avons augmenté notre production d'électricité
sur base de photovoltaïque de 15%. Nous avons augmenté notre production
d'électricité sur base éolien de 30%.
Moi, je fais et du nucléaire et des renouvelables, et au maximum. Et je ne
prends aucun risque, parce que, ce qui est important pour les Français, c'est
d'avoir de l'électricité abondante produite sur leur territoire à un prix
compétitif.
> L'objectif de sobriété, il est dans la loi. Là aussi,
je veux m'inscrire en faux sur ce que j'ai pu lire sur les réseaux sociaux.
C'est moi, la ministre, qui ai lancé le plan sobriété. Ce plan sobriété, on en
a parlé en début de discussion. Il nous a permis d'économiser 12% de gaz et
d'électricité sans dommage pour notre économie. Il faut continuer, ça serait
quand même idiot de continuer à gaspiller de l'énergie. Et donc, sur la part du
nucléaire, en fait, ce n'est pas important la part du nucléaire, ce qui est
important.
> Il faut faire le maximum de nucléaire et de
renouvelables pour diminuer notre part de fossiles. Et donc peu importe, je
dirais, peu importe cette répartition, en fait, elle variera de manière assez
limitée, parce qu'il y a nos capacités de production. Ce qui est aujourd'hui
structurant, que ce soit pour le renouvelable ou pour le nucléaire, c'est nos
capacités industrielles.
> Opposer le renouvelable au nucléaire n'est pas une
bonne idée. Ce qui est une bonne idée, c'est de dire : on sort des fossiles et
on rend notre pays totalement souverain en matière d'électricité, et le moins
dépendant possible sur les autres formes d'énergie.
> L'hydraulique, c'est une énergie qui est compétitive,
qui est totalement pilotable. C'est l'énergie la plus pilotable et qui a le
bilan carbone le plus faible. (…) On va probablement surtout rééquiper un
certain nombre de barrages avec une augmentation de capacités sur ces barrages,
on peut aussi faire des petites installations, ce qu'on appelle des STEP, des
installations de stockage hydraulique. Mais l'essentiel de la puissance qu'on
peut installer d'un point de vue, je dirais technique, elle vient du fait qu'on
peut probablement augmenter de 10, 15, jusqu'à 30% la capacité de traitement
des barrages existants, en les mettant au meilleur standard industriel.
> Ce que nous avons fait avec le Président de la
République, en obtenant un accord inédit au niveau européen sur la réforme du
marché de l'électricité, dont je rappelle d'ailleurs qu'il y a un an, tout le
monde nous disait que c'était impossible et que jamais les Allemands, jamais la
Commission européenne nous permettraient d'avoir un tel accord. Nous l'avons
fait, nous avons tenu cette promesse. Ce que nous avons fait également en
négociant avec EDF une nouvelle forme de régulation, je ne rentre pas dans le détail,
mais en gros, jusqu'en 2025, les Français bénéficiaient d'un prix bas, du prix
bas historique de l'électricité nucléaire, et nous avons prolongé cela. Et ça
sera d'ailleurs un des volets du projet de loi que je porterai…
Ces éléments-là vont permettre de stabiliser les prix de l'électricité et de
faire en sorte qu'ils soient beaucoup plus compatibles avec ce que nous avons
connu par le passé. Et donc, c'est notre objectif, de stabiliser ces prix.
Aujourd'hui, l'électricité est cotée sur les marchés pour les années 25-26,
27-28 sur des prix qui sont inférieurs à ceux d'aujourd'hui ; je parle pour les
entreprises et les collectivités locales, parce que les Français, ils
bénéficient de ce qu'on appelle un tarif réglementé. Donc à un moment, on a
bloqué les prix, ce qui fait que les prix ont augmenté. Mais la hausse
absolument délirante qu'on a connue en 2022, fort heureusement, ils ne l'ont
pas connue, et du coup, là, nous sommes dans le moment où le prix diminue…
Donc, on re-rentre progressivement dans les niveaux du bouclier énergétique.
Mais je peux vous dire que l'électricité n'a pas vocation à augmenter de
manière délirante comme on l'a connu, mais plutôt au rythme naturel de
l'inflation et des coûts de production.
> [Véhicules électriques à 100€ par mois] Aujourd'hui,
80.000 personnes se sont inscrites sur la plateforme pour demander à être
recontactées. Ce que nous avons fait.
Nous avions effectivement réservé 25.000 véhicules, et je peux vous dire que
j'ai recontacté les constructeurs. Stellantis m'a confirmé qu'ils étaient prêts
à mettre des véhicules complémentaires si effectivement les Français étaient au
rendez-vous de cette promesse. Et évidemment, nous ferons notre maximum pour
que le maximum de Français puisse avoir accès à ces véhicules s'il s'avère
qu'ils sont plus nombreux que ce qu'on estimait initialement à profiter de
cette offre, je le rappelle, vous dites, effectivement, 100 euros, en pratique,
suivant la nature du véhicule, puisqu'il y a des très petites citadines, et ça
va jusqu'à des familiales, de 50 à 150 euros, pour bénéficier d'un véhicule,
sans apport initial, 100 euros, 50 à 100 euros par mois.
C'est des véhicules que nous destinons en priorité à des gens qui ont besoin de
leur véhicule pour aller travailler, des gens qui sont dans la ruralité, des
gens qui sont à plus de quinze kilomètres de leur travail ou des gens qui par
leur travail sont itinérants.
> Jordan Bardella et le RN, ce sont des gens qui vous
expliquent qu'il y a quelques années, le nucléaire, c'est dangereux et qui
aujourd'hui vous expliquent qu'il faut absolument ne faire que du nucléaire.
Dans un cas comme dans l'autre, ils disent n'importe quoi. Ce sont des gens
qui, je le redis, le matin, vous expliquent que le projet de loi Immigration
est abominable, et qu'il ne faut pas le voter et l'après-midi, vont le voter en
disant que c'est très bien, et que c'est eux qui ont fait le projet de loi.
Donc, ils ne sont pas fiables, voilà, ils n'ont pas d'idées, et je ne suis pas
sûre que ce soit une bonne chose pour la France qu'ils soient dans des rôles de
responsabilité.
Agnès Firmin Le Bodo (ministre
de la Santé et de la Prévention)
> Toutes mes
félicitations à Gabriel Attal. Des responsabilités à la hauteur de son énergie et de
son engagement au service des Français.
Aurore Bergé
(ministre des Solidarités et des Familles)
> Félicitations
Monsieur le Premier ministre Gabriel Attal! Audace et dépassement pour porter la transformation
dont notre pays a besoin avec le président de la République !
> Yoav Hattab Yohan Cohen
Philippe Braham François-Michel Saada Le 9 janvier 2015, le terrorisme
islamiste les ciblait. Parce qu'ils étaient juifs. Nous ne cèderons rien face à
la haine et l'antisémitisme.
► Assemblée
nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> J’adresse tous mes
vœux de succès à Gabriel Attal, nouveau Premier ministre. Je sais que nous pourrons
travailler ensemble en confiance afin de poursuivre à l’Assemblée les réformes économiques et
sociales engagées au service des Français.
► Partis
politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Stéphane Séjourné (Secrétaire général
& président du groupe Renew Europe au Parlement européen)
> Face aux grandes crises géopolitiques de notre
époque, nous avons besoin d’une Europe forte pour protéger les Français et les
Européens.
> Je
salue la nomination de Gabriel Attal. Nous avons besoin de son talent pour la poursuite de
nos engagements politiques. Merci à Elisabeth Borne pour tout le travail accompli.
> Le
risque d'une Europe ingouvernable en raison d'une montée en puissance des
partis populistes lors des élections européennes de juin est réel. Le risque
d'ingouvernabilité est assez fort (...) si jamais les partis populistes
arrivent à avoir une minorité de blocage au Parlement européen. Il y a une montée
populiste et nationaliste un peu partout en Europe.
> Il faut passer d'Européens convaincus à Européens
convaincants.
Sylvain Maillard
(président du groupe à l’Assemblée nationale)
> L’Europe c’est notre ADN. Tous les autres ce
sera du Frexit avec des différences variables. Ce sera pour l’Europe ou contre
l’Europe.
> Je suis fier de notre bilan.
Nous avons réussi à faire passer des réformes importantes pour notre pays. Nous
continuons à avancer vers le plein emploi.
> Le dispositif
« Territoires zéro chômeur de longue durée » est un outil novateur
contre le chômage de longue durée à l’échelle d'un bassin de vie. Nous avons
multiplié par 4 les territoires d'expérimentation.
> Toutes
mes félicitations Gabriel Attal. Je suis sûr que tu sauras porter fidèlement notre
projet et incarner les valeurs qui sont les nôtres. Les députés Renaissance seront des
alliés loyaux et exigeants pour répondre aux défis de notre pays et continuer à
réformer, pour les Français.
> Tous
les députés Renaissance sont mobilisés pour atteindre le double objectif du plein
emploi et d’assainissement de nos finances publiques. Ce n’est qu’ainsi que
nous pourrons préserver notre modèle social, qui fait notre fierté.
> Le débat qui aura lieu au
Parlement sur la fin de vie et les soins palliatifs doit être digne. Les
Français attendent cette loi et nous devons être au rendez-vous.
● MoDem
Bruno Millienne (député)
> Félicitations à Gabriel Attal pour sa nomination à Matignon. La
tâche est ardue mais l'homme a su faire preuve de sa compétence depuis
plusieurs années déjà. Les aigris lui reprochent son jeune âge, j'y vois un
signe de modernité et de dépassement, dans la droite ligne de l'esprit insufflé
depuis 2017.
● Parti radical
> Le Parti Radical félicite Gabriel Attal pour sa nomination comme
Premier Ministre et remercie Elisabeth Borne pour son engagement de près de
deux années à Matignon, exercé avec courage et dignité dans des conditions
parfois difficiles.
Les Radicaux ne doutent pas que Gabriel ATTAL mettra avec talent et conviction
toute sa détermination et son audace au service de sa mission de « réarmement
économique, social et civique de la France » confiée par le Président de la
République.
Laurent Hénart, Président du Parti Radical, déclare: «Au-delà du renouvellement
qu’il incarne, je salue son engagement pour défendre les principes
républicains, et notamment la Laïcité si chère aux Radicaux.»
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
> Si Trump a vraiment dit qu’il n’aiderait pas
l’Europe en cas d’attaque et qu’il avait l’intention de quitter l’OTAN, alors
l’autonomie stratégique et la défense européennes sont plus urgentes que
jamais. Le travail a commencé, il faut accélérer, d’urgence.
> Félicitations
Gabriel Attal
et tous mes
vœux chaleureux de réussite dans ta mission au service des Français, qui ont
besoin d’idées fortes exprimées clairement.
Pascal Canfin
> Voila un exemple concret de la façon dont nous
avons changé l’Europe. Il est maintenant légal pour un Etat de déclencher une
aide publique équivalente à celle donnée par les Etats-Unis pour localiser chez
nous une usine utile à la transition écologique.
● Personnalités
centristes
Elisabeth Borne (ex-première
ministre)
> Mon parcours le prouve, quelle que soit son histoire, tout
est possible. Mais j’ai pu le constater chaque jour : il reste du chemin pour
l'égalité entre les femmes et les hommes. Et plus largement, pour que chacun,
quelle que soit son origine, son milieu social ou son adresse ait sa chance.
Alors au moment de quitter Matignon, à toutes et tous, je veux le dire : à vos
côtés, je continuerai le combat!
> [Déclaration lors de la passation
de pouvoir avec Gabriel Attal]
Monsieur le Premier ministre, cher Gabriel, tout d'abord, bienvenue à Matignon.
Au moment où je te passe le relais, je voudrais d'abord dire toute ma
reconnaissance. Ma reconnaissance au président de la République, bien sûr, qui
m'a fait confiance depuis 2017. Et je suis fière d'avoir, à ses côtés, pendant
près de 7 ans, servi notre pays et nos concitoyens en tant que ministre
puis Première ministre. Ma reconnaissance aussi envers l'équipe gouvernementale
que j'ai eu l'honneur de diriger, qui a porté avec force et détermination les
réformes nécessaires, y compris les plus difficiles. Et je veux vraiment dire
un grand merci à chacune et à chacun.
Je veux dire ma reconnaissance aussi aux Parlementaires de la majorité. Dans un
contexte inédit, souvent face aux attaques les plus brutales, ils ont tenu.
Alors je serai bientôt l'une d'entre eux en tant que députée du Calvados et je
me réjouis de continuer à servir mon pays à leur côté avec détermination et
exigence. Et puis, je veux remercier aussi les parlementaires des oppositions
qui ont fait le choix du dialogue et du compromis plutôt que du blocage et de
l'obstruction.
Je tiens aussi à remercier toutes les administrations que j'ai dirigées au
cours de ces 7 années, les équipes de Matignon et tout particulièrement
mon cabinet. Je mesure le travail qu'ils ont accompli à toute heure du jour et
souvent de la nuit et j'ai été particulièrement bien entourée, donc je veux
leur dire un grand merci. Je veux également rendre hommage à tous les
partenaires qui sont essentiels pour notre action au service du pays. Je pense
aux élus locaux qui s'engagent au quotidien pour nos concitoyens. Je pense aux
acteurs de la société civile et notamment aux associations qui portent des
combats essentiels, de la transition écologique à l'égalité des chances. Et
puis, je pense aux partenaires sociaux avec lesquels j'ai toujours entretenu
des relations de confiance et de respect. Moi, je crois au dialogue, à la
co-construction, à la force du collectif. Alors, il y a eu des moments
difficiles, mais le dialogue n'a jamais été rompu.
Enfin je veux dire aux Françaises et aux Français que chaque jour, en tant que
ministre puis Première ministre, j'ai mis toute mon énergie à les servir. J'ai
travaillé sans relâche, sans chercher les coups d'éclat. Et partir du réel vécu
par nos concitoyens, partir de leur quotidien et chercher à apporter des
résultats rapides et tangibles, c'est ma méthode d'action et je l'assume.
Alors, Monsieur le Premier ministre, cher Gabriel, j'ai parlé de reconnaissance
et je veux aussi parler de fierté. Je suis fière du travail accompli au cours
de ces presque 20 mois, pendant lesquels je me suis, en particulier dans
des conditions inédites à l'Assemblée, attelées à faire adopter nos budgets, la
réforme des retraites, la loi immigration et plus de 50 textes pour
répondre aux défis de notre pays et aux attentes de nos concitoyens. Nous avons
réussi à construire des majorités de projets dans l'esprit du dépassement porté
par le président de la République en 2017. Et puis, je suis fière aussi
que notre pays soit désormais doté d'une planification écologique concrète et
solide.
Tout au long de ces années, tout au long de ces mois, je n'ai jamais reculé
devant aucun obstacle, je n'ai jamais reculé devant aucune réforme. J'ai mené
les projets qui me semblaient justes et nécessaires pour notre pays et j'ai
tenu, sans trembler, le cap fixé par le président de la République. Enfin, bien
sûr, je ressens aujourd'hui beaucoup d'humilité. Je suis consciente de tout ce
qu'il reste à accomplir. Je connais les enjeux devant nous. Nous devons y
répondre et rassembler. Nous devons plus que jamais veiller à donner sa chance
et des perspectives à chacun, bâtir une France plus forte et plus juste, dans
une Europe plus souveraine.
Monsieur le Premier ministre, cher Gabriel, au moment où je te passe le relais,
je suis confiante. Nous nous connaissons bien, tous les deux, nous nous sommes
engagés dès la première heure derrière le président de la République. Tu as la
détermination et l'énergie pour mener une équipe et porter les projets
nécessaires pour notre pays. Tu as aussi cette volonté de tenir, de respecter
la parole donnée. En te sachant dans cette fonction, j'ai confiance et je
t'adresse tous mes vœux de succès. Tu peux compter sur moi pour t'y aider, il
en va de la réussite de notre pays et c'est finalement la seule chose qui
compte.
Et peut-être, je voudrais terminer sur un mot plus personnel. En prenant mes
fonctions, j'avais adressé un message à toutes les petites filles en leur
disant d'aller au bout de leurs rêves. Je pense que mon parcours démontre que
quelle que soit son histoire, tout est possible. Mais j'ai aussi pu mesurer,
assez souvent, qu'il reste du chemin pour l'égalité entre les femmes et les
hommes. Alors je le dis à toutes les femmes : "tenez bon !
L'avenir vous appartient". Et puis, plus largement, il reste du chemin pour
que chacun, quelle que soit son origine, quel que soit son milieu social,
quelle que soit son adresse, ait toutes ses chances, par son mérite et son
talent. Alors à toutes et tous, je veux le dire, à vos côtés, je continuerai le
combat. Je vous remercie.