Le sommet de l’OTAN puis celui du G7 ont confirmé ce que
l’on savait, Donald Trump n’est pas qualifié pour être le président de la
première puissance du monde et encore moins être le leader du monde libre.
Aux Etats-Unis, depuis son investiture, le gouvernement
fédéral est en plein chaos, parasité par des affaires qui pourraient, à terme,
éjecter le populiste démagogue de la Maison blanche, notamment celle de ses
liens de plus en plus avérés avec la Russie et l’aide de celle-ci pour qu’il
remporte l’élection face à Hillary Clinton.
De plus, aucune de ses promesses – sauf celles pour les
riches qu’il promettait de combattre lors de sa campagne électorale – n’est
mise en route ou celles qui le sont se révèlent catastrophiques.
Son ignorance des dossiers, son inculture et son narcissisme
pathologique se révèlent à chacune de ses interventions ou de ses décisions.
Oui, aucun démocrate ne doit banaliser ou même normaliser
Trump aux Etats-Unis ou en Europe.
Et il semble bien que les dirigeants européens le savent
bien même s’ils l’ont accueilli sur leur sol avec la politesse requise pour le
président d’une puissance (encore) amie comme cela a été le cas du nouveau
président français, Emmanuel Macron.
Mais si ce dernier, comme il l’a dit lors de sa campagne
électorale, veut travailler de manière efficace avec le chef d’une nation
alliée, il ne doit jamais oublier que son projet politique est aux antipodes et
totalement antinomique avec celui du milliardaire newyorkais dont l’obsession
est de diviser que ce soit le monde mais aussi les Occidentaux et les
Américains entre eux alors que Macron poursuit le but diamétralement opposé
ayant fait de la réconciliation un de ses concepts favoris.
Et alors, comme le montrent les derniers sondages, que la
partie des électeurs qui l’ont élu semblent enfin comprendre que Trump est une
calamité et que les Américains regrettent de ne pas avoir élu Hilary Clinton à
sa place, il ne faudrait pas qu’il puisse trouver une légitimité auprès des
Européens et, en particulier, des Français.
Heureusement son comportement et son incompétence semblent
un mur impossible à franchir même pour ceux qui souhaiteraient établir de
meilleures relations!
Ainsi, non seulement, lors du sommet de l’OTAN, Trump a
refusé de dire explicitement comme le contient pourtant le traité, qu’il
défendrait tout pays membre qui se ferait agressé, mais il a de nouveau
critiqué durement l’Allemagne au sommet du G7 tout en tentant de faire les yeux
doux à la France – il a même prétendu à Macron qu’il avait été son candidat favori
pour la victoire à la présidentielle! – afin de diviser l’Union européenne à
propos de laquelle, on s’en rappelle, il a prononcé des insultes, espérant que
le Brexit soit le commencement de la décomposition de celle-ci.
Même si la «realpolitik» doit évidemment être de mise dans
les relations entre Etats et qu’il ne faut jamais perdre de vue les intérêts de
celui que l’on dirige, espérons que les principes et les valeurs qui fondent et
font les démocraties républicaines, au premier rang desquelles on trouve les
Etats-Unis, ne seront pas passés par pertes et profits comme l’espère Donald
Trump et son plus fervent supporteur, Vladimir Poutine.
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